Le point de vue de… Eléonore

Hello les Cactus !


Aujourd’hui c’est Eléonore qui répond à nos questions.


1/ Bonjour Eléonore qui es-tu ?

Bonjour, je m’appelle Eléonore, je suis céramiste, j’ai 35 ans, j’habite en Alsace dans le Haut-Rhin.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

A Guebwiller, la ville a mis en place un système de tri des déchets obligatoire pour tous  les habitants et qui se solde par une amende si on fait trop de déchets standards non recyclables. Ici en plus si tu ne finis pas ton assiette spontanément le restaurateur te propose un dogy-bag, je n’avais jamais osé demander avant l’Alsace.

Mais je n’ai pas attendu l’Alsace, depuis toujours j’ai du mal à jeter et je n’aime pas cela, j’aime réutiliser les matériaux par exemple pour la création artistique, j’ai toujours eu envie de réparer ce qui explique ma vocation première pour le métier de restauratrice d’objets d’art. Je donne à des associations, à des amis, famille. Je mets mes vêtements dans les boites à vêtements quand ils ne sont plus utilisables ou je m’en sers comme chiffon ou comme habits cracra pour faire de la création artistique. J’ai découvert un association à Cergy le REPAIR CAFE qui permet de réparer toute sortes de choses, des cafetières, des imprimantes, des ordis, des vélos, des montres, il y a aussi une couturière. Et sinon il y a aussi le SEL (Système d’échange Local), associaiton qui permet des échanges de service et du troc moyennant une monnaie interne à l’association, Les Fagots, des vrais billets que tu obtiens en vendant tes objets lors des Blés, et que tu peux réutiliser en demandant un service par exemple repeindre une pièce, aider pour un déménagement, demander un covoiturage, en même temps on rencontre du monde. Je réutilise aussi les papiers et enveloppes pour écrire des courriers et j’achète brocante, asso comme LA RESSOURCERIE, EMMAUS, CROIX ROUGE.

Ce qui est difficile à ne plus utiliser car il génère beaucoup de déchets facilement ce sont  les cotons, sopalins et kleneex, ça me manque, je n’en achète plus mais ça me manque, enfin j’utilise les lunettes réutilisables que tu m’as cousu Sandrine! Pour les emballages dans les commerces, je fais attention aussi, le papier toilette est la prochaine étape mais j’avoue c’est dur. Et oui ça y est j’ai ma CUP aussi! Par contre je fais amende honorable mais non je n’ai pas lu le bouquin zéro déchets, la flemme. ça me fait penser que pour les bouquins c’est pareil, je les dépose dans les BOITES À LIVRES et j’en prend aussi dans les boites à livre, je suis grande consommatrice de la médiathèque à côté de chez moi. Je les vends aussi chez GIBERT ça rapporte et en plus cela est utile à des étudiants qui n’ont pas beaucoup d’argent.

Mais je fais toujours des déchets, ce sont les papiers même sur ma boite à lettre il y a un stop pub, d’ailleurs vraiment respecter en Alsace, j’ai du mal à croire c’est la première fois que ça m’arrive, les papiers imprimés recto je les utilise en verso pour du brouillons, je me bricole des cahiers avec papiers brouillons, et les autres déchets que je n’ai pas pu éliminer non plus sont les emballages alimentaires même si j’achète le plus dans des pots en verre que je vais porter au conteneur après. Je vais aussi chercher un panier de légumes chaque semaine ce qui génère zéro emballage.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le BIO c’est indispensable et ça n’aurait jamais du être autrement, mais ce qui m’énerve c’est le bla-bla autour justement, la BIOattitude, le côté branchouillard réservé aux privilégiés, le salon Marjolaine en est un exemple criant un peu caricatural sur le style de personnes qui le fréquente et ça m’énerve, ce n’est pas ça le bio pour moi !

Ce n’est pas un mode de vie, ce n’est pas une vague. On s’est rendu compte d’ailleurs que les personnes défavorisés socialement, s’alimentent très mal, plats tout préparés, boissons sucrées, alcool…Ils grossissent ou souffrent plus de diabète, maladie cardio-vasculaire, cancer, que la moyenne… Je pense que la première éducation ne devrais pas être celle des arts et de la littérature mais celle de l’assiette, car lorsque que le microbiote va bien, le cerveau fonctionne mieux et c’est un gage alors pour une société meilleure prête à l évolution des mentalités pour que la société comprenne que maintenant il est indispensable de produire et de s’alimenter bio si l’on veut sauver l’espèce humaine. Pour que le Bio soit valable il doit être généraliser et donc le seul pouvoir du consommateur ou consommacteur et d’acheter massivement bio et local. Le bio ne peut pas être autre que local, sinon ce n’est pas du Bio, l’emprunte carbone doit être quasi nulle, si l’aliment voyage de l’autre bout de la planète impactant lourdement l’environnement sur son passage c’est un non sens. Le bio est avant tout un acte militant écologique pour moi. Dans les rayons bio et les magasin bio malheureusement nous trouvons beaucoup de produits transformés, ce qui n’est pas vraiment du bio non plus, si on se penche sur les étiquettes, ils utilisent des conservateurs, colorants, huile de palme. Je trouve que le lait végétal est un produit qui ne sert à rien, apparement il n’y aurait quasiment que de l’eau dedans d’après une enquête. Quitte à ne plus boire du lait de vache autant ne plus en boire, je bois des tisanes, de la chicorée et même du chocolat à l’eau et c’est bien plus digeste. De temps en temps je m’accorde un lait de chèvre.

Le naturel, je ne sais pas trop ce que ça recouvre, car comme dirait mes grand parents, tout ce que nous utilisons est naturel, le pétrole et le plastique sont naturel car ils viennent de la nature. Pour une planète en bonne santé le pétrole devrait rester dans le sol, le problème c’est la transformation et le prélèvement des matières premières naturelles est relâchées dans la nature sans précaution comme le plastique qui jamais n’aurait jamais dû se retrouver dans l’océan et dont les poissons n’auraient jamais du en connaître le goût, c’est absurde si on y réfléchit. Mais si je répond vraiment sur le fond, oui je n’utilise plus de produit ménager astringent, je nettoie tout au citron, bicarbonate de soude et occasionnellement avec du savon noir, pour les produits de toilette, je n’utilise plus que du savon, alep, lait d’Anesse, ou savon maison fabriqué par ma belle soeur, shampoing en magasin bio, beurre de karité pour la crème, aloé véra pour les cheveux et la peau, le produit vaisselle je n’en utilise que pour les casseroles grasses, les verres, tasses, assiettes non grasses, je les nettoie à l’eau chaude uniquement.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Au quotidien, je marche, je prends le vélo, les transports en commun mais en même temps je ne conduit pas donc c’est facile, sinon je prends des douches très courtes et c’est tout je crois, le reste je l’ai dit plus haut

J’achète local et bio, je fais vivre les commerce de ma ville, je prend un panier bio dans une association qui emploi des gens en réinsertions professionnel, RESEAU COGAGNE.

J’essaye le moins possible d’acheter internet. J’ai découvert une autre asso aussi dans ma ville, dépôt-vente de producteurs locaux, des super bon produits originaux de ma région! Du miel des montagnes alentours, du vins des vignes d’à côtés, du sirop miel et thym, trop bon!! De la farine moulue du matin même, des fromages du coin comme LE LEHWALD…

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Depuis toujours en fait, mes parents m’ont sensibilisé, ils faisaient attention à l’eau, au chauffage, à l’électricité, par soucis d’économie ainsi que d’écologie, dans les années 80 la planète allait déjà mal, j’avais fait un voyage en Allemagne et je voulais aussi trier mes déchets, mais ce n’était pas possible car pour cela il faut aussi des politiques publiques, qui mettent en place un ramassage des ordures.

Mais c’était plus l’écologie, le bio ça n’existait pas en tout cas pas autour de moi à CERGY. Adolescente, fin 90 début 2000 je me suis rendue compte que la planète allait vraiment mal, avec l’augmentation des catastrophes naturelles et l’alerte régulière des scientifiques, je parlais de mon inquiétude parfois à ma famille ou à des amis et connaissances, je n’ai trouvé personne qui me croyait, tous me disaient que c’était un mythe que ça n’existait pas, que je me faisais des idées. Ensuite, il y a eu vers 2006 -2008, les documentaires de Yann Arthus Bertrand et de Nicolas Hulot, qui nous ont montré concrètement ce qui se passait en dehors de la France, il y a eu une certaine prise de conscience d’une classe d’érudit, gaucho, puis Arte a commencé ces documentaires sale temps sur la planète, le flip total! Finalement, je me suis engagée chez Greenpeace et beaucoup de ceux qui se moquaient de moi à l’époque ont compris qu’il était nécessaire de manger bio et d’agir pour la planète. Pourtant malgré la prise de conscience massive de la population, je suis pessimiste, il est trop tard, on a réagit trop tard, car la population dans sa masse n’a pas réussi à comprendre à temps le danger et pour agir l’effort aurait du être de masse depuis au moins déjà 15 ans, nous sommes sensibilisés nous les européens mais aux état unis les climatoseptiques font rage et organisent des défilés de camions qui crachent le plus possible gaz et fumée pour dire que tout ça l’écologie c’est de la connerie en un défilé ils annulent nos petits efforts quotidien d’une année entière. Et ne parlons pas des autres pays comme l’Inde ou l’Amérique du sud où des montagnes de déchets sauvages infestent le pays. Il faut absolument lire comment tout peut s’effondrer de Pablo SERVIGNE et Raphaël STEVENS, ça y est on est arrivé au pic des ressources dans un peu tout les domaines, on ne va pas avoir d’autre solution que de décroitre, quand nous ne pourrons plus extraire le pétrole, qu’il n’y aura plus d’abeilles pour nos fruits et légumes et que l’électricité se fera de plus en plus rare. C’est très sérieux, alors je me suis dit ok c’est pas grave, maintenant je profite de la vie au max tant que je bénéficie encore du confort.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

J’ai arrêté de fumer pour la santé alors j’ai commencé à lire toute sorte de livre sur l’alimentation et j’ai vu qu’une des premières choses à faire pour être mieux et qu’en plus de cela le bio et l’écologie sont en adéquation totale. Je suis allée faire du WOOFING chez un producteur de pomme bio et j’avais envie de travailler dans ce domaine…

Donc ce sont les deux bien sûr, en plus le bio est meilleur au goût.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que c’est bien et super, je ne peux pas dire le contraire, le problème c’est qu’il est déjà trop tard! Et que je trouve qu’il y a certains mouvements un peu sectaire et extrémiste.

Je suis triste et frustrée que ces mouvements ne se mettent en marche que maintenant et en colère contre tous ceux qui ne m’ont pas cru quand j’exprimais mes craintes il y a déjà 15 ou 20 ans, je regrette moi même de ne pas avoir pu prendre les devant car mon énergie était monopolisée à me battre contre de gros problèmes de santé.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcaecetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Une bonne résolution ça serait ne plus utiliser de papier toilettes, je commence un peu mais c’est dur franchement.

Mais rien de plus, le mouvement doit être collectif et planétaire pour être réellement efficace et je n’ai pas envie de me sacrifier pour d’autres qui polluent comme des porcs, genre patron du quatre quarante ou grandes multinationales, ou industrie agroalimentaire ( Monsanto, notre ami Vincent Bolloré ect.)

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

C’est la QUESTION QUI FACHE! Je suis hétéroclite, je n’aime pas la monotonie ou la monogamie et je suis contre toute forme d’idéologie, de puritanisme de la part de certains mouvements. Leurs raisonnements poussés à l’extrême ne tiennent pas, car vivre c’est polluer même si on peu limiter notre impact. Faire des efforts c’est bien mais mollo, je ne m’appèle pas Siméon le stylite qui a vécu toute sa vie en haut d’une colonne, ne se nourrissant que de pain et d’eau acheminés par une poulie, il n’a pas trop pollué lui c’est sûr!!

Tous énervement mis à part, je ne mange pas de viande au quotidien, des oeufs bio uniquement, si je suis invitée qu’on me propose de la charcuterie ou que je mange dans un bon restau qui propose de la viande rouge j’en mange, parce que c’est rare, que j’aime ça et que physiquement j’ai besoin d’un peu de protéines végétales pour avoir de l’énergie.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Pour faire les petits cahiers de brouillons, soit je prends des feuilles A4 que je plie en deux et que je couds dans leur milieu en prenant un bout de chemise cartonnée mais pas trop épaisse coloré pour la couverture. Prendre une planche en bois, un clou un marteau pour marquer les trous de la couture pour passer le fil de coton plus facilement ou alors prendre les feuilles A4 dans leur longueur, mettre quelques coups d’agrafe sur les bords longs en prenant en même temps la couverte une vieille chemise coloré entière en office de couverture, recouvrir les agrafes d’un scotch mat et ne pas hésiter et s’amuser sur la couverture, photocollage, image, dessin, graph … et voilà plus besoin d’acheter de cahier, tout en faisant du recyclage.

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Le point de vue de Jessie

Hello les Cactus !


Aujourd’hui c’est Jessie qui répond à nos questions.


1/ Bonjour Jessie, qui es-tu ?

Salut ! Je suis Jessie, 28 ans, correctrice indépendante et étudiante en master Littérature de jeunesse.

Je tiens aussi un blog sur les livres de développement personnel : Le Livre qu’il me faut

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Ça me parle oui mais je ne pratique pas. Malheureusement, ma poubelle est bien remplie. Il va vraiment falloir que je fasse quelque chose pour diminuer les emballages. Merci pour cette interview car ça va me donner l’occasion de me renseigner un peu plus sur le sujet et de mettre en place quelques astuces faciles déjà. On fait le point là-dessus dans un an ?

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le Bio ne devrait pas exister. Ça devrait être la règle et pas l’exception. Il y a 100 ans, tout était Bio non ?

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Là, comme ça, j’ai l’impression de pas faire grand-chose, honnêtement. Mais j’ai quelques exemples tout de même : j’évite de tirer la chasse d’eau pour un pipi. Je ne le fais qu’une fois sur deux. J’utilise des lingettes démaquillantes lavables (merci Sandrine !). J’ai aussi une coupe menstruelle. Ah bah ça, c’est du zéro-déchet ! Au lieu d’acheter des bouteilles d’eau en plastique, j’embarque une gourde avec moi (puis franchement, c’est économique aussi). J’essaie aussi d’utiliser des produits naturels pour faire le ménage : bicarbonate de soude, vinaigre… Il y a sûrement d’autres petites choses auxquelles je ne pense pas, mais globalement, je sais que je pourrais en faire beaucoup plus.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Je ne saurais pas dire exactement.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Je le fais pour la planète.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je trouve ça très bien. Je ne vois pas comment on pourrait critiquer tout ça. Que du positif.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcaecetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

N’utiliser que des produits sains pour faire le ménage et pour le corps. Il me reste pas mal de produits « chimiques » à finir, et je n’ai pas l’intention de les jeter à la poubelle non plus, alors je les termine et le but ensuite sera de n’acheter que du nature.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Omni. Petite, je n’aimais pas la viande. Mais on m’a tellement répété qu’il fallait en manger, que c’était bon pour la santé, que j’ai fini par céder. Cela dit, on ne fera pas manger de gibier ou de steak saignant. Finalement, j’en mange très peu. J’ai essayé de ne plus en manger, j’ai tenu une semaine. Ayant eu des problèmes avec la nourriture (longues périodes où je mangeais très peu, dégoût), je n’ai pas vraiment envie de me priver de quoi que ce soit maintenant que j’ai repris du plaisir à manger.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Hm… Tu veux une bibliothèque pas chère ? Tu peins une palette et voilà ça que ça donne :

Meuble Palette


 

Le blog de Jessie :  Le livre qu’il me faut

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Bulles de Cactus c’est vous ! Et si vous participiez à l’aventure ?

Hello les cactus

Parce que ça fait plus d’un an que vous nous lisez et que vous êtes déjà plus de 500 à être abonné à notre blog, c’est naturellement que nos lectrices et lecteurs passent avant tout !
Nous avons besoin de votre avis, de vos suggestions, les contenus que vous aimeriez retrouver sur notre blog…

Nous vous avons concocté un questionnaire rien que pour vous !

À quel heure lis-tu nos articles ?
Quel(s) sujet(s) souhaites-tu voir sur notre blog ?

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Alors, à vous de vous exprimer, nous sommes toutes ouïes !


Et si vous nous donniez votre point de vue ?

Vous connaissez déjà notre catégorie « le point de vue de …  » ?
Comme celui de Chrysostome ou encore celui de Rachelle qui nous expliquent comment ils vivent le Bio, le zéro déchet…
Vous nous inspirez et partager votre point de vue permet à ce blog de grandir encore un peu plus chaque jour.

Et si notre prochain point de vue c’était vous ?

Si l’aventure vous dit répondez au questionnaire en indiquant en bas du questionnaire si tu es pour ou contre et nous te recontacterons 😉

Nous serions très heureuses de vous avoir avec nous dans l’aventure bulles de Cactus !

 

Le point de vue de… Anne Sophie !

BONJOUR LES CACTUS

 

Aujourd’hui c’est Anne Sophie qui répond à nos questions.


1/ Bonjour Anne-Sophie, qui es-tu ?

​Je suis une bientôt quadra avec de jolies rides, maman de 2 jeunes garçons (de vrais beaux gosses mais je manque cruellement d’objectivité), j’habite en région parisienne mais je rêve d’ailleurs, je travaille dans une entreprise qui offre des fruits toutes les semaines à ses salariés, et je suis une passionnée de photographie.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

​Oui, ça me parle, ça m’attire, ça me fait rêver mais ça ne va pas plus loin. J’ai l’impression que c’est un mode de vie inaccessible parce que ça demande de changer mon quotidien, mes habitudes, ma zone de confort et ça me paraît insurmontable avec ma vie actuelle. Ça demande du temps et je ne le prends pas car il est occupé par d’autres intérêts.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

​Pour le Bio, ni l’un ni l’autre. J’ai envie de croire que de manger bio est meilleur pour la santé mais je ne suis pas dupe : le 100% bio n’existe pas. On peut s’en rapprocher mais même si on cultive quelques fruits et légumes bio dans son jardin, il n’en reste pas moins que les sols et les eaux sont pollués. Et puis, derrière les labels bio se cache un marché très porteur donc nous ne sommes pas à l’abri d’escroqueries. Donc le bio pour moi est un critère important dans ma façon de consommer (ce n’est donc ​pas du blabla). Je me dis que ça peut limiter la casse. Mais je reste lucide.

Quant au naturel, c’est très attirant, surtout lorsque l’on voit tous les produits chimiques qui composent nombre de produits dans les rayons des supermarchés. Je regarde beaucoup sur internet les « recettes de grand-mères » pour faire sa propre lessive, son dentifrice, ses produits ménagers mais je ne me libère pas de temps pour ça. Par fainéantise, sans nul doute 😉 Les habitudes de consommation ont la vie dure!

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Je ne suis pas un bon exemple. Mes (petites) actions sont fluctuantes. Un coup je vais demander aux enfants (et à mon mari) de fermer le robinet quand ils se lavent les dents et après je vais laisser couler l’eau de la douche… J’essaie de trier un maximum mes déchets mais si la poubelle est trop chargée, je fais des impasses. De temps en temps, quand j’ai un regain de motivation, je mets les déchets végétaux de côté, soit pour les poules de ma voisine, soit pour le composteur mais la plupart du temps, la flemme me reprend et il est plus facile de tout jeter à la poubelle.
Dernièrement, j’ai installé le navigateur Lilo par défaut sur mon PC (et j’ai proposé à l’entreprise où je travaille de faire la même chose). Il compense la consommation de carbone liée aux recherches sur internet (ah, c’est que ça consomme beaucoup d’énergie de surfer sur internet, si, si !) et permet de financer (un peu) des projets environnementaux et sociaux. J’ai envoyé mes 1ères « gouttes » (un clic = une goutte d’eau) à une association pour la défense de la vie marine.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

​La réelle prise de conscience est venue lors de la 1ère grossesse. Tu as cet instinct de protection qui te vient. Ça commence par la nourriture qui est de plus en plus bio. Tu te poses des questions sur les couches : jetables ou lavables ? Les crèmes pour les enfants, les shampoings. Et puis, quant ton fils de 8 ans revient de l’école en te parlant écologie, ça amène à réfléchir aussi.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

​ »Les deux mon capitaine ». Ce qui va à l’un va à l’autre. ​

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

 

​C’est top ! J’admire les gens qui atteignent le stade du zéro déchet ou qui parviennent à vivre en auto-suffisance​. lls ont une réelle volonté de faire bouger les choses et ça commence par leur mode de vie. Je garde espoir que mes réflexions m’amènent un jour aux actions. Mais on n’y est pas encore…

 

 8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

​Devenir végétarienne serait un 1er pas puis parvenir au 0 déchets le 2ème ! Ça serait top, non ?
​J’ai essayé de ne plus manger de viande mais :
1) ​je n’arrive pas à m’en passer (la seule chose que j’ai réussi à faire, et ça en a fait sourire plus d’un-e, c’est d’arrêter de manger les bébés – le veau et l’agneau donc),
2) ça me paraît insurmontable de changer mes habitudes culinaires. Je n’aime pas cuisiner, j’ai du mal à cuisiner des nouvelles choses et faire manger mes enfants est déjà assez difficile donc sans viande, c’est la fin du monde !

Pour le 0 déchets, j’avais commencer par réutiliser des sacs en papier quand j’allais chez le primeur bio. Mais ça, c’était avant. Quand j’étais en congé maternité et que j’avais……du temps ! Pour le reste des aliments, j’aimerais bien les acheter en vrac et les ranger dans de jolies boîtes chez moi mais je fais mes courses sur le Drive. Je n’ai pas encore trouvé la solution pour concilier Drive et 0 déchets.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

​Pourquoi fâche-t-elle cette question ? 🙂
J’aimerais être végétarienne mais je n’en ai pas la volonté. Vegan, il ne faut pas pousser quand même. Je pense qu’on peut manger des œufs et boire du lait de temps en temps. Là où ça pose problème c’est la surexploitation : les poules pondeuses qui ne voient jamais le jour, les poussins mâles qui sont noyés ou broyés vifs à la naissance, les veaux séparés de leur mère, les vaches qui sont des usines sur pattes et qui finissent en steak haché après quelques années de dur labeur.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Récupérez ​les peaux de citrons et mettez-les dans votre lave-vaisselle (à retirer après 1 ou 2 lavages). Ça dégage une super odeur et c’est naturel.

 

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