Le point de vue de … Corentin 9 ans !

Bonjour les Cactus !

Aujourd’hui c’est Corentin 9 ans qui répond à nos questions.

 

1/ Bonjour Corentin, qui es-tu ?

Bonjour les cactus, je m’appelle Corentin et j’ai 9 ans.  Mes centres d’intérêts du  haut de mes 9 ans sont les jeux et la piscine.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Est-ce que ça ne serait pas quelque chose fait pour diminuer la pollution sur la planète ? Diminuer les déchets ?

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le Bio c’est important et le naturel aussi. Au lieu d’utiliser des produits industriels, c’est mieux d’utiliser des produits naturels. Par exemple le Colza pour le carburant au lieu du pétrole. De planter ses propres fruits et légumes aussi afin qu’ils ne soient pas traités.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

J’évite de jeter mes déchets par terre, et je fais attention au débit de l’eau quand je me brosse les dents ou bien quand je me lave les mains.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Naturellement, et la facture d’eau devient moins chère pour les parents.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Pour les 2, pour moi ça m’apporte une sécuritée et pour la planète ça peut aider à diminuer les inondations etc… le changement climatique lié à la pollution.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

J’accepte, je trouve que c’est une bonne démarche et que ça devrait se développer plus.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Je mettrai un filtre à mon robinet quand je serai plus grand et je consommerai plus de Bio.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Je mange de tout, je suis carnivore !

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Euhhhhh désolé je n’en ai pas.

 

 

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Le point de vue de Lisa

Vegan, la lapinoute de Lisa !

Bonjour les Cactus !

Aujourd’hui c’est Lisa qui répond à nos questions.

1/ Bonjour Lisa, qui es-tu ?

Lisa, 22 ans, à Grenoble pour les études, originaire du Sud de la France (vers Avignon).

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Le zéro déchet, ça me parle, j’ai commencé la démarche il y a peu, grâce au groupe Facebook « Gestion budgétaire, entraide et minimalisme ».

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le bio pour moi c’est important, j’essaie de m’y mettre progressivement, mais avec un micro budget c’est pas forcément évident de faire du tout bio du jour au lendemain. Le naturel, hyper important ! J’essaie de remplacer mes produits d’hygiène par des produits plus naturels (huile d’olive, huile de coco), progressivement je remplace mes produits.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Au quotidien, je fais attention à la chasse d’eau des WC, ne pas la tirer forcément à chaque fois ; je débranche les appareils électroniques dont je ne me sers pas ; je profite au maximum de la lumière naturelle jusqu’à ce que le soleil se couche ; je trie mes déchets.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

j’ai été habituée comme ça par ma mère, par soucis d’économie, donc je continue.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Pour mon bien-être j’essaie d’utiliser de plus en plus des produits naturels, d’écouter mon corps en respectant mes différents rythmes (sommeil, repas, travail). Pour la planète je ne consomme plus de produits d’origine animale, je me déplace à pied, en tramway, en covoiturage, je trie mes déchets et j’essaie de réduire ma consommation d’eau. J’ai éliminé l’essuie-tout pour des torchons et serviettes, j’ai également supprimé les cotons démaquillants jetables pour des lavables.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que la planète a besoin de ces mouvements pour pouvoir perdurer, pour moins la polluer et pour vivre mieux et plus sainement  😎

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Je souhaiterais passer aux cosmétiques vegans et cruelty free. Mais mon budget ne me le permet pas pour l’instant, j’attends d’avoir fini mes produits pour les changer progressivement.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Végétalienne. Pas encore vegan puisque j’ai toujours des vêtements / chaussures faits à partir de produits d’origine animale, et je ne peux pas m’en séparer pour l’instant car je n’ai pas les moyens de les remplacer.
Je suis VGL pour les animaux, contre la souffrance, la torture et le meurtre d’ êtres doués de sensibilité.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Démaquillant naturel : quelques gouttes d’huile d’olive, un peu d’eau sur un coton lavable, et on obtient un parfait démaquillant !

Ps: j’essaie de faire au maximum du fait maison pour la cuisine. Je n’achète jamais de surgelés ou de plats tout prêts. Et je commence à passer aux aliments en vrac !

 

 

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Le point de vue de Sève !

Bonjour les Cactus.

Aujourd’hui c’est Seve qui répond à nos questions

1/ Bonjour Sève, qui es-tu ?

Salut les petits Cactus, je m’appelle Séverine, je ne suis personne en particulier ! Je suis une sudiste de 37 ans, avec une vision de la vie assez atypique, pour le moment je suis en mode « maman imparfaite » mais l’appel du travail dans un milieu que j’aime et me motive se fait entendre.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Oui, le zéro déchet me parle vraiment, j’ai encore du mal à appliquer car j’ai un gros souci avec les changements de « façon de faire », de plus, je débute juste ma vie de « femme qui cuisine » (environ 4 ans à présent) donc j’ai pas mal de trucs de récup que je change au fur et à mesure selon mes moyens.  🙂
On va dire que je trie déjà mes déchets. Je rêve de magasins alimentaires où on pourrait « pré-trier » tous les cartons (style les cartons autour des yaourts) ça se fait jenesaisplusoù, pour rapporter vraiment l’essentiel à la maison, vu que bon, on a pas tous la chance d’avoir des épiceries « vrac » proche, ça serait déjà une bonne idée pour « centrer les déchets » dés le début quoi 😊
En exemple qui rend un peu fou mon amoureux => je garde quasi tout les bocaux en verre 😑 Limite même moi par moment je vis ça assez bizarrement, au moindre paquet de pâtes ou autres entamé HOP direct dans du verre.
Le tout est de ne pas oublier de noter ce qu’il y a dedans hein… et la c’pas gagné 😉

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Alors le bio OUI.
Mais le bio local ou au moins le raisonné en connaissant l’agriculteur pour être sur que c’est pas que du blabla.
Surtout pour mon fils (2 ans et demi), nous encore par moment selon les mois et le budget on s’adapte.
Mais vu que nous ne consommons ni viande ni poissons ni laitages, bah on peut tout de même se faire assez plaisir sur tout le reste et faire vivre les « gens du coin » qui galèrent à fournir de supers produits, on est assez gâtés dans notre région !
Sinon le naturel re oui !!
Dans tout, j’ai nettement recentré mon style de vie. L’exemple le plus fort c’est d’avoir, il y a 2 ans décidé de stopper toutes colorations et d’assumer ma crinière grise/blanche tout en gardant mon coté décalé et pas très sage.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Au quotidien ? Je me lave 2 fois par mois !!
Non, bon ok, je limite tout de même les douches au plus rapide, étant hydrophobe, j’ai un rituel pour ça, et je fais au plus vite (12 min lavage de tifs inclus !!) ?
je trie mes déchets, je privilégie les circuits courts et le local/saison.
Je n’utilise que des produits au max naturels, surtout pour l’entretien de la maison etc..

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Pour être honnête, j’ai totalement changé de façon de vivre en devenant végane.
Ou c’est en changeant que je le suis devenue va savoir…
Cela est-il que depuis 4 ans, ma vie a énormément bougée, mes priorités aussi et que je me rends compte que des gens proches me trouvent franchement plus supportable 🙂
Du coup j’me dis que ça doit être pas trop mal ce qu’il m’arrive!!

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Les 2.
Mon bien-être passe par le fait de savoir que je fais au mieux pour laisser un monde un peu moins pourri à mes enfants.
Après dans les faits, je vis mieux. Donc si j’arrive à m’faire plaisir ET à faire du bien en général que dire à part YOUPI.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que c’est bien.
Toute personne qui en arrive à se dire  » OH ! si j’arrête d’être un gros con d’humain égocentrique et que je pensais un peu sur le long terme, peut-être que ça me ferait pas si mal au cul et qu’en plus je ferais un truc bien! » je ne pense pas qu’on puisse en être malheureux 🙂
Perso, je suis terriblement feignasse, « partisane du moindre effort » mon surnom pendant des années. alors si j’arrive à éliminer des facilités offertes par notre sainte modernité pro-assistés du quotidien c’est que c’est largement jouable pour tous.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Vivre dans ces petits maisons autonomes tu vois ?
Avec juste les pièces utiles, des trucs solaires, toilettes sèches, récup des eaux sale etc..
un peu de terre pour faire pousser 4/5 trucs comme on le fait déjà ds notre maison de lotissement quoi.
La chose qui freine ? Bah… la trouver ! 😑
Je ne veux pas pour autant aller vivre en communauté dans le Larzac donc concilier « vie minimaliste » et « pas trop loin du monde quand même » c’est pas évident… Mais on va y arriver.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Végane.
Depuis 4 ans… Changement radical (en une petite aprem quoi 😊 ) pour toute la famille.
Juste ma fille est restée omni en extérieur, et d’elle-même elle m’a annoncé son végétarisme il y a moins d’un an maintenant, à 17 ans elle suit son chemin tranquille.
Pour moi, j’ai gardé d’avant une paire de chaussures et la montre que m’a offert mon père (décédé depuis) le reste j’ai tout donné, et je renouvelle petit à petit, ce qui tombe bien car je tente (durdur) de minimiser AUSSI ma garde robe…
Pour ne pas être dans le cliché de « la végane relou » j’ai même créé un profil facebook spécial ou je partage quasi que des choses touchant au végétarisme, je garde tout de même un certain « ton » humour noir et trashouille qui passe ou pas, mais je hais l’image « lisse et soporifique » du VG en général, (je suis RAVIE d’ailleurs que de plus en plus de blogueurs décalés et hyper drôles débarquent pour rebooster cette fichu image ancrée à mort chez les gens). Et du coup mes ami(e)s ont pu me « conserver » OU PAS dans leur petit monde virtuel.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis, allez, on t’accepte quand même dans la famille cactus ! Un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Pour le DIY arf, je suis pas très douée moi 😀
J’peux vous filer le lien de mon album de plats végans (ici !) adapté aux catastrophes culinaires de mon style 🙂
Et un petit article que j’ai pondu pour le mag d’une amie (ici !), une histoire de cookies tout ça tout ça !!

 

 

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Le point de vue de Mister A

Bonjour les Cactus.

Aujourd’hui c’est Mister A qui répond à nos questions.

Mister A n’est pas un cactus, il fait des gestes un peu écolos mais ce n’est pas son leitmotiv. Nous, on aime avoir le point de vue de tout  monde, parce que c’est plus intéressant et ça permet de se comprendre les uns les autres. Mister A a répondu avec sincérité à nos questions du coup il a un peu peur de se faire lyncher dans un recoin sombre du web, il a donc voulu rester anonyme. Bienvenue à toi Mister A !

1/ Bonjour Mister A, qui es-tu ?

Bonjour ! Je suis euh… Un jeune homme de plus de 20 ans mais de moins de 25.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Yeaph ! Ça consiste à ne rien jeter. En tout cas à prévoir pour ne rien avoir comme déchets et réutiliser même les restes, pelures, épluchures, etc.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Pour moi c’est du Blabla. Mais j’aimerais vraiment que l’on dépasse cette logique de labels et d’étiquettes « bio » pour avoir de vrais bons produits.
Le naturel c’est l’avenir. Et dans l’idée je rêverais d’avoir mon petit potager avec des bons produits pas forcément très beaux mais super bons à échanger avec la voisine. J’ai déjà recherché sur le net des potagers à partager ou des coins de jardins offerts. J’ai plus le nom du mouvement mais ça me parle grave !

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Heu… rien de vraiment « spécial », je suis un peu beaucoup en mode larve consciente du poids de ses actes. Les petits gestes de monsieur ToutleMonde quoi 🙂. J’ai déjà essayé de me faire justicier des canettes et détritus perdus et/ou esseulés mais c’est pas du tout suivi. Sinon je suis aussi un relou « nostalgique » des bouteilles consignées*.

* un jour je me suis arrêté devant un Franprix tellement j’étais content de voir leur nouvelles stations pour les jus de fruits (tu peux venir avec ta propre bouteille !!!)

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Quand et comment ça m’est venu ? Bonne question. J’essaie d’être une personne droite. Et c’est un peu lié à ma personnalité.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Je le* fais pour être serein et raccord avec moi-même. J’ai pas la prétention de faire la différence ou d’influencer qui que ce soit.

*le peu que je fais

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

C’est pas trop mon truc… Y’a trop de pensées uniformes… J’aime pas trop les mouvements qui cherchent à s’institutionnaliser. J’aime bien les Incroyables Comestibles parce que c’est destroy et j’aime bien certain restos de bobo parce qu’il y a de jolies filles qui y traînent !

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Une bonne résolution ? Je prends pas de résolutions… Mais on va dire n’acheter que ce que je ne suis pas en mesure de produire moi même. Le plus difficile c’est d’acquérir les compétences puis de se lancer vraiment. Je sais pas coudre alors je vais continuer à acheter des caleçons pendant un moment 🙂

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Omni sans porc. Mais la version Poulet ++. Conviction et puis j’aime manger et découvrir des saveurs. Je pense que je perdrai tellement à m’interdire certains plats. Le porc c’est une exception religieuse 🙂

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis, allez, on t’accepte quand même dans la famille cactus ! Un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Ma recette de gratin de pain de mie ! Grosso-modo c’est un croque-monsieur géant avec du pain de mie un peu durci 😛

 

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Le point de vue de… Jennie

 

Jennie photo (1 sur 1)
crédit photo : Nicolas Demarre – Nidimages 
www.nidimages.com

Bonjour les Cactus !


Aujourd’hui c’est Jennie qui répond à nos questions


1/ Bonjour Jennie, qui es-tu ?

Mon nom est Jennie Burke, j’ai 30 ans et actuellement je vis en région parisienne et en région bordelaise.
Je suis styliste-multicasquettes pour FANTOME, marque créée en famille par mes parents, mon frère et moi. Je suis aussi batteuse-chanteuse-multicasquettes dans le groupe de rock Klink Clock, duo dans lequel je joue avec mon double.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Pas qu’un peu !
FANTOME est une marque de maroquinerie alternative dont la matière première est la chambre à air de vélo recyclée, ou plus précisément : surcyclée.
Nous récupérons la chambre à air de vélo auprès des réparateurs de vélos du Sud-Ouest, notre atelier étant un peu au Sud de Bordeaux.
Nous sommes fiers de produire localement. Le recyclage de ce matériau nous permet de réduire considérablement notre part d’émission carbone puisqu’il n’y a presque pas de matière première à produire.
Pour ce qui est du Zéro déchet, nous n’y sommes pas encore totalement. Même si nous n’utilisons absolument aucune colle, nous utilisons du fil, de la sangle, des rivets… Eux ne sont pas recyclés mais neufs. Nous travaillons cependant avec des entreprises les plus proches de notre atelier.
Pour ce qui est de la musique et du zéro déchet, c’est peut être moins évident, mais nous essayons de nous déplacer tout le temps avec nos propres verres, assiettes et couverts au cas où il serait proposé de la vaisselle jetable lors des repas dans les lieux qui nous accueillent. Nous prenons très souvent des co-voitureurs pour utiliser les places parfois vide dans notre van et essayons de faire la pause café dans un café et non autour d’un automate.
Et dans la vie de tous les jours… C’est un défi que j’essaie de relever au mieux du possible !
– acheter si possible frais, en vrac ou dans des bocaux en verre
– consommer moins de vêtement mais de  meilleure qualité
– donner ou revendre ce dont on ne se sert plus
– douches de 5 minutes
– recharger son smartphone la journée en deux heures plutôt que de le laisser charger toute la nuit
Etc.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ? 

Carrément pas du blabla. Je regrette tellement qu’il y ai un choix à faire. Tout devrait être bio, simplement.
Pourquoi reculer devant le naturel ?
Nous sommes sûrement la seule espèce vivante sur Terre qui détruit son environnement de manière « durable » et on se pose encore la question si le bio ne serait pas mieux ?

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

J’essaie de faire toutes mes courses à vélo avec ma petite remorque et j’essaie de me déplacer le plus possible en transports en commun. (J’adore le train, alors ce n’est pas difficile 😉 )
Régime alimentaire : végétarien.
Privilégier les douches aux bains. (Pas difficile, je n’aime pas prendre de bains :D)
Exit la télé, micro ondes, le sèche linge.
Je fais au maximum mes propres cosmétiques.
Je composte.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

J’ai toujours trouvé les animaux cro-cro-cro-mignons. C’est peut être bête, mais je crois que c’est en les observant que je j’ai appris à respecter le vivant dans toute sa diversité.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ? 

Hahaha, The Question !
Crois-moi ou non, mais je l’ai à nouveau fait car les animaux sont cro-cro-cro-mignons… Je me suis mise à les respecter et donc à respecter le vivant.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Plus on est de fous plus on rit !
Plus on est à communiquer autour de ces mouvements, plus il y aura d’acteurs de ce mouvement. Hâte de voir où nous en serons dans dix ans. On s’est même rendu compte que l’écologie était plus présente dans les débats entre candidats à la présidentielle.
Youpi.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Trouver une solution pour la litière de mes matous… Ils sont habitués depuis longtemps à ce « confort »… qui génère beaucoup de déchets. Il faut que je me penche activement sur la question mais sans les perturber…
Trouver une solution pour mes toilettes aussi… C’est une aberration de faire ses besoins dans de l’eau potable, non ? Soit trouver un système de recup d’eau, soit un système de toilettes sèches… Affaire à suivre !

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ? 

Cette question ne fâche pas du tout… Il suffit de venir au salon Veggie World pour faire l’expérience de la tolérance. On essaie tous de faire des efforts pour un monde meilleur, on ne va pas se bagarrer !
Je suis végétarienne (pas de viande pas de poisson) depuis plus de 10 ans. Je n’ai jamais été complètement vegane.
Je n’achète plus de vêtements et accessoires en cuir, soie ou laine depuis presque aussi longtemps (sauf mon blouson de moto).
Je suis en train de revenir sur cette position car les alternatives au « textile d’origine animale » sont souvent synthétiques et donc pas respectueuses de l’environnement…
Je cherche des fabricants les plus éthiques possible… Bienvenue dans le calvaire de « qui dit vrai »… Si vous connaissez des marques à l’info vérifiée, je suis preneuse !

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ? 

Je partage une idée top qu’à partagé Romy Seube sur son blog :
– nourrir le cuir de vos chaussures à l’aide d’une peau de banane !
Même si je n’en ai pas l’utilité, j’ai trouvé ça trop cool.
Merci de m’avoir accordé cette interview et merci à vous les petits cactus !
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Le point de vue de… Rachelle

Bonjour les Cactus.

Aujourd’hui c’est Rachelle qui répond à nos questions.

1/Bonjour Rachelle, qui es-tu ?

Hello les cactus, je m’appelle Rachelle, j’ai 27 ans et comme vous, j’essaie d’améliorer mon quotidien pour la santé de la planète, même si je suis loin du 20/20 !

2/Le zéro-déchet, ça te parle ?

Oui carrément, ça a commencé dans ma salle de bain quand j’ai abandonné les gels douches pour les savons et shampooings solides. Même sort pour les serviettes hygiéniques et les disques de coton, je suis passée aux solutions lavables donc réutilisables. Plus de sacs plastiques à la caisse, plus de fruits sous blister et plus de paille dans mon cocktail non plus. Ensuite je suis une inconditionnelle de la brocante, mais ça c’est une passion d’enfance. Je récupère et recycle énormément, les vêtements, la vaisselle, les meubles… Donner une seconde vie aux objets c’est leur éviter la poubelle.

3/Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le naturel à fond depuis mes 20 ans, c’est un réflexe pour mon corps : se soigner à la tisane et aux huiles essentielles, se colorer les cheveux au henné, nettoyer sa maison au vinaigre… Le bio c’est moins automatique, j’achète déjà beaucoup en agriculture raisonnée. Il n’y a que certains aliments que j’achète tout le temps en bio, comme le lait par exemple.

4/Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Zéro huile de palme ! Que ce soit dans l’alimentation, dans les produits ménagers (je fais ma lessive maison) ou dans la cosmétique (c’est simple, je ne me maquille plus du tout !). Je traque toutes les étiquettes. Du coup, il faut se mettre un peu au latin : « sodium palmate », « kernel palmitate » ou « huile végétale » non précisée, je les raye de ma liste ! Ensuite deuxième gros combat, l’origine des produits. Bye Bye le saumon de Norvège, les amandes de Californie et les avocats du Chili qui consomment de l’eau comme personne ! J’essaie d’acheter des produits faits exclusivement en France. Je me fournis pour le quotidien auprès des producteurs locaux, et j’ai la chance d’en avoir pas mal à Cergy-Pontoise. C’est fou quand tu habites en ville, de voir qu’il y a autant de fermes autour de chez toi qui produisent des légumes, de la viande, des œufs, du miel, etc. Pareil pour l’habillement, quand tu te rends comptes qu’un jean « Made in France » (coton italien) ça coute moins cher qu’un Levis (surtout quand tu sais comment c’est fait), tu peux privilégier l’économie circulaire de ton pays et faire un geste pour la planète sans te ruiner !

5/Quand et comment ça t’es venu ?

Ça a débuté il y a six ans, quand j’ai réalisé que des forêts entières brûlaient pour de la palme. J’ai décidé de ne plus en manger. C’est devenu un combat de tous les jours, une vraie philosophie. Ça a été mon premier vrai engagement écologique. Un peu plus militant que d’éteindre la lumière en quittant une pièce ! Comme beaucoup, le déclic vient souvent après avoir lu ou vu des documentaires sur l’environnement (comme celui sur la déforestation perpétuée par Ikea dans les forêts roumaines en toute impunité ou celui sur le business de l’avocat pas si vert que ça !). L’aspect social et politique me révolte tout autant. Ça t’ouvre les yeux sur ta manière de consommer.

6/Tu le fais pour ton bien être ou pour la planète ?

Principalement pour le facteur humain. Pour revaloriser les hommes et le savoir-faire plutôt que les grandes enseignes et l’industriel. Ensuite pour l’environnement, car quand tu passes ton premier hiver à manger de saison, des poireaux, des navets et du chou vert alors que je déteste ça, tu penses bien fort à la planète ! Mais cette philosophie de vivre mieux en harmonie avec l’environnement a forcément un impact sur ton bien être. J’ai mis du temps à le comprendre, mais ne plus mettre de Kinder dans mon estomac est un véritable cadeau pour mon corps !

7/Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je trouve toutes ses initiatives essentielles. Mais on en est encore au début et du coup et on se retrouve parfois en contradiction. On mange du végétal pour se rapprocher de la nature mais on cultive sur des milliers d’hectares à l’autre bout du monde. On privilégie l’irrigation des terres au détriment de l’accès à l’eau aux populations. On exploite de la main d’œuvre pas chère parce qu’on ne veut plus payer le prix juste. On arrête de manger de la viande mais pas du Nutella. Hélas on se rend compte que la plupart de nos objets du quotidien possèdent une empreinte écologique (et sociale) déplorable. C’est ce mode de consommation et de production en masse (élevage, agriculture, etc…) auquel nous sommes habitués qui nous éloigne de la nature. Mais chacun peut, à son échelle, faire le premier pas et faire bouger les choses, même si on ne peut pas totalement se défaire de son train de vie moderne. C’est très important d’être sensibilisé sur son impact environnemental, de vouloir mieux consommer. C’est indispensable d’en avoir pris conscience.

8/Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est-ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

LE RIZ ! Étant créole, le riz j’en consomme une quantité de dingue ! J’achète des sacs de 10kg qui viennent directement du Cambodge et çà je sais, c’est mal ! Mais quand je vois les boites de riz de Camargue vendues par paquet de 500g, je me dis qu’il y a vraiment un grand écart à faire pour y parvenir. C’est dur de se défaire de certaines habitudes mais heureusement pour moi que le riz pousse en France, c’est ma prochaine résolution !

9/La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Houlà, je vais sûrement en fâcher plus d’un. Omnivore. Je mange de la viande, parce que j’adore ça, deux à trois fois par semaine. Mais pas n’importe laquelle : locale ou labellisée, et rarement de provenance industrielle. L’idéal est de faire un tour directement à la ferme à 15min de chez moi, de voir les animaux, de juger de leur environnement et de leurs conditions de vie. Le sujet de la souffrance animale est un point crucial sur notre manière de consommer mais refuser la mort est à mon sens, une autre manière de se déconnecter de la nature.

10/Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Merci Bulles de Cactus pour cet échange ! Voici LA meilleure recette de pommes de terre au monde !
Tu prends tes patates sans les éplucher, tu les coupes en deux dans la longueur, tu mets toutes tes épices préférées dessus. Dans le four comme ça, sans huile, pendant 30min a 210°. Ça te fait des patates soufflées, croustillantes à l’extérieur et méga fondantes à l’intérieur. Aussi bonnes qu’au barbecue mais sans l’aluminium !

 

 

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Le point de vue de Roseline

 Bonjour les Cactus !

Aujourd’hui Roseline nous expose son point de vue sur le Bio, le zéro déchet, etc…
Encore une BIOgraphie dont on peut s’inspirer !

1/ Bonjour Roseline, qui es-tu ?

Bonjour les Cactus!

Je m’appelle Roseline, mais on m’appelle Rose. Comme les cactus, je peux piquer, mais dans l’ensemble je suis plutôt mignonne ! J’ai 34 ans, quelques ridules font leur apparition mais toujours pas de cheveux blancs… Ça doit être grâce au bonheur et à l’amour bien sûr !

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ? Est-ce qu’à Tours tu as des magasins en vrac ?

Le zéro déchet, oui, ça me parle, on m’a offert le bouquin du même nom, y’a un an… trop extrémiste pour moi d’ailleurs. Je pense vraiment qu’en plus d’être une prise de conscience de réduction des déchets, on doit y aller progressivement en fonction de ce qui nous parle. Je suis encore très loin du zéro déchet, mais je me réjouis d’avoir déjà divisé par 2 ma quantité de déchets en 1 an.

Oui sur Tours, un magasin de vrac s’est ouvert cette année ! J’aime beaucoup l’idée et ça m’a permis de dépoussiérer ma machine à coudre pour faire des sacs à vrac. Malgré cela, je ne m’y rend pas chaque semaine car les horaires et la localisation ne sont pas des plus pratiques pour moi.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Pour moi, le bio est avant tout relatif à la santé et non à un courant. Donc à fond mais dans une juste mesure. Par exemple, le bio de supermarché qui vient du bout du monde… très peu pour moi !

Les compotes bios chez McDo après les nuggets pour les enfants, on en parle ? Une hérésie !

C’est imparable oui, car même les cancérologues encouragent les patients à passer au bio ! Sans parler de maladie, souvent, manger bio est corrélé à une alimentation équilibrée (sinon, ça n’a pas de sens en fait), et donc ça permet d’être réellement bien plus en santé ! Mais tout ça, c’est une vraie réflexion à avoir sur ses habitudes.

4/ Toi qui habite à la campagne, que fais-tu pour l’environnement au quotidien pour préserver cette nature autour de toi ?

Déjà, point très important pour moi qui adoooooore cuisiner et manger, j’achète mes légumes de saison chez le maraîcher bio de mon marché (moins cher que l’importation non-bio !). La crèmerie et la viande, que l’on ne consomme que très ponctuellement, je ne la trouve pas bio avec label, mais c’est de la production bio et/ou raisonnée venant de moins de 20km de chez moi. Ensuite, mon mini jardin me permet de cultiver quelques trucs, de composter et d’avoir de jolies fleurs pour égayer la vie. J’ai comme projet de mettre en place d’ici 5 ans un jardin partagé dans mon lieu-dit, il y a plusieurs terrains abandonnés, ça serait dommage de ne pas en profiter.

Côté salle de bain, je fabrique mon shampoing solide, mon déo, mon dentifrice, ma crème corps/visage ainsi que mon démaquillant (qui me sert aussi de masque pour les cheveux^^). Je tiens à préciser qu’ayant une lueur de minimalisme, j’évite de faire mes cosmétos avec mille produits du bout du monde dans la compo… En gros, hormis la cire émulsifiante de ma crème, tous les composants sont des produits locaux (ex : huiles et cire d’abeille de mon apiculteur), ou des produits que je trouve en biocoop de qualités vérifiées. Je ne suis pas trop dans le moove de ces site dits « bios » qui te font acheter 14 produits pour une crème, le tout avec 28 emballages dont la majorité en plastique, non réutilisables 😉

Côté maison, dans le respect de l’environnement, je fais mes produits d’entretien aussi. Reste la lessive, pour laquelle je n’ai pas encore fait d’essai !

Et quand l’enfant était mini-pousse, il a eu des couches lavables. On a d’ailleurs été immédiatement convaincus par leur utilisation. Ce qui nous a permis de réussir à persuader bons nombres d’amis quand les enfants ont commencé à arriver autour de nous.

Et enfin…La cup quoi ! Ecolo, econo, durable, zéro déchets… et ses mille avantages !

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Toute cette réflexion a débuté il y a 6 ans, pendant ma grossesse. J’ai toujours été sensible à l’environnement et une petite graine germait déjà depuis plusieurs années. Et puis j’étais déjà dans une éviction de l’huile de palme à visée de santé mais aussi d’environnement. Et quitte à avoir un bébé, autant le faire grandir dans les meilleurs conditions possibles, en lui faisant connaitre les vrais goûts de vrais produits de qualités ; et en évitant de le tartiner des crèmes bourrées de perturbateurs endocriniens sur ses ptites fesses toutes neuves.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Les deux !

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que peu importe comment les gens s’y prennent, que ça soit une mode ou une conviction, le faire sera bon pour tous à long terme. Chacun devrait prendre conscience qu’en apportant tous sa pierre à l’édifice, notre terre respirera chaque jour un peu mieux !

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Le maquillage !!!! J’ai essayé le maquillage bio… plusieurs marques… je n’ai pas été convaincue ! Le mode « panda » avec le liner et mascara qui coule en 1 h, c’est pas possible ! Je me dis qu’un jour j’essaierai de trouver une bonne formulation home-made. Mais comme tout, les changements doivent se faire petit à petit pour garder la motivation! Alors on verra ça après d’autres choses que je veux faire.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Sans hésitation OMNI ! Même si je consomme de la viande que très ponctuellement.

Déjà, parce que parfois, mon corps en réclame. Et comme je suis du genre à être à l’écoute de mes besoins, j’en mange. Après, j’aime ça, un peu, donc je ne vois pas pourquoi je m’en priverais. Si c’est pour être une végé frustrée, ça ne serait pas épanouissant pour moi. Je pense qu’il faut trouver la juste mesure entre ses envies, ses convictions et ses besoins.

A côté de ça, on ne boit pas de lait, pour des questions de santé… C’est une aberration selon moi. Mon fils n’en boit pas non plus d’ailleurs. Après le lait maternel, le lait de vache ne l’a pas branché longtemps, l’intuition que ce n’était pas bon pour lui probablement. Par contre, le fromage, on n’arrête pas. On a une consommation très modérée, mais comme on aime vraiment ça, impossible d’arrêter.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Oui carrément : Mon démaquillant.

85g d’eau minérale, 5g d’huile d’olive, 5g d’huile de ricin

Tu mélange tout et tu peux l’utiliser en bi-phasé, donc remuer la bouteille à chaque utilisation.

On peut aussi rajouter 5g de cire (émulsifiante ou abeille), mettre le tout au bain marie jusqu’à ce que la cire soit fondue, et mélanger régulièrement au fouet jusqu’à ce que ça refroidisse.

Pour finir, je tiens à préciser que c’est un mode de vie et non une passion. Je le précise car les gens ont tendance à croire que quand on mange bio, on cuisine, on fabrique plein de truc… Alors on passe sa vie à faire ça ! Pas du tout, j’ai une vie très riche et bien remplie à côté de tout ça. Je travaille à plein temps, je prends le temps pour ma famille, et je vis aussi comme tout le monde (sorties, resto, activités…). On peut être hippie-bio-écolo et « avoir une vie ».

Voili voilou ^_^


 

Le point de vue de… Chrysostome Ricaud

Hey les cactus !

Cette semaine c’est Chrysostome qui se livre à une « autoBIOgraphie » [dixit himself – on adooore le terme] et qui répond à nos questions !

[Crédit photo : Régis Pailler]

1. Bonjour, qui es-tu ?


Chrysostome Ricaud, trentenaire, bibliothécaire en Ile-de-France, féru de musique et partisan de la sobriété heureuse.

2. Le zéro-déchet, ça te parle ?


Oui, même si j’ai découvert ça sur le tard. On en parle de plus en plus et j’ai dû commencer à entendre parler des livres de Béa Johnson ou de la famille zéro déchets il y a un an environ. Inspiré par leur exemple j’ai changé des tonnes de mes (mauvaises) habitudes du quotidien. Je fais du compost avec tout ce qui est organique. Je garde tous les sacs papier pour peser les fruits et légumes et je réutilise les mêmes à chaque fois. J’achète le plus de produits possible en vrac. Quand j’achète des petits cabécous à la fromagerie du supermarché bio, à chaque fois il me les mettaient dans une boite en plastique. Du coup maintenant j’y vais avec ma propre boite en plastique dur que je réutilise à chaque fois. Quand je vais acheter mon pain j’ai mon sac à pain pour leur éviter de me le mettre dans un sac papier qui aura une durée de vie 5 minutes (le temps que je mets pour aller de la boulangerie à chez moi, où j’enveloppe le pain dans un torchon). Avec toutes ces actions je suis passé d’un sac poubelle par semaine à un par mois !

3. Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?


Bio imparable, naturel à fond ! L’attitude inverse nous précipite vers un monde peu enviable où se développent pollution, maladies, catastrophes naturelles, épuisement des ressources de la terre, extinctions animales et qui sait, peut-être l’extinction de l’espèce humaine ?

4. Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?


Je ne possède pas de voiture et ne me déplace qu’en vélo, à pieds ou en transports en commun. Je fais attention à mes consommations d’électricité, de chauffage. Je récupère l’eau de la douche qu’on laisse couler le temps qu’elle devienne chaude pour arroser les plantes. Je consomme 100% de produits bio (aliments, cosmétiques, produits d’entretien). Je n’utilise que de l’eau, du vinaigre d’alcool et du bicarbonate pour laver chez moi. De manière générale je ne consomme presque rien, avant d’acheter quelque chose je me demande toujours si j’en ai vraiment besoin. Lorsque j’ai des besoins j’essaie de les obtenir d’occasion (notamment à travers le SEL dont je suis membre).

5. Quand et comment ça t’es venu ?


De base je viens d’un milieu prédestiné puisque mon père a travaillé toute sa carrière dans les énergies renouvelables. Cependant à son époque on ne se préoccupait pas trop des déchets ou de la pollution que provoquent nos véhicules motorisés. Le directeur de la première bibliothèque où j’ai travaillé venait tous les jours à vélo et militait pour ce mode de transport. Son exemple m’a montré que c’était possible. C’est la même chose avec la famille zéro déchets que je citais précédemment. Je pense qu’on a besoin d’inspirations comme ça, de personnes qui nous démontrent par l’exemple que c’est tout à fait possible de vivre autrement. Pour le fait de consommer 100% de produits bio, j’ai rencontré des gens aux revenus très modestes qui arrivaient à le faire, ce qui m’a fait réaliser que c’était à la portée de tout le monde (à moins bien sûr d’être dans une précarité extrême) à condition de redéfinir ses priorités.

6. Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?


Principalement pour la planète. Mais ma personnalité colle parfaitement avec ce mode de vie donc je n’ai pas le sentiment de me sacrifier ou de me priver pour le bien de la planète. Et je pense qu’on se sent de toutes façons mieux lorsqu’on se sépare de toutes les choses matérielles futiles et qu’on se rapproche de la nature. Donc au final je réponds à mon bien-être aussi.

7. Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?


Ça redonne un peu d’espoir pour contrebalancer ma réponse extrêmement pessimiste à la troisième question.

8. Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?


Le végétalisme. Une fois qu’on a compris comment fonctionnait l’élevage industriel, la cohérence devrait me pousser à exclure également de mon alimentation les produits laitiers et les œufs. Ne plus toucher à un yaourt ou à une bouteille de lait ne me pose aucun problème, par contre j’adore le fromage et je n’arrive pas à m’en passer ! Même si j’en consomme peu, j’ai du mal à exclure aussi le beurre et les œufs, notamment du fait qu’ils sont utilisés dans plein de recettes et que j’adore cuisiner des gâteaux et des tartes !

9. La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?


Végétarien depuis un an et demi pour trois raisons : l’écologie, la maltraitance animale et la santé. En voyant le film documentaire Cowspiracy, j’ai découvert l’impact phénoménal de l’élevage animal (tout particulièrement bovin) sur l’environnement. On y apprend notamment que l’empreinte carbone d’un végétarien sera de toute façon plus faible que celle d’un carnivore, même si ce dernier réduisait toutes ses consommations (transports, eau, etc.) au minimum. Des amis végétariens ou les vidéos de L214 m’ont également fait prendre conscience de la barbarie organisée des abattoirs et de la souffrance qu’engendrait l’élevage industriel. Enfin, de plus en plus d’enquêtes démontrent les risques sanitaires et les méfaits sur la santé de la viande.

10. Merci d’avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire découvrir avant de partir ?


Depuis maintenant environ un an je fais ma propre lessive. La recette est toute simple : dissoudre 45 grammes de copeaux de savon de Marseille dans un litre d’eau chaude. Rajouter  quelques gouttes d’huile essentielle si on aime que le linge ait un parfum. J’achète des sacs de copeaux de savon de Marseille de 1 kilo au supermarché bio. Une fois qu’on a fait cet investissement on est tranquille pour 130 lavages ! Comme je fais à peine une lessive par semaine, je n’aurai probablement plus à me réapprovisionner avant 2019 !!!

Le point de vue de… Alexis Hassler

Hello les cactus !

Encore une nouvelle catégorie d’articles que nous inaugurons cette semaine, c’est « Le point de vue de… » : 10 questions posées à quelqu’un pour avoir son avis sur les sujets récurrents de Bulles de Cactus.

Cette semaine on démarre avec Alexis Hassler qui avait déjà été invité sur le blog, souvenez-vous…

1/ Bonjour Alexis, qui es-tu ?

Alexis Hassler, professeur de lettres modernes et de fle/fls (français langue étrangère/seconde). J’enseigne actuellement en Guyane tout en m’occupant du dossier du décrochage scolaire. A côté de cela, j’écris des projets de littérature jeunesse (albums), bandes dessinées et je dessine quelques notes pour parler de mon métier.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Oui, une prise de conscience qui remonte maintenant à un ou deux ans. J’essaie d’accélérer désormais la cadence en cherchant à réduire au maximum ma production de déchets : plus de cotons jetables, limiter les éponges, etc.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le bio veut simplement dire manger sainement. Rien de plus naturel que de chercher une production sans pesticide ou conservateur. C’est essentiel pour moi car c’est une philosophie de vie, se réorganiser pour vivre sainement. Idem pour le naturel, après il faut s’entendre sur ce que l’on met derrière ce terme. Je crois par exemple aux produits d’entretien du corps naturels (huiles essentielles, etc.) plutôt que l’achat de produits chimiques issus des grands groupes de cosmétique.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Limitation au maximum des déchets par le recyclage maison, l’utilisation de solutions internes pour éviter le jetable (cotons jetables, etc.) et des actions simples mais bourrées de bon sens concernant mon impact sur les environnements que je visite.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

C’est un cheminement ancien qui remonte à un début de prise de conscience sur le bien manger. J’ai commencé par m’intéresser au bio en achetant mon panier de légumes chez un maraîcher (local + bio). Petit à petit, je suis devenu flexitarien et désormais je tends à être végétarien (à la maison, sans problème ; dehors, plus difficile mais on y arrive). Désormais, le zéro déchet m’interpelle. Je pense que c’est une suite logique. Apprendre à vivre sainement donc à vivre en limitant son impact sur la nature quelque soit la thématique abordée (nourriture, déchets, etc.).

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

L’un et l’autre. Je le fais pour moi car c’est une prise de conscience personnelle mais qui n’a rien d’égoïste. Je pense qu’il faut être conscient de son impact sur la planète car c’est une question d’écologie mais d’altruisme aussi. Je hais la posture du court terme, du jetable et de la consommation unique. Malheureusement, ce vers quoi nous pousse notre modèle avec l’obsolescence programmée.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je trouve que les initiatives de ce type sont salutaires. Je suis content de voir que des gens se questionnent. Je me suis questionné et je continue. C’est sain de voir qu’on prend le temps de réfléchir à notre mode de vie, à la philosophie de vie qui transpire du modèle que l’on nous propose : consommation basée sur des grands groupes industriels. Actuellement, le minimalisme me parle. Forcé à ne pas tout avoir en Guyane, j’apprends aussi à revivre plus simplement, à faire avec ce que j’ai plutôt qu’aller chercher telle ou telle chose. J’achetais avant beaucoup de choses pour la cuisine, j’apprends désormais à faire avec peu et c’est totalement faisable. Il faut se libérer du superflu pour apprendre à maîtriser les outils fondamentaux.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Le végétarisme est un chemin difficile mais que j’aimerais prendre pour de bon. Pas simple de dire « jamais », je ne sais pas si j’en serais capable mais je veux poursuivre ma réduction de mon régime carné. Je ne mange aucune viande ou poisson chez moi, il faut que je poursuivre mon effort à l’extérieur.

J’aimerais aussi, mais manque de temps, me mettre au bricolage pour créer des tours de compost pour réduire encore mes déchets par exemple voire réutiliser cela pour une petite production de potager. Malheureusement, difficile de faire pousser quelque chose en Guyane sans pesticide. On verra plus tard, ailleurs.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Végétarien comme je le disais. Je respecte le véganisme mais c’est un peu au-dessus de mes forces et je pense que le végétarisme est déjà un bon modèle. Si plus de gens le pratiquaient, l’impact écologique serait net. Seulement, ne demandons pas la Lune. Si la majorité de la population a déjà conscience qu’il faut réduire notre consommation de viande, et le fait, ce sera une grande victoire. Plusieurs raisons motivent mon cheminement vers le végétarisme. La culture porcine et bovine, c’est un pourrissement des sols, une augmentation des maladies liées à l’absorption des médicaments inoculés aux bêtes élevés en batterie ou encore la souffrance animale avec des conditions d’abattage sans nom.

10/ Merci d’avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire découvrir avant de partir ?

Ce n’est pas moi qui gère le DIY comme j’ai deux mains gauche mais par exemple le recyclage maison est une bonne chose. Les pots en verre (sauces par exemple) sont utiles pour avoir des rangements gratuits. Les stylos, les cotons démaquillants, les savons, etc. Même pour mon travail, il m’est arrivé de réutiliser ces petits pots comme lors de sessions de peinture par exemple. Bref, redonner vie à des objets du quotidien devant se retrouver à la poubelle est un vrai défi intellectuel. Creusons-nous les méninges.