Le point de vue de Julien & Chloé, parents de 4 enfants !

Bonjour Les Cactus

Aujourd’hui c’est Chloé & Julien, de jeunes parents qui répondent à nos questions.

1/ Bonjour Julien et Chloé, qui êtes-vous ?

Chloé et Julien : Salut ! Julien et Chloé 30 ans, parents de 4 beaux enfants de 9 ans à 3 mois pour vous servir.

2/ Le zéro-déchet, ça vous parle ?

Chloé : Oui carrément, je suis admirative de certaines personnes qui font vraiment de gros efforts comme cette nana dont j’avais vu une photo passer sur les réseaux sociaux qui en plusieurs mois avait une poubelle qui pouvait tenir dans un sac congélation. Et quand je vois l’état des déchetteries, de la nature et de ce qu’on gâche… Évidemment que je me sens concernée et pas très à l’aise à l’idée d’y participer.

Julien : Oui ! Ça reste encore compliqué d’y arriver mais on met de plus en plus de chose en place notamment un compost et aussi des emballages et de la litière compostables !

 

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Chloé : Le bio devrait être la norme. On a ingéré tellement de saloperies pendans des décennies, j’aimerais réellement protéger mes enfants tout le temps mais je ne suis pas là tout le temps. Alors à la maison, on fait au moins un peu attention. On n’achète pas de plats préparés, on cuisine du frais, on a un potager qui donne bien…

Julien : Le bio c’est du blabla aujourd’hui … C’est devenu une tendance plutôt qu’une norme… Malheureusement trop de produits se définissent comme bio alors que souvent on y est pas du tout… Par contre le naturel à fond !!! Potager maison à partir des graines de l’an passé, vêtements en coton et lin !

 

4/ Que faites-vous pour l’environnement au quotidien ?

Chloé et Julien : On ne mange pas de viande, on utilise le moins de cosmétiques possibles, on essaie de trouver des cotons tiges sans bâtons en plastiques mais c’est compliqué, on recycle les sacs, enfin tout un tas de petits détails comme ça… Et on se dit que si tout le monde faisait un tant soit peu attention, ben ce serait bien.

 

5/ Quand et comment ça vous est venu ?

Chloé : Dès l’enfance je faisais attention à ne pas gâcher l’eau, pas gâcher de nourriture, à trier les déchets. J’y avais été sensibilisée comme beaucoup de ma génération à l’école et par des spots qui passaient à la télé. Mais c’est plus tard que j’ai pris un peu plus conscience du truc (attention je suis loin d’avoir un bon niveau là-dedans). La maternité m’a aidée à faire plus attention, parce que j’ai peur pour mes enfants. Aussi parce qu’en 2013 j’ai vraiment pris conscience que l’homme était un bel enfoiré avec notre environnement (flore et faune). A cette époque après avoir parlé avec un végétarien dont je m’étais moquée parce que j’aimais trop ma viande, j’ai essayé de m’intéresser à son point de vue et parce que j’avais trouvé son discours intéressant. Et à force de me renseigner sur le sujet, de pleurer face a des vidéos d’animaux maltraités et d’abattoirs, je me suis lancée dans le « je ne participe pas à ce crime ».

Julien : jai rencontré qqun qui m’a fait prendre conscience du bien qu’on pouvait faire autour de nous et à nous-mêmes rien qu’en respectant la nature, les animaux et quelques petits gestes quotidiens pour limiter notre impact sur l’environnement. Merci Chloé ❤

 

6/ Vous le faites pour votre bien-être ou pour la planète ?

Chloé et Julien : Eh bien les deux finalement. Notre motivation première était pour la planète, pour le bien d’autrui et puis comme on a vu que ce n’était que bénéfique pour nous, on a aimé d’autant plus.

 

7/ Que pensez-vous de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Chloé : J’adore forcément ! Et je n’aime pas qu’on associe cela à un effet de mode. Je préfère me dire que les mentalités commencent à évoluer dans le bon sens.

Julien : Je pense qu’on est sur la bonne voie ! Il faut continuer à changer ces mentalités mêmes si parfois c’est très compliqué de raisonner ou de faire valoir sa parole comme LOGIQUE.

 

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcetera que vous souhaitez prendre mais que vous repoussez ? Qu’est-ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Chloé : J’aimerais m’inscrire dans une amap. Je n’ai malheureusement pas le temps pour l’instant.

Julien : Aucune idée.

 

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Chloé : Flexitarienne dirons-nous même si je vais faire hurler les végés. Disons qu’à la maison c’est végé et que quand je suis invitée, je ne veux pas gâcher un animal qui a déjà été tué. Je ne supporte pas l’idée qu’il ait été élevé dans des conditions atroces, qu’il ait été trucidé pour finir jeté à la poubelle…

Julien : Pareil que Chloe.

 

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Le point de vue de … Corentin 9 ans !

Bonjour les Cactus !

Aujourd’hui c’est Corentin 9 ans qui répond à nos questions.

 

1/ Bonjour Corentin, qui es-tu ?

Bonjour les cactus, je m’appelle Corentin et j’ai 9 ans.  Mes centres d’intérêts du  haut de mes 9 ans sont les jeux et la piscine.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Est-ce que ça ne serait pas quelque chose fait pour diminuer la pollution sur la planète ? Diminuer les déchets ?

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le Bio c’est important et le naturel aussi. Au lieu d’utiliser des produits industriels, c’est mieux d’utiliser des produits naturels. Par exemple le Colza pour le carburant au lieu du pétrole. De planter ses propres fruits et légumes aussi afin qu’ils ne soient pas traités.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

J’évite de jeter mes déchets par terre, et je fais attention au débit de l’eau quand je me brosse les dents ou bien quand je me lave les mains.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Naturellement, et la facture d’eau devient moins chère pour les parents.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Pour les 2, pour moi ça m’apporte une sécuritée et pour la planète ça peut aider à diminuer les inondations etc… le changement climatique lié à la pollution.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

J’accepte, je trouve que c’est une bonne démarche et que ça devrait se développer plus.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Je mettrai un filtre à mon robinet quand je serai plus grand et je consommerai plus de Bio.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Je mange de tout, je suis carnivore !

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Euhhhhh désolé je n’en ai pas.

 

 

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Le point de vue de Lisa

Vegan, la lapinoute de Lisa !

Bonjour les Cactus !

Aujourd’hui c’est Lisa qui répond à nos questions.

1/ Bonjour Lisa, qui es-tu ?

Lisa, 22 ans, à Grenoble pour les études, originaire du Sud de la France (vers Avignon).

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Le zéro déchet, ça me parle, j’ai commencé la démarche il y a peu, grâce au groupe Facebook « Gestion budgétaire, entraide et minimalisme ».

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le bio pour moi c’est important, j’essaie de m’y mettre progressivement, mais avec un micro budget c’est pas forcément évident de faire du tout bio du jour au lendemain. Le naturel, hyper important ! J’essaie de remplacer mes produits d’hygiène par des produits plus naturels (huile d’olive, huile de coco), progressivement je remplace mes produits.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Au quotidien, je fais attention à la chasse d’eau des WC, ne pas la tirer forcément à chaque fois ; je débranche les appareils électroniques dont je ne me sers pas ; je profite au maximum de la lumière naturelle jusqu’à ce que le soleil se couche ; je trie mes déchets.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

j’ai été habituée comme ça par ma mère, par soucis d’économie, donc je continue.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Pour mon bien-être j’essaie d’utiliser de plus en plus des produits naturels, d’écouter mon corps en respectant mes différents rythmes (sommeil, repas, travail). Pour la planète je ne consomme plus de produits d’origine animale, je me déplace à pied, en tramway, en covoiturage, je trie mes déchets et j’essaie de réduire ma consommation d’eau. J’ai éliminé l’essuie-tout pour des torchons et serviettes, j’ai également supprimé les cotons démaquillants jetables pour des lavables.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que la planète a besoin de ces mouvements pour pouvoir perdurer, pour moins la polluer et pour vivre mieux et plus sainement  😎

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Je souhaiterais passer aux cosmétiques vegans et cruelty free. Mais mon budget ne me le permet pas pour l’instant, j’attends d’avoir fini mes produits pour les changer progressivement.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Végétalienne. Pas encore vegan puisque j’ai toujours des vêtements / chaussures faits à partir de produits d’origine animale, et je ne peux pas m’en séparer pour l’instant car je n’ai pas les moyens de les remplacer.
Je suis VGL pour les animaux, contre la souffrance, la torture et le meurtre d’ êtres doués de sensibilité.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Démaquillant naturel : quelques gouttes d’huile d’olive, un peu d’eau sur un coton lavable, et on obtient un parfait démaquillant !

Ps: j’essaie de faire au maximum du fait maison pour la cuisine. Je n’achète jamais de surgelés ou de plats tout prêts. Et je commence à passer aux aliments en vrac !

 

 

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REPLAY: Article Invité : DAVID & le minimalisme

Moins et mieux, vers la simplicité et la vraie richesse.

J’ai toujours aimé la simplicité, l’organisation, les espaces épurés, les ambiances silencieuses, la beauté de la nature, sous toutes ses formes. L’essentiel. De l’utile. De la beauté.

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Je ne suis pas un minimaliste par idéalisme ou même par mode. Je suis simplement quelqu’un qui cherche à obtenir le meilleur de lui-même, dans une quête sans fin du mieux vivre, via la simplicité vers la tranquillité. Le minimalisme se trouve être la voie naturelle et indispensable pour atteindre ce but. Mais cette quête est en fait une lutte acharnée contre les stratagèmes d’une société consumériste qui fait tout pour nous en éloigner. Tout ou presque autour de nous nous en empêche.

En effet, notre société occidentale moderne veille au grain : elle ne souhaite surtout pas que vous empruntiez la voie du moins. Cela ruinerait son leitmotiv du toujours plus. La logique de vie proposée dans les pays riches est la suivante : posséder et consommer ! Le toujours plus. Une belle maison, un beau salon, une belle cuisine, une belle voiture, avoir de belles vacances, des vêtements à foison, une ou plusieurs TV. Des crédits divers et variés. Des abonnements de toutes sortes inutiles (des magazines jamais lus, des clubs de sport que l’on déserte dès la deuxième séance etc.)

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Notre paix intérieure est en permanence mise à mal par une pollution visuelle et sonore qui nous agresse frontalement ou insidieusement du matin au soir. De la sonnerie du réveil le matin au beuglement des publicités, des chaines d’information continue, en passant par le bruit de la circulation urbaine, tout nous enferme dans une spirale infernale dont on a du mal à sortir.

L’économie mondiale repose sur la croissance sans limite suicidaire et la consommation forcenée de biens inutiles mais vendus comme indispensables à notre bonheur.

Pour vous aider à succomber, un instrument puissant et envahissant a été placé chez vous, sous la forme d’un écran toujours plus grand, diffusant des programmes de milliers de chaines, vomissant des milliers de publicités et volant notre unique vrai richesse, notre temps. Ces programmes nous lobotomisent en créant en nous des désirs superflus.

C’est assez ! Il faut se réapproprier l’essentiel.

J’ai deux « mentors » dans ce domaine : Leo Babauta, célébrissime bloggeur de la sphère du mieux vivre, dont l’excellent livre « L’art de l’essentiel » est un indispensable, et Fumio Sasaki, la tête de file du minimalisme à la japonaise, qualifié « d’extrême », mais dont le mode de vie est vraiment inspirant. La mode des 150 ou même 100 objets est très caractéristique de ce courant. Trois chemises, 3 T-shirts, 3 pantalons, 5 paires de chaussures, un futon, une couette, un oreiller, 2 ou trois vestons ou manteaux, quelques ustensiles de cuisine, et c’est déjà presque trop.

Minimalisme ne rime pas avec pauvreté, mais avec richesse intérieure. Il faut bien choisir les objets qui devront nous accompagner.

De la même façon, les voyageurs/bloggeurs minimalistes qui ne possèdent que leur sac à dos, et des objets triés sur le volet et de qualité sont des modèles à suivre pour ceux qui veulent se libérer (voir par exemple le cas de Andrew Hyde et ses 15 objets comme unique possession).

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Sac pour 2 semaines de voyages

Le minimalisme va de pair avec la quête du mieux vivre. Pour libérer son esprit et se simplifier la vie, il faut libérer son espace vital. L’endroit où l’on vit doit être le premier espace de notre bien-être et de notre épanouissement. C’est le reflet de notre situation personnelle et de l’état dans lequel se trouve notre esprit : apaisé, se fixant sur l’essentiel et recherchant la simplicité au sein d’un espace épuré ? ou bien encombré, fermé, prisonnier de milliers d’objets inutiles et nous enfermant dans un cloaque sans issue ?

Autant il est très difficile d’éliminer (cette démarche de simplification nécessite souvent des mois voire des années), autant re-remplir sa vie et son espace avec de l’inutile est d’une simplicité absolument diabolique. Cela nécessite une vigilance extrême de notre part : les objets nous guettent, prêts à nous envahir de nouveau !

Il est indispensable de faire une différence entre envie et besoin réel. L’envie nait de plusieurs influences, souvent négative, propulsée par notre société de consumérisme forcené. Les besoins vitaux sont en fait peu nombreux. Quand je veux acheter quelque chose, je me donne toujours un délai de réflexion d’une semaine à un mois. Et 9 fois sur 10, l’envie reposait sur du futile.

Suite à un gros changement de vie personnelle (un « reset » salvateur), j’ai décidé de me donner les moyens de vivre enfin comme je le voulais, et de me débarrasser du superflu. Pendant des années, j’étais comme tout le monde, entouré de milliers d’objets, ma vie remplie de possessions qui me possédaient. J’étais dans la norme.

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Franchir le pas, et ne m’entourer que des choses réellement essentielles pour vivre a été une étape importante. Une précision : je vis seul la plupart du temps, et que ce qui marche pour moi ne fonctionnera probablement pas pour d’autres. Pas de prosélytisme dans ma démarche. Juste du pragmatisme. Mon leitmotiv est simplicité et quête de l’essentiel.

(Néanmoins, de nombreuses familles dans le monde adoptent avec bonheur cet art de vivre).

Le minimalisme entraine (ou est la résultante de) une hygiène de vie salvatrice : manger mieux, dormir mieux, se lever tôt (cf le « Miracle Morning »), se coucher tôt, se dépolluer l’esprit en ayant du temps pour s’enrichir intérieurement, s’ouvrir au monde, voyager, sourire, rire, vivre avec le sentiment euphorisant d’une liberté retrouvée.

Ni télévision, ni micro-onde, ni four, ni machine à laver, ni canapé, ni meuble inutile.

Voici pour le moment mes quelques possessions (encore trop nombreuses à mon goût) :

Cuisine

– Une monoplaque de cuisson à induction,
– 2 casseroles,
– 1 poêle,
– 4 bols,
– des couverts,
– 1 tasse et 2 verres,
– 1 bouilloire,
– 1 presse agrume,
– 1 petit mixeur,
– des chiffons de cuisine,
– 1 frigo petit format.

Je suis végétarien. Donc pas de viande, pas de poisson (mais encore des œufs et du fromage… pour le moment), pas de cuisine compliquée, pas de friture (donc pas besoin de hôte aspirante), pas de four, pas de micro-onde. Le moins possible de nourriture transformée. Des plats essentiels, simples et nourrissants et bio si possible. Fruits et légumes. Légumineuses. Graines. Céréales. Féculents.

Pates. Riz. Eau. Alcool avec grande modération.

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Plus de lit, de table de nuit, d’armoire, de commode etc.

– 1 excellent futon type japonais, repliable en 3. Vous pouvez vous en servir comme sofa. Je dors excellemment bien.
– 1 couette,
– 1 oreiller,
– 2 jeux de draps et housses.

Je dors à même le sol. Mon dos me remercie. Le couchage est aéré et rangé chaque matin.

Vêtements

J’ai donné beaucoup. Et je dois encore optimiser (j’use encore 40 pièces de vêtement – ce qui est énorme). Pas de lave-linge. J’utilise le lavomatic de ma commune pour quelques euros.

– 1 penderie mobile dans la pièce.

Pas de stress le soir pour choisir ses vêtements du lendemain (par exemple le fondateur et CEO de Facebook utilise les mêmes t-shirts et sweats chaque jour).

– 6 chemises,
– 5 T-shirts,
– 5 paires de pantalons,
– 3 sweats à capuche,
– 1 polaire,
– 2 vestes de costumes,
– 1 manteau,
– 1 parka imperméable,
– 1 veste polaire,
– 1 short,
– 1 maillot de bain,
– 1 pantalon multi-poches adéquat pour le camping/randonnée,
– 5 paires de chaussures,
– 1 paire de sandales,
– 2 ceintures,
– 2 pulls over,
– des sous-vêtements.

Je commence à remplacer au fur et à mesure ces pièces par des vêtements dits « techniques », de qualité supérieure, pratique, durable (ex. chemises sans repassage, t-shirts hautes performances etc.). Les couleurs sont assez neutres ou uniformes (blanc, gris, noir, bleu) pour pouvoir se combiner entre eux.

Salon/bureau

Pas de TV (la meilleure chose à faire est de se débarrasser de cet engin infernal). Donc pas de meuble TV. Pas de canapé. Un vieux fauteuil.

– 1 chaise pliable en bois.
– 1 table basse toute simple faite maison.
– 1 bibliothèque.
– 1 bureau tout simple fait maison.

Et c’est bien suffisant.

Salle de bain

Une salle de bain vide est un bonheur dès le matin.

– 1 savon naturel,
– du bicarbonate,
– rasoirs et accessoires,
– brosse à dent électrique,
– 3 serviettes de bain.

Objets divers

– livres (encore trop – je dois en donner/vendre),
– sacs à dos de diverses tailles,
– instruments de musique,
– appareils électroniques divers (ordinateurs, enceintes HIFI etc.),
– pleins d’objets liés à mes passions (dont la magie) – un tri s’impose.

La grande question est : mais quand tu reçois du monde, comment fais-tu ?

La réponse est : on improvise. Dans la joie et la bonne humeur. Il suffit de pas grand-chose pour passer un bon moment convivial. Ou alors, changez d’amis.

Se lever le matin dans une pièce épurée est jouissif. Faire le ménage complet ne prend que quelques minutes. Le minimalisme permet des gains d’argent qui peuvent être considérables à la longue.

 


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Notre temps si précieux est sauvegardé. Notre santé s’améliore. Nous nous concentrons sur l’essentiel. Nous sommes plus proches des êtres aimés. Notre vision du monde change. Malgré nos soucis et les aléas de la vie, notre esprit, le moteur de l’âme, renoue avec l’optimisme, la clarté, l’envie.

Simplifier votre monde vous ouvrira la porte à une vie magnifique, plus proche des considérations de la nature et de sa survie. Par le moins et mieux consommer.

Seulement 32 000 jours. C’est notre banque de temps (optimiste). Cherchons l’essentiel. La vie est courte.

Je terminerai par cette citation de Eminescu, poète roumain: « La vie est un bien perdu pour celui qui ne l’a pas vécue comme il l’aurait voulu ».

Moins et mieux, vers la simplicité et la vraie richesse.

 

 

 

Le point de vue de Sève !

Bonjour les Cactus.

Aujourd’hui c’est Seve qui répond à nos questions

1/ Bonjour Sève, qui es-tu ?

Salut les petits Cactus, je m’appelle Séverine, je ne suis personne en particulier ! Je suis une sudiste de 37 ans, avec une vision de la vie assez atypique, pour le moment je suis en mode « maman imparfaite » mais l’appel du travail dans un milieu que j’aime et me motive se fait entendre.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Oui, le zéro déchet me parle vraiment, j’ai encore du mal à appliquer car j’ai un gros souci avec les changements de « façon de faire », de plus, je débute juste ma vie de « femme qui cuisine » (environ 4 ans à présent) donc j’ai pas mal de trucs de récup que je change au fur et à mesure selon mes moyens.  🙂
On va dire que je trie déjà mes déchets. Je rêve de magasins alimentaires où on pourrait « pré-trier » tous les cartons (style les cartons autour des yaourts) ça se fait jenesaisplusoù, pour rapporter vraiment l’essentiel à la maison, vu que bon, on a pas tous la chance d’avoir des épiceries « vrac » proche, ça serait déjà une bonne idée pour « centrer les déchets » dés le début quoi 😊
En exemple qui rend un peu fou mon amoureux => je garde quasi tout les bocaux en verre 😑 Limite même moi par moment je vis ça assez bizarrement, au moindre paquet de pâtes ou autres entamé HOP direct dans du verre.
Le tout est de ne pas oublier de noter ce qu’il y a dedans hein… et la c’pas gagné 😉

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Alors le bio OUI.
Mais le bio local ou au moins le raisonné en connaissant l’agriculteur pour être sur que c’est pas que du blabla.
Surtout pour mon fils (2 ans et demi), nous encore par moment selon les mois et le budget on s’adapte.
Mais vu que nous ne consommons ni viande ni poissons ni laitages, bah on peut tout de même se faire assez plaisir sur tout le reste et faire vivre les « gens du coin » qui galèrent à fournir de supers produits, on est assez gâtés dans notre région !
Sinon le naturel re oui !!
Dans tout, j’ai nettement recentré mon style de vie. L’exemple le plus fort c’est d’avoir, il y a 2 ans décidé de stopper toutes colorations et d’assumer ma crinière grise/blanche tout en gardant mon coté décalé et pas très sage.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Au quotidien ? Je me lave 2 fois par mois !!
Non, bon ok, je limite tout de même les douches au plus rapide, étant hydrophobe, j’ai un rituel pour ça, et je fais au plus vite (12 min lavage de tifs inclus !!) ?
je trie mes déchets, je privilégie les circuits courts et le local/saison.
Je n’utilise que des produits au max naturels, surtout pour l’entretien de la maison etc..

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Pour être honnête, j’ai totalement changé de façon de vivre en devenant végane.
Ou c’est en changeant que je le suis devenue va savoir…
Cela est-il que depuis 4 ans, ma vie a énormément bougée, mes priorités aussi et que je me rends compte que des gens proches me trouvent franchement plus supportable 🙂
Du coup j’me dis que ça doit être pas trop mal ce qu’il m’arrive!!

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Les 2.
Mon bien-être passe par le fait de savoir que je fais au mieux pour laisser un monde un peu moins pourri à mes enfants.
Après dans les faits, je vis mieux. Donc si j’arrive à m’faire plaisir ET à faire du bien en général que dire à part YOUPI.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que c’est bien.
Toute personne qui en arrive à se dire  » OH ! si j’arrête d’être un gros con d’humain égocentrique et que je pensais un peu sur le long terme, peut-être que ça me ferait pas si mal au cul et qu’en plus je ferais un truc bien! » je ne pense pas qu’on puisse en être malheureux 🙂
Perso, je suis terriblement feignasse, « partisane du moindre effort » mon surnom pendant des années. alors si j’arrive à éliminer des facilités offertes par notre sainte modernité pro-assistés du quotidien c’est que c’est largement jouable pour tous.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Vivre dans ces petits maisons autonomes tu vois ?
Avec juste les pièces utiles, des trucs solaires, toilettes sèches, récup des eaux sale etc..
un peu de terre pour faire pousser 4/5 trucs comme on le fait déjà ds notre maison de lotissement quoi.
La chose qui freine ? Bah… la trouver ! 😑
Je ne veux pas pour autant aller vivre en communauté dans le Larzac donc concilier « vie minimaliste » et « pas trop loin du monde quand même » c’est pas évident… Mais on va y arriver.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Végane.
Depuis 4 ans… Changement radical (en une petite aprem quoi 😊 ) pour toute la famille.
Juste ma fille est restée omni en extérieur, et d’elle-même elle m’a annoncé son végétarisme il y a moins d’un an maintenant, à 17 ans elle suit son chemin tranquille.
Pour moi, j’ai gardé d’avant une paire de chaussures et la montre que m’a offert mon père (décédé depuis) le reste j’ai tout donné, et je renouvelle petit à petit, ce qui tombe bien car je tente (durdur) de minimiser AUSSI ma garde robe…
Pour ne pas être dans le cliché de « la végane relou » j’ai même créé un profil facebook spécial ou je partage quasi que des choses touchant au végétarisme, je garde tout de même un certain « ton » humour noir et trashouille qui passe ou pas, mais je hais l’image « lisse et soporifique » du VG en général, (je suis RAVIE d’ailleurs que de plus en plus de blogueurs décalés et hyper drôles débarquent pour rebooster cette fichu image ancrée à mort chez les gens). Et du coup mes ami(e)s ont pu me « conserver » OU PAS dans leur petit monde virtuel.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis, allez, on t’accepte quand même dans la famille cactus ! Un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Pour le DIY arf, je suis pas très douée moi 😀
J’peux vous filer le lien de mon album de plats végans (ici !) adapté aux catastrophes culinaires de mon style 🙂
Et un petit article que j’ai pondu pour le mag d’une amie (ici !), une histoire de cookies tout ça tout ça !!

 

 

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Le point de vue de Mister A

Bonjour les Cactus.

Aujourd’hui c’est Mister A qui répond à nos questions.

Mister A n’est pas un cactus, il fait des gestes un peu écolos mais ce n’est pas son leitmotiv. Nous, on aime avoir le point de vue de tout  monde, parce que c’est plus intéressant et ça permet de se comprendre les uns les autres. Mister A a répondu avec sincérité à nos questions du coup il a un peu peur de se faire lyncher dans un recoin sombre du web, il a donc voulu rester anonyme. Bienvenue à toi Mister A !

1/ Bonjour Mister A, qui es-tu ?

Bonjour ! Je suis euh… Un jeune homme de plus de 20 ans mais de moins de 25.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Yeaph ! Ça consiste à ne rien jeter. En tout cas à prévoir pour ne rien avoir comme déchets et réutiliser même les restes, pelures, épluchures, etc.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Pour moi c’est du Blabla. Mais j’aimerais vraiment que l’on dépasse cette logique de labels et d’étiquettes « bio » pour avoir de vrais bons produits.
Le naturel c’est l’avenir. Et dans l’idée je rêverais d’avoir mon petit potager avec des bons produits pas forcément très beaux mais super bons à échanger avec la voisine. J’ai déjà recherché sur le net des potagers à partager ou des coins de jardins offerts. J’ai plus le nom du mouvement mais ça me parle grave !

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Heu… rien de vraiment « spécial », je suis un peu beaucoup en mode larve consciente du poids de ses actes. Les petits gestes de monsieur ToutleMonde quoi 🙂. J’ai déjà essayé de me faire justicier des canettes et détritus perdus et/ou esseulés mais c’est pas du tout suivi. Sinon je suis aussi un relou « nostalgique » des bouteilles consignées*.

* un jour je me suis arrêté devant un Franprix tellement j’étais content de voir leur nouvelles stations pour les jus de fruits (tu peux venir avec ta propre bouteille !!!)

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Quand et comment ça m’est venu ? Bonne question. J’essaie d’être une personne droite. Et c’est un peu lié à ma personnalité.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Je le* fais pour être serein et raccord avec moi-même. J’ai pas la prétention de faire la différence ou d’influencer qui que ce soit.

*le peu que je fais

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

C’est pas trop mon truc… Y’a trop de pensées uniformes… J’aime pas trop les mouvements qui cherchent à s’institutionnaliser. J’aime bien les Incroyables Comestibles parce que c’est destroy et j’aime bien certain restos de bobo parce qu’il y a de jolies filles qui y traînent !

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Une bonne résolution ? Je prends pas de résolutions… Mais on va dire n’acheter que ce que je ne suis pas en mesure de produire moi même. Le plus difficile c’est d’acquérir les compétences puis de se lancer vraiment. Je sais pas coudre alors je vais continuer à acheter des caleçons pendant un moment 🙂

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Omni sans porc. Mais la version Poulet ++. Conviction et puis j’aime manger et découvrir des saveurs. Je pense que je perdrai tellement à m’interdire certains plats. Le porc c’est une exception religieuse 🙂

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis, allez, on t’accepte quand même dans la famille cactus ! Un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Ma recette de gratin de pain de mie ! Grosso-modo c’est un croque-monsieur géant avec du pain de mie un peu durci 😛

 

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Le point de vue de… Jennie

 

Jennie photo (1 sur 1)
crédit photo : Nicolas Demarre – Nidimages 
www.nidimages.com

Bonjour les Cactus !


Aujourd’hui c’est Jennie qui répond à nos questions


1/ Bonjour Jennie, qui es-tu ?

Mon nom est Jennie Burke, j’ai 30 ans et actuellement je vis en région parisienne et en région bordelaise.
Je suis styliste-multicasquettes pour FANTOME, marque créée en famille par mes parents, mon frère et moi. Je suis aussi batteuse-chanteuse-multicasquettes dans le groupe de rock Klink Clock, duo dans lequel je joue avec mon double.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Pas qu’un peu !
FANTOME est une marque de maroquinerie alternative dont la matière première est la chambre à air de vélo recyclée, ou plus précisément : surcyclée.
Nous récupérons la chambre à air de vélo auprès des réparateurs de vélos du Sud-Ouest, notre atelier étant un peu au Sud de Bordeaux.
Nous sommes fiers de produire localement. Le recyclage de ce matériau nous permet de réduire considérablement notre part d’émission carbone puisqu’il n’y a presque pas de matière première à produire.
Pour ce qui est du Zéro déchet, nous n’y sommes pas encore totalement. Même si nous n’utilisons absolument aucune colle, nous utilisons du fil, de la sangle, des rivets… Eux ne sont pas recyclés mais neufs. Nous travaillons cependant avec des entreprises les plus proches de notre atelier.
Pour ce qui est de la musique et du zéro déchet, c’est peut être moins évident, mais nous essayons de nous déplacer tout le temps avec nos propres verres, assiettes et couverts au cas où il serait proposé de la vaisselle jetable lors des repas dans les lieux qui nous accueillent. Nous prenons très souvent des co-voitureurs pour utiliser les places parfois vide dans notre van et essayons de faire la pause café dans un café et non autour d’un automate.
Et dans la vie de tous les jours… C’est un défi que j’essaie de relever au mieux du possible !
– acheter si possible frais, en vrac ou dans des bocaux en verre
– consommer moins de vêtement mais de  meilleure qualité
– donner ou revendre ce dont on ne se sert plus
– douches de 5 minutes
– recharger son smartphone la journée en deux heures plutôt que de le laisser charger toute la nuit
Etc.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ? 

Carrément pas du blabla. Je regrette tellement qu’il y ai un choix à faire. Tout devrait être bio, simplement.
Pourquoi reculer devant le naturel ?
Nous sommes sûrement la seule espèce vivante sur Terre qui détruit son environnement de manière « durable » et on se pose encore la question si le bio ne serait pas mieux ?

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

J’essaie de faire toutes mes courses à vélo avec ma petite remorque et j’essaie de me déplacer le plus possible en transports en commun. (J’adore le train, alors ce n’est pas difficile 😉 )
Régime alimentaire : végétarien.
Privilégier les douches aux bains. (Pas difficile, je n’aime pas prendre de bains :D)
Exit la télé, micro ondes, le sèche linge.
Je fais au maximum mes propres cosmétiques.
Je composte.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

J’ai toujours trouvé les animaux cro-cro-cro-mignons. C’est peut être bête, mais je crois que c’est en les observant que je j’ai appris à respecter le vivant dans toute sa diversité.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ? 

Hahaha, The Question !
Crois-moi ou non, mais je l’ai à nouveau fait car les animaux sont cro-cro-cro-mignons… Je me suis mise à les respecter et donc à respecter le vivant.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Plus on est de fous plus on rit !
Plus on est à communiquer autour de ces mouvements, plus il y aura d’acteurs de ce mouvement. Hâte de voir où nous en serons dans dix ans. On s’est même rendu compte que l’écologie était plus présente dans les débats entre candidats à la présidentielle.
Youpi.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Trouver une solution pour la litière de mes matous… Ils sont habitués depuis longtemps à ce « confort »… qui génère beaucoup de déchets. Il faut que je me penche activement sur la question mais sans les perturber…
Trouver une solution pour mes toilettes aussi… C’est une aberration de faire ses besoins dans de l’eau potable, non ? Soit trouver un système de recup d’eau, soit un système de toilettes sèches… Affaire à suivre !

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ? 

Cette question ne fâche pas du tout… Il suffit de venir au salon Veggie World pour faire l’expérience de la tolérance. On essaie tous de faire des efforts pour un monde meilleur, on ne va pas se bagarrer !
Je suis végétarienne (pas de viande pas de poisson) depuis plus de 10 ans. Je n’ai jamais été complètement vegane.
Je n’achète plus de vêtements et accessoires en cuir, soie ou laine depuis presque aussi longtemps (sauf mon blouson de moto).
Je suis en train de revenir sur cette position car les alternatives au « textile d’origine animale » sont souvent synthétiques et donc pas respectueuses de l’environnement…
Je cherche des fabricants les plus éthiques possible… Bienvenue dans le calvaire de « qui dit vrai »… Si vous connaissez des marques à l’info vérifiée, je suis preneuse !

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ? 

Je partage une idée top qu’à partagé Romy Seube sur son blog :
– nourrir le cuir de vos chaussures à l’aide d’une peau de banane !
Même si je n’en ai pas l’utilité, j’ai trouvé ça trop cool.
Merci de m’avoir accordé cette interview et merci à vous les petits cactus !
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Le point de vue de… Rachelle

Bonjour les Cactus.

Aujourd’hui c’est Rachelle qui répond à nos questions.

1/Bonjour Rachelle, qui es-tu ?

Hello les cactus, je m’appelle Rachelle, j’ai 27 ans et comme vous, j’essaie d’améliorer mon quotidien pour la santé de la planète, même si je suis loin du 20/20 !

2/Le zéro-déchet, ça te parle ?

Oui carrément, ça a commencé dans ma salle de bain quand j’ai abandonné les gels douches pour les savons et shampooings solides. Même sort pour les serviettes hygiéniques et les disques de coton, je suis passée aux solutions lavables donc réutilisables. Plus de sacs plastiques à la caisse, plus de fruits sous blister et plus de paille dans mon cocktail non plus. Ensuite je suis une inconditionnelle de la brocante, mais ça c’est une passion d’enfance. Je récupère et recycle énormément, les vêtements, la vaisselle, les meubles… Donner une seconde vie aux objets c’est leur éviter la poubelle.

3/Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le naturel à fond depuis mes 20 ans, c’est un réflexe pour mon corps : se soigner à la tisane et aux huiles essentielles, se colorer les cheveux au henné, nettoyer sa maison au vinaigre… Le bio c’est moins automatique, j’achète déjà beaucoup en agriculture raisonnée. Il n’y a que certains aliments que j’achète tout le temps en bio, comme le lait par exemple.

4/Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Zéro huile de palme ! Que ce soit dans l’alimentation, dans les produits ménagers (je fais ma lessive maison) ou dans la cosmétique (c’est simple, je ne me maquille plus du tout !). Je traque toutes les étiquettes. Du coup, il faut se mettre un peu au latin : « sodium palmate », « kernel palmitate » ou « huile végétale » non précisée, je les raye de ma liste ! Ensuite deuxième gros combat, l’origine des produits. Bye Bye le saumon de Norvège, les amandes de Californie et les avocats du Chili qui consomment de l’eau comme personne ! J’essaie d’acheter des produits faits exclusivement en France. Je me fournis pour le quotidien auprès des producteurs locaux, et j’ai la chance d’en avoir pas mal à Cergy-Pontoise. C’est fou quand tu habites en ville, de voir qu’il y a autant de fermes autour de chez toi qui produisent des légumes, de la viande, des œufs, du miel, etc. Pareil pour l’habillement, quand tu te rends comptes qu’un jean « Made in France » (coton italien) ça coute moins cher qu’un Levis (surtout quand tu sais comment c’est fait), tu peux privilégier l’économie circulaire de ton pays et faire un geste pour la planète sans te ruiner !

5/Quand et comment ça t’es venu ?

Ça a débuté il y a six ans, quand j’ai réalisé que des forêts entières brûlaient pour de la palme. J’ai décidé de ne plus en manger. C’est devenu un combat de tous les jours, une vraie philosophie. Ça a été mon premier vrai engagement écologique. Un peu plus militant que d’éteindre la lumière en quittant une pièce ! Comme beaucoup, le déclic vient souvent après avoir lu ou vu des documentaires sur l’environnement (comme celui sur la déforestation perpétuée par Ikea dans les forêts roumaines en toute impunité ou celui sur le business de l’avocat pas si vert que ça !). L’aspect social et politique me révolte tout autant. Ça t’ouvre les yeux sur ta manière de consommer.

6/Tu le fais pour ton bien être ou pour la planète ?

Principalement pour le facteur humain. Pour revaloriser les hommes et le savoir-faire plutôt que les grandes enseignes et l’industriel. Ensuite pour l’environnement, car quand tu passes ton premier hiver à manger de saison, des poireaux, des navets et du chou vert alors que je déteste ça, tu penses bien fort à la planète ! Mais cette philosophie de vivre mieux en harmonie avec l’environnement a forcément un impact sur ton bien être. J’ai mis du temps à le comprendre, mais ne plus mettre de Kinder dans mon estomac est un véritable cadeau pour mon corps !

7/Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je trouve toutes ses initiatives essentielles. Mais on en est encore au début et du coup et on se retrouve parfois en contradiction. On mange du végétal pour se rapprocher de la nature mais on cultive sur des milliers d’hectares à l’autre bout du monde. On privilégie l’irrigation des terres au détriment de l’accès à l’eau aux populations. On exploite de la main d’œuvre pas chère parce qu’on ne veut plus payer le prix juste. On arrête de manger de la viande mais pas du Nutella. Hélas on se rend compte que la plupart de nos objets du quotidien possèdent une empreinte écologique (et sociale) déplorable. C’est ce mode de consommation et de production en masse (élevage, agriculture, etc…) auquel nous sommes habitués qui nous éloigne de la nature. Mais chacun peut, à son échelle, faire le premier pas et faire bouger les choses, même si on ne peut pas totalement se défaire de son train de vie moderne. C’est très important d’être sensibilisé sur son impact environnemental, de vouloir mieux consommer. C’est indispensable d’en avoir pris conscience.

8/Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est-ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

LE RIZ ! Étant créole, le riz j’en consomme une quantité de dingue ! J’achète des sacs de 10kg qui viennent directement du Cambodge et çà je sais, c’est mal ! Mais quand je vois les boites de riz de Camargue vendues par paquet de 500g, je me dis qu’il y a vraiment un grand écart à faire pour y parvenir. C’est dur de se défaire de certaines habitudes mais heureusement pour moi que le riz pousse en France, c’est ma prochaine résolution !

9/La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Houlà, je vais sûrement en fâcher plus d’un. Omnivore. Je mange de la viande, parce que j’adore ça, deux à trois fois par semaine. Mais pas n’importe laquelle : locale ou labellisée, et rarement de provenance industrielle. L’idéal est de faire un tour directement à la ferme à 15min de chez moi, de voir les animaux, de juger de leur environnement et de leurs conditions de vie. Le sujet de la souffrance animale est un point crucial sur notre manière de consommer mais refuser la mort est à mon sens, une autre manière de se déconnecter de la nature.

10/Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Merci Bulles de Cactus pour cet échange ! Voici LA meilleure recette de pommes de terre au monde !
Tu prends tes patates sans les éplucher, tu les coupes en deux dans la longueur, tu mets toutes tes épices préférées dessus. Dans le four comme ça, sans huile, pendant 30min a 210°. Ça te fait des patates soufflées, croustillantes à l’extérieur et méga fondantes à l’intérieur. Aussi bonnes qu’au barbecue mais sans l’aluminium !

 

 

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Article Invité : DAVID & le minimalisme

Moins et mieux, vers la simplicité et la vraie richesse.

J’ai toujours aimé la simplicité, l’organisation, les espaces épurés, les ambiances silencieuses, la beauté de la nature, sous toutes ses formes. L’essentiel. De l’utile. De la beauté.

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Je ne suis pas un minimaliste par idéalisme ou même par mode. Je suis simplement quelqu’un qui cherche à obtenir le meilleur de lui-même, dans une quête sans fin du mieux vivre, via la simplicité vers la tranquillité. Le minimalisme se trouve être la voie naturelle et indispensable pour atteindre ce but. Mais cette quête est en fait une lutte acharnée contre les stratagèmes d’une société consumériste qui fait tout pour nous en éloigner. Tout ou presque autour de nous nous en empêche.

En effet, notre société occidentale moderne veille au grain : elle ne souhaite surtout pas que vous empruntiez la voie du moins. Cela ruinerait son leitmotiv du toujours plus. La logique de vie proposée dans les pays riches est la suivante : posséder et consommer ! Le toujours plus. Une belle maison, un beau salon, une belle cuisine, une belle voiture, avoir de belles vacances, des vêtements à foison, une ou plusieurs TV. Des crédits divers et variés. Des abonnements de toutes sortes inutiles (des magazines jamais lus, des clubs de sport que l’on déserte dès la deuxième séance etc.)

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Notre paix intérieure est en permanence mise à mal par une pollution visuelle et sonore qui nous agresse frontalement ou insidieusement du matin au soir. De la sonnerie du réveil le matin au beuglement des publicités, des chaines d’information continue, en passant par le bruit de la circulation urbaine, tout nous enferme dans une spirale infernale dont on a du mal à sortir.

L’économie mondiale repose sur la croissance sans limite suicidaire et la consommation forcenée de biens inutiles mais vendus comme indispensables à notre bonheur.

Pour vous aider à succomber, un instrument puissant et envahissant a été placé chez vous, sous la forme d’un écran toujours plus grand, diffusant des programmes de milliers de chaines, vomissant des milliers de publicités et volant notre unique vrai richesse, notre temps. Ces programmes nous lobotomisent en créant en nous des désirs superflus.

C’est assez ! Il faut se réapproprier l’essentiel.

J’ai deux « mentors » dans ce domaine : Leo Babauta, célébrissime bloggeur de la sphère du mieux vivre, dont l’excellent livre « L’art de l’essentiel » est un indispensable, et Fumio Sasaki, la tête de file du minimalisme à la japonaise, qualifié « d’extrême », mais dont le mode de vie est vraiment inspirant. La mode des 150 ou même 100 objets est très caractéristique de ce courant. Trois chemises, 3 T-shirts, 3 pantalons, 5 paires de chaussures, un futon, une couette, un oreiller, 2 ou trois vestons ou manteaux, quelques ustensiles de cuisine, et c’est déjà presque trop.

Minimalisme ne rime pas avec pauvreté, mais avec richesse intérieure. Il faut bien choisir les objets qui devront nous accompagner.

De la même façon, les voyageurs/bloggeurs minimalistes qui ne possèdent que leur sac à dos, et des objets triés sur le volet et de qualité sont des modèles à suivre pour ceux qui veulent se libérer (voir par exemple le cas de Andrew Hyde et ses 15 objets comme unique possession).

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Sac pour 2 semaines de voyages

Le minimalisme va de pair avec la quête du mieux vivre. Pour libérer son esprit et se simplifier la vie, il faut libérer son espace vital. L’endroit où l’on vit doit être le premier espace de notre bien-être et de notre épanouissement. C’est le reflet de notre situation personnelle et de l’état dans lequel se trouve notre esprit : apaisé, se fixant sur l’essentiel et recherchant la simplicité au sein d’un espace épuré ? ou bien encombré, fermé, prisonnier de milliers d’objets inutiles et nous enfermant dans un cloaque sans issue ?

Autant il est très difficile d’éliminer (cette démarche de simplification nécessite souvent des mois voire des années), autant re-remplir sa vie et son espace avec de l’inutile est d’une simplicité absolument diabolique. Cela nécessite une vigilance extrême de notre part : les objets nous guettent, prêts à nous envahir de nouveau !

Il est indispensable de faire une différence entre envie et besoin réel. L’envie nait de plusieurs influences, souvent négative, propulsée par notre société de consumérisme forcené. Les besoins vitaux sont en fait peu nombreux. Quand je veux acheter quelque chose, je me donne toujours un délai de réflexion d’une semaine à un mois. Et 9 fois sur 10, l’envie reposait sur du futile.

Suite à un gros changement de vie personnelle (un « reset » salvateur), j’ai décidé de me donner les moyens de vivre enfin comme je le voulais, et de me débarrasser du superflu. Pendant des années, j’étais comme tout le monde, entouré de milliers d’objets, ma vie remplie de possessions qui me possédaient. J’étais dans la norme.

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Franchir le pas, et ne m’entourer que des choses réellement essentielles pour vivre a été une étape importante. Une précision : je vis seul la plupart du temps, et que ce qui marche pour moi ne fonctionnera probablement pas pour d’autres. Pas de prosélytisme dans ma démarche. Juste du pragmatisme. Mon leitmotiv est simplicité et quête de l’essentiel.

(Néanmoins, de nombreuses familles dans le monde adoptent avec bonheur cet art de vivre).

Le minimalisme entraine (ou est la résultante de) une hygiène de vie salvatrice : manger mieux, dormir mieux, se lever tôt (cf le « Miracle Morning »), se coucher tôt, se dépolluer l’esprit en ayant du temps pour s’enrichir intérieurement, s’ouvrir au monde, voyager, sourire, rire, vivre avec le sentiment euphorisant d’une liberté retrouvée.

Ni télévision, ni micro-onde, ni four, ni machine à laver, ni canapé, ni meuble inutile.

Voici pour le moment mes quelques possessions (encore trop nombreuses à mon goût) :

Cuisine

– Une monoplaque de cuisson à induction,
– 2 casseroles,
– 1 poêle,
– 4 bols,
– des couverts,
– 1 tasse et 2 verres,
– 1 bouilloire,
– 1 presse agrume,
– 1 petit mixeur,
– des chiffons de cuisine,
– 1 frigo petit format.

Je suis végétarien. Donc pas de viande, pas de poisson (mais encore des œufs et du fromage… pour le moment), pas de cuisine compliquée, pas de friture (donc pas besoin de hôte aspirante), pas de four, pas de micro-onde. Le moins possible de nourriture transformée. Des plats essentiels, simples et nourrissants et bio si possible. Fruits et légumes. Légumineuses. Graines. Céréales. Féculents.

Pates. Riz. Eau. Alcool avec grande modération.

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Plus de lit, de table de nuit, d’armoire, de commode etc.

– 1 excellent futon type japonais, repliable en 3. Vous pouvez vous en servir comme sofa. Je dors excellemment bien.
– 1 couette,
– 1 oreiller,
– 2 jeux de draps et housses.

Je dors à même le sol. Mon dos me remercie. Le couchage est aéré et rangé chaque matin.

Vêtements

J’ai donné beaucoup. Et je dois encore optimiser (j’use encore 40 pièces de vêtement – ce qui est énorme). Pas de lave-linge. J’utilise le lavomatic de ma commune pour quelques euros.

– 1 penderie mobile dans la pièce.

Pas de stress le soir pour choisir ses vêtements du lendemain (par exemple le fondateur et CEO de Facebook utilise les mêmes t-shirts et sweats chaque jour).

– 6 chemises,
– 5 T-shirts,
– 5 paires de pantalons,
– 3 sweats à capuche,
– 1 polaire,
– 2 vestes de costumes,
– 1 manteau,
– 1 parka imperméable,
– 1 veste polaire,
– 1 short,
– 1 maillot de bain,
– 1 pantalon multi-poches adéquat pour le camping/randonnée,
– 5 paires de chaussures,
– 1 paire de sandales,
– 2 ceintures,
– 2 pulls over,
– des sous-vêtements.

Je commence à remplacer au fur et à mesure ces pièces par des vêtements dits « techniques », de qualité supérieure, pratique, durable (ex. chemises sans repassage, t-shirts hautes performances etc.). Les couleurs sont assez neutres ou uniformes (blanc, gris, noir, bleu) pour pouvoir se combiner entre eux.

Salon/bureau

Pas de TV (la meilleure chose à faire est de se débarrasser de cet engin infernal). Donc pas de meuble TV. Pas de canapé. Un vieux fauteuil.

– 1 chaise pliable en bois.
– 1 table basse toute simple faite maison.
– 1 bibliothèque.
– 1 bureau tout simple fait maison.

Et c’est bien suffisant.

Salle de bain

Une salle de bain vide est un bonheur dès le matin.

– 1 savon naturel,
– du bicarbonate,
– rasoirs et accessoires,
– brosse à dent électrique,
– 3 serviettes de bain.

Objets divers

– livres (encore trop – je dois en donner/vendre),
– sacs à dos de diverses tailles,
– instruments de musique,
– appareils électroniques divers (ordinateurs, enceintes HIFI etc.),
– pleins d’objets liés à mes passions (dont la magie) – un tri s’impose.

La grande question est : mais quand tu reçois du monde, comment fais-tu ?

La réponse est : on improvise. Dans la joie et la bonne humeur. Il suffit de pas grand-chose pour passer un bon moment convivial. Ou alors, changez d’amis.

Se lever le matin dans une pièce épurée est jouissif. Faire le ménage complet ne prend que quelques minutes. Le minimalisme permet des gains d’argent qui peuvent être considérables à la longue.

 


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Notre temps si précieux est sauvegardé. Notre santé s’améliore. Nous nous concentrons sur l’essentiel. Nous sommes plus proches des êtres aimés. Notre vision du monde change. Malgré nos soucis et les aléas de la vie, notre esprit, le moteur de l’âme, renoue avec l’optimisme, la clarté, l’envie.

Simplifier votre monde vous ouvrira la porte à une vie magnifique, plus proche des considérations de la nature et de sa survie. Par le moins et mieux consommer.

Seulement 32 000 jours. C’est notre banque de temps (optimiste). Cherchons l’essentiel. La vie est courte.

Je terminerai par cette citation de Eminescu, poète roumain: « La vie est un bien perdu pour celui qui ne l’a pas vécue comme il l’aurait voulu ».

Moins et mieux, vers la simplicité et la vraie richesse.

 

 

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