Le point de vue de… Eléonore

Hello les Cactus !


Aujourd’hui c’est Eléonore qui répond à nos questions.


1/ Bonjour Eléonore qui es-tu ?

Bonjour, je m’appelle Eléonore, je suis céramiste, j’ai 35 ans, j’habite en Alsace dans le Haut-Rhin.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

A Guebwiller, la ville a mis en place un système de tri des déchets obligatoire pour tous  les habitants et qui se solde par une amende si on fait trop de déchets standards non recyclables. Ici en plus si tu ne finis pas ton assiette spontanément le restaurateur te propose un dogy-bag, je n’avais jamais osé demander avant l’Alsace.

Mais je n’ai pas attendu l’Alsace, depuis toujours j’ai du mal à jeter et je n’aime pas cela, j’aime réutiliser les matériaux par exemple pour la création artistique, j’ai toujours eu envie de réparer ce qui explique ma vocation première pour le métier de restauratrice d’objets d’art. Je donne à des associations, à des amis, famille. Je mets mes vêtements dans les boites à vêtements quand ils ne sont plus utilisables ou je m’en sers comme chiffon ou comme habits cracra pour faire de la création artistique. J’ai découvert un association à Cergy le REPAIR CAFE qui permet de réparer toute sortes de choses, des cafetières, des imprimantes, des ordis, des vélos, des montres, il y a aussi une couturière. Et sinon il y a aussi le SEL (Système d’échange Local), associaiton qui permet des échanges de service et du troc moyennant une monnaie interne à l’association, Les Fagots, des vrais billets que tu obtiens en vendant tes objets lors des Blés, et que tu peux réutiliser en demandant un service par exemple repeindre une pièce, aider pour un déménagement, demander un covoiturage, en même temps on rencontre du monde. Je réutilise aussi les papiers et enveloppes pour écrire des courriers et j’achète brocante, asso comme LA RESSOURCERIE, EMMAUS, CROIX ROUGE.

Ce qui est difficile à ne plus utiliser car il génère beaucoup de déchets facilement ce sont  les cotons, sopalins et kleneex, ça me manque, je n’en achète plus mais ça me manque, enfin j’utilise les lunettes réutilisables que tu m’as cousu Sandrine! Pour les emballages dans les commerces, je fais attention aussi, le papier toilette est la prochaine étape mais j’avoue c’est dur. Et oui ça y est j’ai ma CUP aussi! Par contre je fais amende honorable mais non je n’ai pas lu le bouquin zéro déchets, la flemme. ça me fait penser que pour les bouquins c’est pareil, je les dépose dans les BOITES À LIVRES et j’en prend aussi dans les boites à livre, je suis grande consommatrice de la médiathèque à côté de chez moi. Je les vends aussi chez GIBERT ça rapporte et en plus cela est utile à des étudiants qui n’ont pas beaucoup d’argent.

Mais je fais toujours des déchets, ce sont les papiers même sur ma boite à lettre il y a un stop pub, d’ailleurs vraiment respecter en Alsace, j’ai du mal à croire c’est la première fois que ça m’arrive, les papiers imprimés recto je les utilise en verso pour du brouillons, je me bricole des cahiers avec papiers brouillons, et les autres déchets que je n’ai pas pu éliminer non plus sont les emballages alimentaires même si j’achète le plus dans des pots en verre que je vais porter au conteneur après. Je vais aussi chercher un panier de légumes chaque semaine ce qui génère zéro emballage.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le BIO c’est indispensable et ça n’aurait jamais du être autrement, mais ce qui m’énerve c’est le bla-bla autour justement, la BIOattitude, le côté branchouillard réservé aux privilégiés, le salon Marjolaine en est un exemple criant un peu caricatural sur le style de personnes qui le fréquente et ça m’énerve, ce n’est pas ça le bio pour moi !

Ce n’est pas un mode de vie, ce n’est pas une vague. On s’est rendu compte d’ailleurs que les personnes défavorisés socialement, s’alimentent très mal, plats tout préparés, boissons sucrées, alcool…Ils grossissent ou souffrent plus de diabète, maladie cardio-vasculaire, cancer, que la moyenne… Je pense que la première éducation ne devrais pas être celle des arts et de la littérature mais celle de l’assiette, car lorsque que le microbiote va bien, le cerveau fonctionne mieux et c’est un gage alors pour une société meilleure prête à l évolution des mentalités pour que la société comprenne que maintenant il est indispensable de produire et de s’alimenter bio si l’on veut sauver l’espèce humaine. Pour que le Bio soit valable il doit être généraliser et donc le seul pouvoir du consommateur ou consommacteur et d’acheter massivement bio et local. Le bio ne peut pas être autre que local, sinon ce n’est pas du Bio, l’emprunte carbone doit être quasi nulle, si l’aliment voyage de l’autre bout de la planète impactant lourdement l’environnement sur son passage c’est un non sens. Le bio est avant tout un acte militant écologique pour moi. Dans les rayons bio et les magasin bio malheureusement nous trouvons beaucoup de produits transformés, ce qui n’est pas vraiment du bio non plus, si on se penche sur les étiquettes, ils utilisent des conservateurs, colorants, huile de palme. Je trouve que le lait végétal est un produit qui ne sert à rien, apparement il n’y aurait quasiment que de l’eau dedans d’après une enquête. Quitte à ne plus boire du lait de vache autant ne plus en boire, je bois des tisanes, de la chicorée et même du chocolat à l’eau et c’est bien plus digeste. De temps en temps je m’accorde un lait de chèvre.

Le naturel, je ne sais pas trop ce que ça recouvre, car comme dirait mes grand parents, tout ce que nous utilisons est naturel, le pétrole et le plastique sont naturel car ils viennent de la nature. Pour une planète en bonne santé le pétrole devrait rester dans le sol, le problème c’est la transformation et le prélèvement des matières premières naturelles est relâchées dans la nature sans précaution comme le plastique qui jamais n’aurait jamais dû se retrouver dans l’océan et dont les poissons n’auraient jamais du en connaître le goût, c’est absurde si on y réfléchit. Mais si je répond vraiment sur le fond, oui je n’utilise plus de produit ménager astringent, je nettoie tout au citron, bicarbonate de soude et occasionnellement avec du savon noir, pour les produits de toilette, je n’utilise plus que du savon, alep, lait d’Anesse, ou savon maison fabriqué par ma belle soeur, shampoing en magasin bio, beurre de karité pour la crème, aloé véra pour les cheveux et la peau, le produit vaisselle je n’en utilise que pour les casseroles grasses, les verres, tasses, assiettes non grasses, je les nettoie à l’eau chaude uniquement.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Au quotidien, je marche, je prends le vélo, les transports en commun mais en même temps je ne conduit pas donc c’est facile, sinon je prends des douches très courtes et c’est tout je crois, le reste je l’ai dit plus haut

J’achète local et bio, je fais vivre les commerce de ma ville, je prend un panier bio dans une association qui emploi des gens en réinsertions professionnel, RESEAU COGAGNE.

J’essaye le moins possible d’acheter internet. J’ai découvert une autre asso aussi dans ma ville, dépôt-vente de producteurs locaux, des super bon produits originaux de ma région! Du miel des montagnes alentours, du vins des vignes d’à côtés, du sirop miel et thym, trop bon!! De la farine moulue du matin même, des fromages du coin comme LE LEHWALD…

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Depuis toujours en fait, mes parents m’ont sensibilisé, ils faisaient attention à l’eau, au chauffage, à l’électricité, par soucis d’économie ainsi que d’écologie, dans les années 80 la planète allait déjà mal, j’avais fait un voyage en Allemagne et je voulais aussi trier mes déchets, mais ce n’était pas possible car pour cela il faut aussi des politiques publiques, qui mettent en place un ramassage des ordures.

Mais c’était plus l’écologie, le bio ça n’existait pas en tout cas pas autour de moi à CERGY. Adolescente, fin 90 début 2000 je me suis rendue compte que la planète allait vraiment mal, avec l’augmentation des catastrophes naturelles et l’alerte régulière des scientifiques, je parlais de mon inquiétude parfois à ma famille ou à des amis et connaissances, je n’ai trouvé personne qui me croyait, tous me disaient que c’était un mythe que ça n’existait pas, que je me faisais des idées. Ensuite, il y a eu vers 2006 -2008, les documentaires de Yann Arthus Bertrand et de Nicolas Hulot, qui nous ont montré concrètement ce qui se passait en dehors de la France, il y a eu une certaine prise de conscience d’une classe d’érudit, gaucho, puis Arte a commencé ces documentaires sale temps sur la planète, le flip total! Finalement, je me suis engagée chez Greenpeace et beaucoup de ceux qui se moquaient de moi à l’époque ont compris qu’il était nécessaire de manger bio et d’agir pour la planète. Pourtant malgré la prise de conscience massive de la population, je suis pessimiste, il est trop tard, on a réagit trop tard, car la population dans sa masse n’a pas réussi à comprendre à temps le danger et pour agir l’effort aurait du être de masse depuis au moins déjà 15 ans, nous sommes sensibilisés nous les européens mais aux état unis les climatoseptiques font rage et organisent des défilés de camions qui crachent le plus possible gaz et fumée pour dire que tout ça l’écologie c’est de la connerie en un défilé ils annulent nos petits efforts quotidien d’une année entière. Et ne parlons pas des autres pays comme l’Inde ou l’Amérique du sud où des montagnes de déchets sauvages infestent le pays. Il faut absolument lire comment tout peut s’effondrer de Pablo SERVIGNE et Raphaël STEVENS, ça y est on est arrivé au pic des ressources dans un peu tout les domaines, on ne va pas avoir d’autre solution que de décroitre, quand nous ne pourrons plus extraire le pétrole, qu’il n’y aura plus d’abeilles pour nos fruits et légumes et que l’électricité se fera de plus en plus rare. C’est très sérieux, alors je me suis dit ok c’est pas grave, maintenant je profite de la vie au max tant que je bénéficie encore du confort.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

J’ai arrêté de fumer pour la santé alors j’ai commencé à lire toute sorte de livre sur l’alimentation et j’ai vu qu’une des premières choses à faire pour être mieux et qu’en plus de cela le bio et l’écologie sont en adéquation totale. Je suis allée faire du WOOFING chez un producteur de pomme bio et j’avais envie de travailler dans ce domaine…

Donc ce sont les deux bien sûr, en plus le bio est meilleur au goût.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que c’est bien et super, je ne peux pas dire le contraire, le problème c’est qu’il est déjà trop tard! Et que je trouve qu’il y a certains mouvements un peu sectaire et extrémiste.

Je suis triste et frustrée que ces mouvements ne se mettent en marche que maintenant et en colère contre tous ceux qui ne m’ont pas cru quand j’exprimais mes craintes il y a déjà 15 ou 20 ans, je regrette moi même de ne pas avoir pu prendre les devant car mon énergie était monopolisée à me battre contre de gros problèmes de santé.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcaecetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Une bonne résolution ça serait ne plus utiliser de papier toilettes, je commence un peu mais c’est dur franchement.

Mais rien de plus, le mouvement doit être collectif et planétaire pour être réellement efficace et je n’ai pas envie de me sacrifier pour d’autres qui polluent comme des porcs, genre patron du quatre quarante ou grandes multinationales, ou industrie agroalimentaire ( Monsanto, notre ami Vincent Bolloré ect.)

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

C’est la QUESTION QUI FACHE! Je suis hétéroclite, je n’aime pas la monotonie ou la monogamie et je suis contre toute forme d’idéologie, de puritanisme de la part de certains mouvements. Leurs raisonnements poussés à l’extrême ne tiennent pas, car vivre c’est polluer même si on peu limiter notre impact. Faire des efforts c’est bien mais mollo, je ne m’appèle pas Siméon le stylite qui a vécu toute sa vie en haut d’une colonne, ne se nourrissant que de pain et d’eau acheminés par une poulie, il n’a pas trop pollué lui c’est sûr!!

Tous énervement mis à part, je ne mange pas de viande au quotidien, des oeufs bio uniquement, si je suis invitée qu’on me propose de la charcuterie ou que je mange dans un bon restau qui propose de la viande rouge j’en mange, parce que c’est rare, que j’aime ça et que physiquement j’ai besoin d’un peu de protéines végétales pour avoir de l’énergie.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Pour faire les petits cahiers de brouillons, soit je prends des feuilles A4 que je plie en deux et que je couds dans leur milieu en prenant un bout de chemise cartonnée mais pas trop épaisse coloré pour la couverture. Prendre une planche en bois, un clou un marteau pour marquer les trous de la couture pour passer le fil de coton plus facilement ou alors prendre les feuilles A4 dans leur longueur, mettre quelques coups d’agrafe sur les bords longs en prenant en même temps la couverte une vieille chemise coloré entière en office de couverture, recouvrir les agrafes d’un scotch mat et ne pas hésiter et s’amuser sur la couverture, photocollage, image, dessin, graph … et voilà plus besoin d’acheter de cahier, tout en faisant du recyclage.

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Le point de vue de… Rachelle

Bonjour les Cactus.

Aujourd’hui c’est Rachelle qui répond à nos questions.

1/Bonjour Rachelle, qui es-tu ?

Hello les cactus, je m’appelle Rachelle, j’ai 27 ans et comme vous, j’essaie d’améliorer mon quotidien pour la santé de la planète, même si je suis loin du 20/20 !

2/Le zéro-déchet, ça te parle ?

Oui carrément, ça a commencé dans ma salle de bain quand j’ai abandonné les gels douches pour les savons et shampooings solides. Même sort pour les serviettes hygiéniques et les disques de coton, je suis passée aux solutions lavables donc réutilisables. Plus de sacs plastiques à la caisse, plus de fruits sous blister et plus de paille dans mon cocktail non plus. Ensuite je suis une inconditionnelle de la brocante, mais ça c’est une passion d’enfance. Je récupère et recycle énormément, les vêtements, la vaisselle, les meubles… Donner une seconde vie aux objets c’est leur éviter la poubelle.

3/Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le naturel à fond depuis mes 20 ans, c’est un réflexe pour mon corps : se soigner à la tisane et aux huiles essentielles, se colorer les cheveux au henné, nettoyer sa maison au vinaigre… Le bio c’est moins automatique, j’achète déjà beaucoup en agriculture raisonnée. Il n’y a que certains aliments que j’achète tout le temps en bio, comme le lait par exemple.

4/Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Zéro huile de palme ! Que ce soit dans l’alimentation, dans les produits ménagers (je fais ma lessive maison) ou dans la cosmétique (c’est simple, je ne me maquille plus du tout !). Je traque toutes les étiquettes. Du coup, il faut se mettre un peu au latin : « sodium palmate », « kernel palmitate » ou « huile végétale » non précisée, je les raye de ma liste ! Ensuite deuxième gros combat, l’origine des produits. Bye Bye le saumon de Norvège, les amandes de Californie et les avocats du Chili qui consomment de l’eau comme personne ! J’essaie d’acheter des produits faits exclusivement en France. Je me fournis pour le quotidien auprès des producteurs locaux, et j’ai la chance d’en avoir pas mal à Cergy-Pontoise. C’est fou quand tu habites en ville, de voir qu’il y a autant de fermes autour de chez toi qui produisent des légumes, de la viande, des œufs, du miel, etc. Pareil pour l’habillement, quand tu te rends comptes qu’un jean « Made in France » (coton italien) ça coute moins cher qu’un Levis (surtout quand tu sais comment c’est fait), tu peux privilégier l’économie circulaire de ton pays et faire un geste pour la planète sans te ruiner !

5/Quand et comment ça t’es venu ?

Ça a débuté il y a six ans, quand j’ai réalisé que des forêts entières brûlaient pour de la palme. J’ai décidé de ne plus en manger. C’est devenu un combat de tous les jours, une vraie philosophie. Ça a été mon premier vrai engagement écologique. Un peu plus militant que d’éteindre la lumière en quittant une pièce ! Comme beaucoup, le déclic vient souvent après avoir lu ou vu des documentaires sur l’environnement (comme celui sur la déforestation perpétuée par Ikea dans les forêts roumaines en toute impunité ou celui sur le business de l’avocat pas si vert que ça !). L’aspect social et politique me révolte tout autant. Ça t’ouvre les yeux sur ta manière de consommer.

6/Tu le fais pour ton bien être ou pour la planète ?

Principalement pour le facteur humain. Pour revaloriser les hommes et le savoir-faire plutôt que les grandes enseignes et l’industriel. Ensuite pour l’environnement, car quand tu passes ton premier hiver à manger de saison, des poireaux, des navets et du chou vert alors que je déteste ça, tu penses bien fort à la planète ! Mais cette philosophie de vivre mieux en harmonie avec l’environnement a forcément un impact sur ton bien être. J’ai mis du temps à le comprendre, mais ne plus mettre de Kinder dans mon estomac est un véritable cadeau pour mon corps !

7/Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je trouve toutes ses initiatives essentielles. Mais on en est encore au début et du coup et on se retrouve parfois en contradiction. On mange du végétal pour se rapprocher de la nature mais on cultive sur des milliers d’hectares à l’autre bout du monde. On privilégie l’irrigation des terres au détriment de l’accès à l’eau aux populations. On exploite de la main d’œuvre pas chère parce qu’on ne veut plus payer le prix juste. On arrête de manger de la viande mais pas du Nutella. Hélas on se rend compte que la plupart de nos objets du quotidien possèdent une empreinte écologique (et sociale) déplorable. C’est ce mode de consommation et de production en masse (élevage, agriculture, etc…) auquel nous sommes habitués qui nous éloigne de la nature. Mais chacun peut, à son échelle, faire le premier pas et faire bouger les choses, même si on ne peut pas totalement se défaire de son train de vie moderne. C’est très important d’être sensibilisé sur son impact environnemental, de vouloir mieux consommer. C’est indispensable d’en avoir pris conscience.

8/Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est-ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

LE RIZ ! Étant créole, le riz j’en consomme une quantité de dingue ! J’achète des sacs de 10kg qui viennent directement du Cambodge et çà je sais, c’est mal ! Mais quand je vois les boites de riz de Camargue vendues par paquet de 500g, je me dis qu’il y a vraiment un grand écart à faire pour y parvenir. C’est dur de se défaire de certaines habitudes mais heureusement pour moi que le riz pousse en France, c’est ma prochaine résolution !

9/La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Houlà, je vais sûrement en fâcher plus d’un. Omnivore. Je mange de la viande, parce que j’adore ça, deux à trois fois par semaine. Mais pas n’importe laquelle : locale ou labellisée, et rarement de provenance industrielle. L’idéal est de faire un tour directement à la ferme à 15min de chez moi, de voir les animaux, de juger de leur environnement et de leurs conditions de vie. Le sujet de la souffrance animale est un point crucial sur notre manière de consommer mais refuser la mort est à mon sens, une autre manière de se déconnecter de la nature.

10/Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Merci Bulles de Cactus pour cet échange ! Voici LA meilleure recette de pommes de terre au monde !
Tu prends tes patates sans les éplucher, tu les coupes en deux dans la longueur, tu mets toutes tes épices préférées dessus. Dans le four comme ça, sans huile, pendant 30min a 210°. Ça te fait des patates soufflées, croustillantes à l’extérieur et méga fondantes à l’intérieur. Aussi bonnes qu’au barbecue mais sans l’aluminium !

 

 

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