1/Bonjour Rachelle, qui es-tu ?

Hello les cactus, je m’appelle Rachelle, j’ai 27 ans et comme vous, j’essaie d’améliorer mon quotidien pour la santé de la planète, même si je suis loin du 20/20 !

2/Le zéro-déchet, ça te parle ?

Oui carrément, ça a commencé dans ma salle de bain quand j’ai abandonné les gels douches pour les savons et shampooings solides. Même sort pour les serviettes hygiéniques et les disques de coton, je suis passée aux solutions lavables donc réutilisables. Plus de sacs plastiques à la caisse, plus de fruits sous blister et plus de paille dans mon cocktail non plus. Ensuite je suis une inconditionnelle de la brocante, mais ça c’est une passion d’enfance. Je récupère et recycle énormément, les vêtements, la vaisselle, les meubles… Donner une seconde vie aux objets c’est leur éviter la poubelle.

3/Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le naturel à fond depuis mes 20 ans, c’est un réflexe pour mon corps : se soigner à la tisane et aux huiles essentielles, se colorer les cheveux au henné, nettoyer sa maison au vinaigre… Le bio c’est moins automatique, j’achète déjà beaucoup en agriculture raisonnée. Il n’y a que certains aliments que j’achète tout le temps en bio, comme le lait par exemple.

4/Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Zéro huile de palme ! Que ce soit dans l’alimentation, dans les produits ménagers (je fais ma lessive maison) ou dans la cosmétique (c’est simple, je ne me maquille plus du tout !). Je traque toutes les étiquettes. Du coup, il faut se mettre un peu au latin : « sodium palmate », « kernel palmitate » ou « huile végétale » non précisée, je les raye de ma liste ! Ensuite deuxième gros combat, l’origine des produits. Bye Bye le saumon de Norvège, les amandes de Californie et les avocats du Chili qui consomment de l’eau comme personne ! J’essaie d’acheter des produits faits exclusivement en France. Je me fournis pour le quotidien auprès des producteurs locaux, et j’ai la chance d’en avoir pas mal à Cergy-Pontoise. C’est fou quand tu habites en ville, de voir qu’il y a autant de fermes autour de chez toi qui produisent des légumes, de la viande, des œufs, du miel, etc. Pareil pour l’habillement, quand tu te rends comptes qu’un jean « Made in France » (coton italien) ça coute moins cher qu’un Levis (surtout quand tu sais comment c’est fait), tu peux privilégier l’économie circulaire de ton pays et faire un geste pour la planète sans te ruiner !

5/Quand et comment ça t’es venu ?

Ça a débuté il y a six ans, quand j’ai réalisé que des forêts entières brûlaient pour de la palme. J’ai décidé de ne plus en manger. C’est devenu un combat de tous les jours, une vraie philosophie. Ça a été mon premier vrai engagement écologique. Un peu plus militant que d’éteindre la lumière en quittant une pièce ! Comme beaucoup, le déclic vient souvent après avoir lu ou vu des documentaires sur l’environnement (comme celui sur la déforestation perpétuée par Ikea dans les forêts roumaines en toute impunité ou celui sur le business de l’avocat pas si vert que ça !). L’aspect social et politique me révolte tout autant. Ça t’ouvre les yeux sur ta manière de consommer.

6/Tu le fais pour ton bien être ou pour la planète ?

Principalement pour le facteur humain. Pour revaloriser les hommes et le savoir-faire plutôt que les grandes enseignes et l’industriel. Ensuite pour l’environnement, car quand tu passes ton premier hiver à manger de saison, des poireaux, des navets et du chou vert alors que je déteste ça, tu penses bien fort à la planète ! Mais cette philosophie de vivre mieux en harmonie avec l’environnement a forcément un impact sur ton bien être. J’ai mis du temps à le comprendre, mais ne plus mettre de Kinder dans mon estomac est un véritable cadeau pour mon corps !

7/Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je trouve toutes ses initiatives essentielles. Mais on en est encore au début et du coup et on se retrouve parfois en contradiction. On mange du végétal pour se rapprocher de la nature mais on cultive sur des milliers d’hectares à l’autre bout du monde. On privilégie l’irrigation des terres au détriment de l’accès à l’eau aux populations. On exploite de la main d’œuvre pas chère parce qu’on ne veut plus payer le prix juste. On arrête de manger de la viande mais pas du Nutella. Hélas on se rend compte que la plupart de nos objets du quotidien possèdent une empreinte écologique (et sociale) déplorable. C’est ce mode de consommation et de production en masse (élevage, agriculture, etc…) auquel nous sommes habitués qui nous éloigne de la nature. Mais chacun peut, à son échelle, faire le premier pas et faire bouger les choses, même si on ne peut pas totalement se défaire de son train de vie moderne. C’est très important d’être sensibilisé sur son impact environnemental, de vouloir mieux consommer. C’est indispensable d’en avoir pris conscience.

8/Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est-ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

LE RIZ ! Étant créole, le riz j’en consomme une quantité de dingue ! J’achète des sacs de 10kg qui viennent directement du Cambodge et çà je sais, c’est mal ! Mais quand je vois les boites de riz de Camargue vendues par paquet de 500g, je me dis qu’il y a vraiment un grand écart à faire pour y parvenir. C’est dur de se défaire de certaines habitudes mais heureusement pour moi que le riz pousse en France, c’est ma prochaine résolution !

9/La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Houlà, je vais sûrement en fâcher plus d’un. Omnivore. Je mange de la viande, parce que j’adore ça, deux à trois fois par semaine. Mais pas n’importe laquelle : locale ou labellisée, et rarement de provenance industrielle. L’idéal est de faire un tour directement à la ferme à 15min de chez moi, de voir les animaux, de juger de leur environnement et de leurs conditions de vie. Le sujet de la souffrance animale est un point crucial sur notre manière de consommer mais refuser la mort est à mon sens, une autre manière de se déconnecter de la nature.

10/Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Merci Bulles de Cactus pour cet échange ! Voici LA meilleure recette de pommes de terre au monde !
Tu prends tes patates sans les éplucher, tu les coupes en deux dans la longueur, tu mets toutes tes épices préférées dessus. Dans le four comme ça, sans huile, pendant 30min a 210°. Ça te fait des patates soufflées, croustillantes à l’extérieur et méga fondantes à l’intérieur. Aussi bonnes qu’au barbecue mais sans l’aluminium !

 

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3 commentaires sur « Le point de vue de… Rachelle »

  1. Bonjour et merci les bulles et Rachelle pour cette interview très inspirante! Une petite question pour Rachelle : où te fournis-tu (oui, désolée, je tutoie) en jean français? Je suis super intéressée !

    Merci!

    Aimé par 1 personne

  2. Bonjour Mélissa, merci pour ton commentaire et ton tutoiement 😉
    J’ai un jean de l’atelier Tuffery, qui produit dans les Cévennes. Super maison, super équipe et super produit! Mais tu as d’autres marques comme 1083 (coton bio), ou French Appeal qui sont aussi fabriqués en France. N’hésite pas à faire un tour sur leur site internet ou leur page FB, ils sont tous très transparents sur l’origine et la conception de leurs jeans. Ensuite chaque marque a son style, ses coupes, ses toiles … A toi de juger!

    Aimé par 1 personne

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