Le point de vue de… Chrysostome Ricaud

Hey les cactus !

Cette semaine c’est Chrysostome qui se livre à une « autoBIOgraphie » [dixit himself – on adooore le terme] et qui répond à nos questions !

[Crédit photo : Régis Pailler]

1. Bonjour, qui es-tu ?


Chrysostome Ricaud, trentenaire, bibliothécaire en Ile-de-France, féru de musique et partisan de la sobriété heureuse.

2. Le zéro-déchet, ça te parle ?


Oui, même si j’ai découvert ça sur le tard. On en parle de plus en plus et j’ai dû commencer à entendre parler des livres de Béa Johnson ou de la famille zéro déchets il y a un an environ. Inspiré par leur exemple j’ai changé des tonnes de mes (mauvaises) habitudes du quotidien. Je fais du compost avec tout ce qui est organique. Je garde tous les sacs papier pour peser les fruits et légumes et je réutilise les mêmes à chaque fois. J’achète le plus de produits possible en vrac. Quand j’achète des petits cabécous à la fromagerie du supermarché bio, à chaque fois il me les mettaient dans une boite en plastique. Du coup maintenant j’y vais avec ma propre boite en plastique dur que je réutilise à chaque fois. Quand je vais acheter mon pain j’ai mon sac à pain pour leur éviter de me le mettre dans un sac papier qui aura une durée de vie 5 minutes (le temps que je mets pour aller de la boulangerie à chez moi, où j’enveloppe le pain dans un torchon). Avec toutes ces actions je suis passé d’un sac poubelle par semaine à un par mois !

3. Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?


Bio imparable, naturel à fond ! L’attitude inverse nous précipite vers un monde peu enviable où se développent pollution, maladies, catastrophes naturelles, épuisement des ressources de la terre, extinctions animales et qui sait, peut-être l’extinction de l’espèce humaine ?

4. Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?


Je ne possède pas de voiture et ne me déplace qu’en vélo, à pieds ou en transports en commun. Je fais attention à mes consommations d’électricité, de chauffage. Je récupère l’eau de la douche qu’on laisse couler le temps qu’elle devienne chaude pour arroser les plantes. Je consomme 100% de produits bio (aliments, cosmétiques, produits d’entretien). Je n’utilise que de l’eau, du vinaigre d’alcool et du bicarbonate pour laver chez moi. De manière générale je ne consomme presque rien, avant d’acheter quelque chose je me demande toujours si j’en ai vraiment besoin. Lorsque j’ai des besoins j’essaie de les obtenir d’occasion (notamment à travers le SEL dont je suis membre).

5. Quand et comment ça t’es venu ?


De base je viens d’un milieu prédestiné puisque mon père a travaillé toute sa carrière dans les énergies renouvelables. Cependant à son époque on ne se préoccupait pas trop des déchets ou de la pollution que provoquent nos véhicules motorisés. Le directeur de la première bibliothèque où j’ai travaillé venait tous les jours à vélo et militait pour ce mode de transport. Son exemple m’a montré que c’était possible. C’est la même chose avec la famille zéro déchets que je citais précédemment. Je pense qu’on a besoin d’inspirations comme ça, de personnes qui nous démontrent par l’exemple que c’est tout à fait possible de vivre autrement. Pour le fait de consommer 100% de produits bio, j’ai rencontré des gens aux revenus très modestes qui arrivaient à le faire, ce qui m’a fait réaliser que c’était à la portée de tout le monde (à moins bien sûr d’être dans une précarité extrême) à condition de redéfinir ses priorités.

6. Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?


Principalement pour la planète. Mais ma personnalité colle parfaitement avec ce mode de vie donc je n’ai pas le sentiment de me sacrifier ou de me priver pour le bien de la planète. Et je pense qu’on se sent de toutes façons mieux lorsqu’on se sépare de toutes les choses matérielles futiles et qu’on se rapproche de la nature. Donc au final je réponds à mon bien-être aussi.

7. Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?


Ça redonne un peu d’espoir pour contrebalancer ma réponse extrêmement pessimiste à la troisième question.

8. Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?


Le végétalisme. Une fois qu’on a compris comment fonctionnait l’élevage industriel, la cohérence devrait me pousser à exclure également de mon alimentation les produits laitiers et les œufs. Ne plus toucher à un yaourt ou à une bouteille de lait ne me pose aucun problème, par contre j’adore le fromage et je n’arrive pas à m’en passer ! Même si j’en consomme peu, j’ai du mal à exclure aussi le beurre et les œufs, notamment du fait qu’ils sont utilisés dans plein de recettes et que j’adore cuisiner des gâteaux et des tartes !

9. La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?


Végétarien depuis un an et demi pour trois raisons : l’écologie, la maltraitance animale et la santé. En voyant le film documentaire Cowspiracy, j’ai découvert l’impact phénoménal de l’élevage animal (tout particulièrement bovin) sur l’environnement. On y apprend notamment que l’empreinte carbone d’un végétarien sera de toute façon plus faible que celle d’un carnivore, même si ce dernier réduisait toutes ses consommations (transports, eau, etc.) au minimum. Des amis végétariens ou les vidéos de L214 m’ont également fait prendre conscience de la barbarie organisée des abattoirs et de la souffrance qu’engendrait l’élevage industriel. Enfin, de plus en plus d’enquêtes démontrent les risques sanitaires et les méfaits sur la santé de la viande.

10. Merci d’avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire découvrir avant de partir ?


Depuis maintenant environ un an je fais ma propre lessive. La recette est toute simple : dissoudre 45 grammes de copeaux de savon de Marseille dans un litre d’eau chaude. Rajouter  quelques gouttes d’huile essentielle si on aime que le linge ait un parfum. J’achète des sacs de copeaux de savon de Marseille de 1 kilo au supermarché bio. Une fois qu’on a fait cet investissement on est tranquille pour 130 lavages ! Comme je fais à peine une lessive par semaine, je n’aurai probablement plus à me réapprovisionner avant 2019 !!!

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