Le point de vue de Patrice Savonnier de métier

Hello les Cactus !


Aujourd’hui c’est Patrice Savonnier de métier qui répond à nos questions.


1/ Bonjour Patrice, qui es-tu ?

Patrice, j’ai 49 ans, après avoir eu 1000 vie j’ai choisi de devenir savonnier.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Absolument ! Même si dans notre activité ( la savonnerie ) la loi nous impose des normes, nous essayons de limiter nos déchets au maximum les sur emballages.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Notre activité de savonnerie respecte les matières premières ( huile… ), il nous a semblé cohérent de choisir des huiles végétales bio.
Pour colorer nos savons nous n’utilisons aucuns colorants synthétiques, uniquement des argiles et du chocolat.
Ce n’est pas forcement obligatoire, mais c’est par nos choix de consommateurs que nous préparons le monde de demain et franchement autant qu’il soit bio.

Savonnerie du vexin - savon 2 (1 sur 1)

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Je coupe l’eau pour me laver les dents ? Plus sérieusement nous avons fait le choix de n’utiliser que des énergies renouvelables en nous engageant avec enercoop ( Fournisseur d’énergie renouvelable et responsable ).

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Je suis d’une génération qui n’a pas uniquement vécu hors sol, le respect de la Terre avait déjà du sens pour moi . Il suffit d’y ajouter les excès de l’industrie agro-alimentaire et voilà. Ensuite un parcours qui doit être classique intérêt pour la permaculture, pour les circuit courts et décroissance .

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Aujourd’hui avoir pris conscience des dérives du système futile et consumériste et essayer, à humble échelle, de le changer apporte en plus des biens faits direct une énorme satisfaction personnelle.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous raconter la fable du colibri mais je pense que le mouvement de fond qui se met en place peux réellement changer les choses, ce ne sera pas une révolution mais une évolution. Moins rapide mais peut être plus en profondeur.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcaecetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Partir vivre à la campagne et devenir auto suffisant, mais entre la vie de famille et la création de la savonnerie ce projet reste pour l’instant dans les cartons. Après le Vexin nous offrira peut être un bon compromis.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Omni raisonné, nous avons fait le choix de consommer différemment et cela ce passe plutôt bien.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Une recette très compliquée le beurre d’aloé :

Ingredients:

50% d’aloé vera
50% de beurre de coco

Recette:

Faire fondre la coco au bain marie. Une fois fondu, Ajoutez ensuite l’aloé vera.
Émulsionner* l’ensemble.
Stocker le tout au frais, fini !

Ce produit est magique pour hydrater la peau !

Patrice Savonnier 

Savonnerie du vexin - bougie (1 sur 1)


Les liens vers la savonnerie du Vexin 

Le SITE INTERNET de la savonnerie
La BOUTIQUE EN LIGNE
La page FACEBOOK de la savonnerie

bannière-articles-invités

Publicités

J’ai des passions polluantes et je le vis bien #2 : Le tatouage !

Hello le cactus !

Vous vous souvenez de mon premier article sur mes passions polluante ? C’était plutôt gentillet, quelques feuilles de papier à recycler, pour une passion facilement compréhensible.

Je passe au niveau supérieur avec cette passion qui, elle, est beaucoup plus polluante, déjà, et qui peut en diviser plus d’un mais qui me fait vraiment plaisir (et qui peut virer à l’obsession même), j’ai nommé, le tatouage !

Pourquoi c’est polluant ?

Il suffit d’aller se faire tatouer ne serait-ce qu’une seule fois, même un tout petit motif, pour s’apercevoir du gâchis que ça représente : par mesure d’hygiène (absolument nécessaire, attention !!), le tatoueur doit protéger tout son matériel avec du cellophane, utiliser des aiguilles à usage unique, des gants à usages uniques, des pots d’encre à usage unique et beaucoup de sopalin. Alors ajoutez  ça l’engouement ces dernières années autour du tatouage et le nombre de tatoués qui augmente…

PAS ZD DU TOUT !

Pourquoi j’aime quand même ?

J’aime quand même pour les mêmes raisons que je dessine : j’aime l’art sous toutes ses formes, j’admire de nombreux artistes et les tatoueurs en font très largement partie. Si j’étais propriétaire d’une maison ou d’un appartement avec l’idée de rester un moment au même endroit, j’achèterais surement des sérigraphies, reproductions, posters (oui, je n’ai pas vraiment les moyens de m’acheter des tableaux…) pour les avoir sous les yeux au quotidien. Mais ce n’est pas le cas. L’idée donc de me faire tatouer est d’avoir l’oeuvre d’un artiste sur moi. De pouvoir l’observer et de le voir évoluer avec le temps. D’ailleurs, j’en ai un que je ne vois pas trop par son emplacement, j’oublie son existence donc j’ai eu besoin d’en avoir un que je puisse voir tout le temps.

Au delà de ça, parce qu’il s’agit tout de même de se faire injecter de l’encre sous la peau, j’aime l’acte, le moment du tatouage. Il y a un truc dans le fait de se faire tatouer qui m’électrise et me donne sans cesse envie d’y retourner. Comprenne qui pourra (ceux qui sont déjà passés sous les aiguilles sûrement).

Pourquoi j’assume et comment je m’arrange avec ma conscience ?

J’assume déjà parce que je suis persuadée que nous avons besoin de futile. Nous ne pouvons pas faire uniquement des choses utiles, sinon, nous pourrions manger le même plat tous les jours (pourvu qu’il soit équilibré), avoir 2 fois la même tenue et s’en contenter, ne plus faire de sport ou uniquement du footing (ce qu’il y a de plus minimaliste), ne plus écouter de musique, ne plus regarder de films… j’exagère volontairement mais le tatouage ne sert ni plus ni moins que d’aimer cuisiner ou lire.

Et si j’essaie au quotidien de générer le moins de déchets possibles, forcément, ceux produits par le tatouage me titillent, mais disons que je m’arrange avec ma conscience par quelques subterfuges.

Déjà, je ne me fais pas tatouer tous les deux jours. Je l’ai fait il y a 8 ans puis 3 fois ces deux dernières années. J’aimerais bien y retourner 2 fois d’ici décembre. Ce n’est pas comme si je laissais volontairement ma voiture tourner 8h par jour. Mais ce n’est pas parce que c’est moins pire que c’est bien.

En revanche, j’ai constaté quelque chose d’intéressant depuis que que j’ai un tatouage visible : je consomme beaucoup moins de fringues et de cosmétiques ! Et quand je dis beaucoup moins, c’est après avoir passé presque 10 ans à changer de coupe de cheveux et de couleur de cheveux tous les mois (ni bio, ni ZD, ni mini), me maquiller tous les jours et acheter tous les mois des nouveaux cosmétiques (fonds de teint, mascaras, eye-liners, fards, blushs, vernis à ongles, rouges à lèvres…), acheter aussi des tonnes fringues parce que j’en avais « besoin »… je ressens beaucoup moins cette envie.

Je ne me maquille quasiment plus, je me contente d’un mascara que j’ai depuis presque 1 an et d’un eye-liner. J’ai toujours un faible pour les vernis à ongles mais je me soignerai quand ils seront finis (j’en ai encore une quinzaine…), en tout cas je n’en achète plus de nouveaux.

Et les fringues, quelle révolution ! Je me contente de basiques et de quelques pièces originales mais comme j’ai la sensation que mon tatouage constitue déjà quelque chose d’original, je ne me focalise plus du tout sur le fait d’avoir un « style » vestimentaire (ce qui m’obsédait auparavant).

Idem pour mes cheveux qui sont naturels depuis plus d’un an et je vais chez le coiffeur une à deux fois par an. Je ne ressens plus le besoin de changer de tête à tout va !

Je me contente beaucoup plus au naturel…

Pour conclure, certes, cette passion est polluante, mais à côté de ça, j’ai réduit plus de 10 fois les déchets que je produisais en cosmétiques/ vêtements/ colorations chimiques. Et le tatouage me paraît être un domaine bien plus noble car artistique que d’acheter des fards à paupières chez Loréol pour ne pas le nommer. Du coup, comme j’achète moins, je tente d’acheter mieux, en me tournant vers du fait maison ou des marques éthiques (pour être honnête j’en suis encore à terminer les produits qu’il me reste mais ce que je devrais racheter je le rachèterai chez des marques responsables, bio ou made in france)(sauf que comme je les utilise moins, je mets beaucoup plus de temps à les terminer, c’est pas plus mal !).

Pour aller plus loin, il y a également moyen de choisir des tatoueurs qui font attention à ce qu’ils utilisent puisqu’il existe des tatoueurs vegans ! Encres non testées sur des animaux et qui ne soient pas d’origine animale, soins vegans, tout pour alléger l’impact écologique dû au tatouage.

Et c’est le cas de ma dernière tatoueuse !

Et vous, bande de pollueurs ? Vous avez des passions honteuses ?

 

bannière-marine