J’ai des passions polluantes et je le vis bien #1 : le dessin !

Hello les cactus,

J’admire les gens comme Chrysostome, qu’on avait interviewé, et qui arrivent à allier parfaitement leurs convictions à leur mode de vie. Pour moi c’est plus compliqué, il y a des choses que j’ai réussi à ancrer dans mon quotidien, d’autres que je me force à tenir et certaines qui ne sont pas encore à l’ordre du jour.

Puis il y a les choses dont je ne pourrais pas me passer…

J’ai une passion : depuis toujours, j’aime dessiner, et pire, j’aime dessiner SUR PAPIER. Je vous laisse imaginer depuis que je suis petite le nombre de feuilles, feutres, crayons, carnets… utilisés juste par plaisir. Ce n’est ni zéro déchet, ni minimaliste car en plus il faut que je stocke chez moi ces dessins et le matériel qui va avec.

Mais je le vis bien.

Pourquoi ?

Pour ces 2 raisons :

1/ Le numérique ne résous pas tout.

Je dessine aussi en numérique, ce qui génère moins de déchets et prend moins de place, cependant j’y prends moins de plaisir… Et en plus, si en apparence le numérique parait zéro-déchet, il a néanmoins un fort impact écologique et humain.

Je mélange un peu tous les domaines du numérique et non pas seulement l’utilisation de ma tablette graphique mais si on possède une tablette graphique il est évident que nous avons un comportement qui impacte sur les points ci-dessus. Donc à ce stade à part dessiner dans le sable avec un bout de bois, je ne vois pas quoi faire d’autre. Ou arrêter de dessiner parce que ça ne « sert » à rien ?

2/ Tout ce qui n’est pas essentiel n’est pas forcément inutile

Je m’intéresse de près au minimalisme et une des règles pour se débarrasser du superflus et sortir de la surconsommation est de se demander si telle chose que l’on désire est essentielle, indispensable et si on ne l’a pas déjà. Très peu de choses sont essentielles pour vivre bien. Mais qu’en est-il des loisirs ? du plaisir trouvé dans une certaine forme de futilité (s’acheter une bougie, un parfum, un bijou, un poster… rien de tout ça n’est vital) ? quid de l’intérêt de l’art ?

Donc, pour résumer :
Si je veux garder cette activité mais la rendre plus responsable, je peux continuer de dessiner sur papier (de préférence du papier recyclé, que je mets, si je le jette, à recycler à nouveau) et me renseigner sur les crayons/stylos/feutres en matière recyclée également.

Et suite à toutes ces données sur le numérique, j’essaie de limiter mon temps sur internet, je débranche mes appareils et je n’abuse pas des clouds (qui saturent le stockage de données). Pour aller plus loin, il existe également des téléphones responsables avec le Fairphone.

Bon, soyons sérieux deux minutes, je ne pense pas me faire lyncher sur la place publique parce que je dessine sur du papier. Il y a quand même bien pire comme activité polluante, mais celles-là, je les garde pour l’article sur mes passions polluantes #2… !

 

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