Le point de vue de… Eléonore

Hello les Cactus !


Aujourd’hui c’est Eléonore qui répond à nos questions.


1/ Bonjour Eléonore qui es-tu ?

Bonjour, je m’appelle Eléonore, je suis céramiste, j’ai 35 ans, j’habite en Alsace dans le Haut-Rhin.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

A Guebwiller, la ville a mis en place un système de tri des déchets obligatoire pour tous  les habitants et qui se solde par une amende si on fait trop de déchets standards non recyclables. Ici en plus si tu ne finis pas ton assiette spontanément le restaurateur te propose un dogy-bag, je n’avais jamais osé demander avant l’Alsace.

Mais je n’ai pas attendu l’Alsace, depuis toujours j’ai du mal à jeter et je n’aime pas cela, j’aime réutiliser les matériaux par exemple pour la création artistique, j’ai toujours eu envie de réparer ce qui explique ma vocation première pour le métier de restauratrice d’objets d’art. Je donne à des associations, à des amis, famille. Je mets mes vêtements dans les boites à vêtements quand ils ne sont plus utilisables ou je m’en sers comme chiffon ou comme habits cracra pour faire de la création artistique. J’ai découvert un association à Cergy le REPAIR CAFE qui permet de réparer toute sortes de choses, des cafetières, des imprimantes, des ordis, des vélos, des montres, il y a aussi une couturière. Et sinon il y a aussi le SEL (Système d’échange Local), associaiton qui permet des échanges de service et du troc moyennant une monnaie interne à l’association, Les Fagots, des vrais billets que tu obtiens en vendant tes objets lors des Blés, et que tu peux réutiliser en demandant un service par exemple repeindre une pièce, aider pour un déménagement, demander un covoiturage, en même temps on rencontre du monde. Je réutilise aussi les papiers et enveloppes pour écrire des courriers et j’achète brocante, asso comme LA RESSOURCERIE, EMMAUS, CROIX ROUGE.

Ce qui est difficile à ne plus utiliser car il génère beaucoup de déchets facilement ce sont  les cotons, sopalins et kleneex, ça me manque, je n’en achète plus mais ça me manque, enfin j’utilise les lunettes réutilisables que tu m’as cousu Sandrine! Pour les emballages dans les commerces, je fais attention aussi, le papier toilette est la prochaine étape mais j’avoue c’est dur. Et oui ça y est j’ai ma CUP aussi! Par contre je fais amende honorable mais non je n’ai pas lu le bouquin zéro déchets, la flemme. ça me fait penser que pour les bouquins c’est pareil, je les dépose dans les BOITES À LIVRES et j’en prend aussi dans les boites à livre, je suis grande consommatrice de la médiathèque à côté de chez moi. Je les vends aussi chez GIBERT ça rapporte et en plus cela est utile à des étudiants qui n’ont pas beaucoup d’argent.

Mais je fais toujours des déchets, ce sont les papiers même sur ma boite à lettre il y a un stop pub, d’ailleurs vraiment respecter en Alsace, j’ai du mal à croire c’est la première fois que ça m’arrive, les papiers imprimés recto je les utilise en verso pour du brouillons, je me bricole des cahiers avec papiers brouillons, et les autres déchets que je n’ai pas pu éliminer non plus sont les emballages alimentaires même si j’achète le plus dans des pots en verre que je vais porter au conteneur après. Je vais aussi chercher un panier de légumes chaque semaine ce qui génère zéro emballage.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le BIO c’est indispensable et ça n’aurait jamais du être autrement, mais ce qui m’énerve c’est le bla-bla autour justement, la BIOattitude, le côté branchouillard réservé aux privilégiés, le salon Marjolaine en est un exemple criant un peu caricatural sur le style de personnes qui le fréquente et ça m’énerve, ce n’est pas ça le bio pour moi !

Ce n’est pas un mode de vie, ce n’est pas une vague. On s’est rendu compte d’ailleurs que les personnes défavorisés socialement, s’alimentent très mal, plats tout préparés, boissons sucrées, alcool…Ils grossissent ou souffrent plus de diabète, maladie cardio-vasculaire, cancer, que la moyenne… Je pense que la première éducation ne devrais pas être celle des arts et de la littérature mais celle de l’assiette, car lorsque que le microbiote va bien, le cerveau fonctionne mieux et c’est un gage alors pour une société meilleure prête à l évolution des mentalités pour que la société comprenne que maintenant il est indispensable de produire et de s’alimenter bio si l’on veut sauver l’espèce humaine. Pour que le Bio soit valable il doit être généraliser et donc le seul pouvoir du consommateur ou consommacteur et d’acheter massivement bio et local. Le bio ne peut pas être autre que local, sinon ce n’est pas du Bio, l’emprunte carbone doit être quasi nulle, si l’aliment voyage de l’autre bout de la planète impactant lourdement l’environnement sur son passage c’est un non sens. Le bio est avant tout un acte militant écologique pour moi. Dans les rayons bio et les magasin bio malheureusement nous trouvons beaucoup de produits transformés, ce qui n’est pas vraiment du bio non plus, si on se penche sur les étiquettes, ils utilisent des conservateurs, colorants, huile de palme. Je trouve que le lait végétal est un produit qui ne sert à rien, apparement il n’y aurait quasiment que de l’eau dedans d’après une enquête. Quitte à ne plus boire du lait de vache autant ne plus en boire, je bois des tisanes, de la chicorée et même du chocolat à l’eau et c’est bien plus digeste. De temps en temps je m’accorde un lait de chèvre.

Le naturel, je ne sais pas trop ce que ça recouvre, car comme dirait mes grand parents, tout ce que nous utilisons est naturel, le pétrole et le plastique sont naturel car ils viennent de la nature. Pour une planète en bonne santé le pétrole devrait rester dans le sol, le problème c’est la transformation et le prélèvement des matières premières naturelles est relâchées dans la nature sans précaution comme le plastique qui jamais n’aurait jamais dû se retrouver dans l’océan et dont les poissons n’auraient jamais du en connaître le goût, c’est absurde si on y réfléchit. Mais si je répond vraiment sur le fond, oui je n’utilise plus de produit ménager astringent, je nettoie tout au citron, bicarbonate de soude et occasionnellement avec du savon noir, pour les produits de toilette, je n’utilise plus que du savon, alep, lait d’Anesse, ou savon maison fabriqué par ma belle soeur, shampoing en magasin bio, beurre de karité pour la crème, aloé véra pour les cheveux et la peau, le produit vaisselle je n’en utilise que pour les casseroles grasses, les verres, tasses, assiettes non grasses, je les nettoie à l’eau chaude uniquement.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Au quotidien, je marche, je prends le vélo, les transports en commun mais en même temps je ne conduit pas donc c’est facile, sinon je prends des douches très courtes et c’est tout je crois, le reste je l’ai dit plus haut

J’achète local et bio, je fais vivre les commerce de ma ville, je prend un panier bio dans une association qui emploi des gens en réinsertions professionnel, RESEAU COGAGNE.

J’essaye le moins possible d’acheter internet. J’ai découvert une autre asso aussi dans ma ville, dépôt-vente de producteurs locaux, des super bon produits originaux de ma région! Du miel des montagnes alentours, du vins des vignes d’à côtés, du sirop miel et thym, trop bon!! De la farine moulue du matin même, des fromages du coin comme LE LEHWALD…

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Depuis toujours en fait, mes parents m’ont sensibilisé, ils faisaient attention à l’eau, au chauffage, à l’électricité, par soucis d’économie ainsi que d’écologie, dans les années 80 la planète allait déjà mal, j’avais fait un voyage en Allemagne et je voulais aussi trier mes déchets, mais ce n’était pas possible car pour cela il faut aussi des politiques publiques, qui mettent en place un ramassage des ordures.

Mais c’était plus l’écologie, le bio ça n’existait pas en tout cas pas autour de moi à CERGY. Adolescente, fin 90 début 2000 je me suis rendue compte que la planète allait vraiment mal, avec l’augmentation des catastrophes naturelles et l’alerte régulière des scientifiques, je parlais de mon inquiétude parfois à ma famille ou à des amis et connaissances, je n’ai trouvé personne qui me croyait, tous me disaient que c’était un mythe que ça n’existait pas, que je me faisais des idées. Ensuite, il y a eu vers 2006 -2008, les documentaires de Yann Arthus Bertrand et de Nicolas Hulot, qui nous ont montré concrètement ce qui se passait en dehors de la France, il y a eu une certaine prise de conscience d’une classe d’érudit, gaucho, puis Arte a commencé ces documentaires sale temps sur la planète, le flip total! Finalement, je me suis engagée chez Greenpeace et beaucoup de ceux qui se moquaient de moi à l’époque ont compris qu’il était nécessaire de manger bio et d’agir pour la planète. Pourtant malgré la prise de conscience massive de la population, je suis pessimiste, il est trop tard, on a réagit trop tard, car la population dans sa masse n’a pas réussi à comprendre à temps le danger et pour agir l’effort aurait du être de masse depuis au moins déjà 15 ans, nous sommes sensibilisés nous les européens mais aux état unis les climatoseptiques font rage et organisent des défilés de camions qui crachent le plus possible gaz et fumée pour dire que tout ça l’écologie c’est de la connerie en un défilé ils annulent nos petits efforts quotidien d’une année entière. Et ne parlons pas des autres pays comme l’Inde ou l’Amérique du sud où des montagnes de déchets sauvages infestent le pays. Il faut absolument lire comment tout peut s’effondrer de Pablo SERVIGNE et Raphaël STEVENS, ça y est on est arrivé au pic des ressources dans un peu tout les domaines, on ne va pas avoir d’autre solution que de décroitre, quand nous ne pourrons plus extraire le pétrole, qu’il n’y aura plus d’abeilles pour nos fruits et légumes et que l’électricité se fera de plus en plus rare. C’est très sérieux, alors je me suis dit ok c’est pas grave, maintenant je profite de la vie au max tant que je bénéficie encore du confort.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

J’ai arrêté de fumer pour la santé alors j’ai commencé à lire toute sorte de livre sur l’alimentation et j’ai vu qu’une des premières choses à faire pour être mieux et qu’en plus de cela le bio et l’écologie sont en adéquation totale. Je suis allée faire du WOOFING chez un producteur de pomme bio et j’avais envie de travailler dans ce domaine…

Donc ce sont les deux bien sûr, en plus le bio est meilleur au goût.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que c’est bien et super, je ne peux pas dire le contraire, le problème c’est qu’il est déjà trop tard! Et que je trouve qu’il y a certains mouvements un peu sectaire et extrémiste.

Je suis triste et frustrée que ces mouvements ne se mettent en marche que maintenant et en colère contre tous ceux qui ne m’ont pas cru quand j’exprimais mes craintes il y a déjà 15 ou 20 ans, je regrette moi même de ne pas avoir pu prendre les devant car mon énergie était monopolisée à me battre contre de gros problèmes de santé.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcaecetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Une bonne résolution ça serait ne plus utiliser de papier toilettes, je commence un peu mais c’est dur franchement.

Mais rien de plus, le mouvement doit être collectif et planétaire pour être réellement efficace et je n’ai pas envie de me sacrifier pour d’autres qui polluent comme des porcs, genre patron du quatre quarante ou grandes multinationales, ou industrie agroalimentaire ( Monsanto, notre ami Vincent Bolloré ect.)

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

C’est la QUESTION QUI FACHE! Je suis hétéroclite, je n’aime pas la monotonie ou la monogamie et je suis contre toute forme d’idéologie, de puritanisme de la part de certains mouvements. Leurs raisonnements poussés à l’extrême ne tiennent pas, car vivre c’est polluer même si on peu limiter notre impact. Faire des efforts c’est bien mais mollo, je ne m’appèle pas Siméon le stylite qui a vécu toute sa vie en haut d’une colonne, ne se nourrissant que de pain et d’eau acheminés par une poulie, il n’a pas trop pollué lui c’est sûr!!

Tous énervement mis à part, je ne mange pas de viande au quotidien, des oeufs bio uniquement, si je suis invitée qu’on me propose de la charcuterie ou que je mange dans un bon restau qui propose de la viande rouge j’en mange, parce que c’est rare, que j’aime ça et que physiquement j’ai besoin d’un peu de protéines végétales pour avoir de l’énergie.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Pour faire les petits cahiers de brouillons, soit je prends des feuilles A4 que je plie en deux et que je couds dans leur milieu en prenant un bout de chemise cartonnée mais pas trop épaisse coloré pour la couverture. Prendre une planche en bois, un clou un marteau pour marquer les trous de la couture pour passer le fil de coton plus facilement ou alors prendre les feuilles A4 dans leur longueur, mettre quelques coups d’agrafe sur les bords longs en prenant en même temps la couverte une vieille chemise coloré entière en office de couverture, recouvrir les agrafes d’un scotch mat et ne pas hésiter et s’amuser sur la couverture, photocollage, image, dessin, graph … et voilà plus besoin d’acheter de cahier, tout en faisant du recyclage.

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Le point de vue de Patrice Savonnier de métier

Hello les Cactus !


Aujourd’hui c’est Patrice Savonnier de métier qui répond à nos questions.


1/ Bonjour Patrice, qui es-tu ?

Patrice, j’ai 49 ans, après avoir eu 1000 vie j’ai choisi de devenir savonnier.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Absolument ! Même si dans notre activité ( la savonnerie ) la loi nous impose des normes, nous essayons de limiter nos déchets au maximum les sur emballages.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Notre activité de savonnerie respecte les matières premières ( huile… ), il nous a semblé cohérent de choisir des huiles végétales bio.
Pour colorer nos savons nous n’utilisons aucuns colorants synthétiques, uniquement des argiles et du chocolat.
Ce n’est pas forcement obligatoire, mais c’est par nos choix de consommateurs que nous préparons le monde de demain et franchement autant qu’il soit bio.

Savonnerie du vexin - savon 2 (1 sur 1)

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Je coupe l’eau pour me laver les dents ? Plus sérieusement nous avons fait le choix de n’utiliser que des énergies renouvelables en nous engageant avec enercoop ( Fournisseur d’énergie renouvelable et responsable ).

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Je suis d’une génération qui n’a pas uniquement vécu hors sol, le respect de la Terre avait déjà du sens pour moi . Il suffit d’y ajouter les excès de l’industrie agro-alimentaire et voilà. Ensuite un parcours qui doit être classique intérêt pour la permaculture, pour les circuit courts et décroissance .

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Aujourd’hui avoir pris conscience des dérives du système futile et consumériste et essayer, à humble échelle, de le changer apporte en plus des biens faits direct une énorme satisfaction personnelle.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous raconter la fable du colibri mais je pense que le mouvement de fond qui se met en place peux réellement changer les choses, ce ne sera pas une révolution mais une évolution. Moins rapide mais peut être plus en profondeur.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcaecetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Partir vivre à la campagne et devenir auto suffisant, mais entre la vie de famille et la création de la savonnerie ce projet reste pour l’instant dans les cartons. Après le Vexin nous offrira peut être un bon compromis.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Omni raisonné, nous avons fait le choix de consommer différemment et cela ce passe plutôt bien.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Une recette très compliquée le beurre d’aloé :

Ingredients:

50% d’aloé vera
50% de beurre de coco

Recette:

Faire fondre la coco au bain marie. Une fois fondu, Ajoutez ensuite l’aloé vera.
Émulsionner* l’ensemble.
Stocker le tout au frais, fini !

Ce produit est magique pour hydrater la peau !

Patrice Savonnier 

Savonnerie du vexin - bougie (1 sur 1)


Les liens vers la savonnerie du Vexin 

Le SITE INTERNET de la savonnerie
La BOUTIQUE EN LIGNE
La page FACEBOOK de la savonnerie

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#DÉFIS ANTI-GASPI – LAETITIA DE LA CHAINE « LE CORPS LA MAISON L’ESPRIT »!

Bonjour les Cactus ! 

Petit article aujourd’hui pour vous parler d’un projet menée par Laetitia de la chaine « Le Corps la maison l’esprit « .

Laetitia a sortie un livre, c’est « DEFI ANTI-GASPI« , c’est rempli d‘astuce et recette zéro déchet aux éditions MARABOUT.

laetitita le corps la maison l'esprit

 

Sur YOUTUBE en ce moment elle publie des videos en rapport avec son livre et je trouve ça très chouette, j’ai donc voulu repartager avec vous 😀

C’est le défis #ANTIGASPI sur un mois ! 

défis #antigaspi.png

 

Elle propose des vidéos comme par exemple : 
Challenge #AntiGaspi : Je cuisine mes restes ou encore Challenge #AntiGaspi : Je fabrique mon adoucissant 

 

 

Pour l’occasion Laetitia a ouvert un GROUPE FACEBOOK.

Sur le groupe Facebook se retrouve toutes les personnes qui souhaite échanger sur le sujet, se donner des conseils ou autre 😀 Déjà plus de 1800 membres ! C’est pour vous dire ! Vous allez pouvoir trouver votre bonheur sans soucie.

Voila c’est tout pour aujourd’hui 🙂

À très vite les Cactus ! 

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Le point de vue de Isabelle Céramiste !

Hello les Cactus !


Aujourd’hui c’est Isabelle sculptrice/céramiste qui répond à nos questions.


1/ Bonjour …, qui es-tu ?

Je suis graphiste et sculptrice/céramiste, nouvellement installée à la campagne après de nombreuses années passées à Paris. J’ai ouvert un atelier de céramique et d’arts plastiques (Zazcat Atelier) dans mon village où je propose des cours et des stages pour enfants et adultes.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Bien sûr. J’ai participé au festival Zéro Waste il y a deux ans et même si je faisait déjà du Zéro déchet sans le savoir, ça m’a donné envie d’aller plus loin dans la démarche. 

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le bio est imparable mais pas à n’importe quel prix et à n’importe quelle condition.
Je préfère une carotte produite en agriculture raisonnée à 5 km de chez moi à celle produite en bio en Argentine. Le naturel c’est à fond. Le factice et le bling bling ne m’intéressent pas.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

J’achète en vrac le plus possible, recycle un max et m’efforce de mettre en pratique la sobriété heureuse prônée par Pierre Rabhi. J’ai un lombricomposteur et un compost classique. Je fait très attention à ma consommation d’énergie. Je fabrique mon shampoing solide et fait beaucoup de cuisine maison. J’achète le moins possible en supermarché.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Mon intérêt pour le Zéro Déchet s’est accentué avec la découverte du livre de Béa Jonhson et surtout de la famille Pichon. Mais je suis sensible à tout ça depuis que je suis petite.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Les deux mon capitaine !

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

C’est bien si c’est fait intelligemment et avec discernement. Il faut se méfier justement de l’effet de mode et du green washing mis en place par beaucoup.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcaecetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Passer complètement au ZD, c’est parfois difficile de résister à certaines facilités. j’ai toujours mauvaise conscience après y avoir cédé mais je recommence régulièrement ;((

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Végétarienne ! ( Avec de mini accros carnivores 2 ou 3 fois par an)
1- je n’aime pas le gout de la viande
2 – je suis très sensible à la cause animale
3 – par soucis écologique et économique

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Le duo de la famille Pichon:
huile de coco avec HE de Palmarosa. Un déodorant super efficace.

Isabelle 

Zap Cat Ceramique art plastique


 

Les liens vers l’atelier d’isabelle

Sa page facebook

 

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Le point de vue de … Camille se lance

Bonjour les Cactus !

Nous avons demandé à Camille du Blog : CAMILLE SE LANCE ce qu’elle pensait de l’écologie et tout le blabla.

On vous laisse découvrir ses réponses…



1. Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Que du bien !! Plus on est de fous, plus on rit 🙂 Et même si ce n’était qu’un effet de mode (ce que je ne crois pas), et bien on aura oeuvré pour la planète pendant ce laps de temps, c’est toujours ça de gagné (oui, je préfère regarder le verre à moitié plein).

2. Le zéro-déchet, ça te parle ?

Héhé… Un peu oui, vu que genre environ 100% de mes billets parlent de ça, et qu’en dehors de ça, je parle que de ça 😀

3. Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ?

Je pense que le Bio est une très bonne chose si c’est gagnant pour tout le monde : Une meilleure alimentation pour les consommateurs, et de meilleures conditions de travail pour les personnes qui nous nourissent. Si on fait du bio de façon « industrielle », ça n’a pas de sens. Le Bio est donc un critère, mais pas le seul. Par exemple : manger des légumes de saison, et manger local sont également indispensables à mon sens…

4. Et le naturel, à fond ou à reculons ?

A fond ! Sous toutes ses formes ! Dans ma consommation au quotidien, dans mes loisirs, dans mes relations humaines, je préfère les choses naturelles 🙂

5. Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

 Je privilégie le bus et le vélo à la voiture, je ne mange quasiment plus de viande, j’achète moins de vêtements qu’avant, je viens au boulot avec mes petits restes de la veille, je bois de l’eau du robinet, je vais chez mon boulanger avec mon sac en tissu, je fais mes courses en vrac. Je ne fais rien d’extraordinaire, mais tous ces petits gestes mis bout à bout, ajoutés aux petits gestes de tous, eh bien ça compte !

6. Une bonne résolution écolo-bio-etcetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ?

Arrêter d’acheter une certaine marque de céréales au chocolat pour mon petit déjeuner. Elles doivent probalement être bourrées de trucs dégoûtants, mais je n’ose pas regarder la composition et la provenance, j’aime trop leur goût !!

7. Qu’est-ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Pour moi, le plus difficile est de réussir à faire des plats gourmands sans viande. Je ne suis pas végétarienne par goût, mais par conviction écolo. Et comme je ne suis pas un super cordon bleu à la base, je suis assez malheureuse en cuisine en ce moment parce que je ne trouve pas que mes plats soient très bons, malgré de très bons ingrédients… il faut vraiment que je me challenge en fouillant sur les blogs ou en allant trouver des recettes dans de bons bouquins… Sinon, tout le reste (notamment arriver en gros à une poubelle de 500g à deux tous les deux mois) m’a vraiment semblé très simple.

8. La seule chose que tu emporterais sur une île déserte ?

Mon chéri !! 😀 (comment ça c’est pas une chose ?!)

9. Comment t’es venue l’idée de créer ton blog ?

Ce n’est pas du tout naturel pour moi. En revanche, la belle famille tient un blog familial depuis très longtemps. Quand je suis « tombée » dans le Zéro Déchet, j’ai d’abord pensé faire un ou deux billets sur leur blog, mais plus j’y pensais, plus je voyais que j’avais 50 milliards de trucs à dire et qu’un ou deux billets ne suffiraient jamais. Le fait que mon amoureux soit développeur web m’a aidé à sauter le pas. C’est lui qui a tout fait, moi je me contente de… remplir les vides 😀

10. Si tu devais t’engager auprès d’une association ou d’un organisme, lequel choisirais-tu ?

C’est déjà chose faite puisque je suis membre du CA de notre toute jeune Association Zéro Déchet Touraine ! Au niveau national, je contribue parfois financièrement au soutien de certaines campagnes menées par Greenpeace ou par la Fondation Nicolas Hulot

11. Si tu devais tout plaquer pour changer de vie, tu ferais quoi ?

Je me construirais ma propre Tiny House, je me trouverais des supers spots, je m’installerais sur ma mini terrasse en bois, et je regarderais la nature faire sa vie… Avec un bon, bouquin, un bon appareil photo, et une grosse tasse de chocolat chaud !

 

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3 avis sur… les nouvelles technologies !

Hello les Cactus.

Les nouvelles technologies ? Qu’est ce qu’on en pense nous ? Téléphone, Cloud, iPod…


Sandrine :

À chacun sa vision sur le sujet, je pense que c’est générationnel.
Je baigne dedans depuis mon adolescence sans vraiment en être fan. J’ai toujours le même iPod depuis 10 ans qui fonctionne toujours, et je n’ai pas prévu d’en racheter un !
Au fond je n’en vois pas l’intérêt. Ou alors c’est que je n’en ai pas l’utilité.
Mon dernier achat au niveau technologique est une montre pour le sport. Mon premier réflexe était de trouver comment NE PAS RECEVOIR les notifications dessus !
Je suis pour les nouvelles technologies si c’est « nécessaire ou si ça a une réelle utilité ». Mais il faut faire attention à ne pas en dépendre sans même s’en rendre compte…

 

Laura :

Nouvelles technologies… j’ai un avis mitigé à ce sujet. Je suis rapidement larguée à ce sujet, car je m’y intéresse peu. Nouvelles technologies rime pour moi avec nouveaux gadgets même si gadget me paraît être un mot à consonance négative. Le prochain « gadget » que j’utiliserai sera sûrement la domotique, mais parce que cela me semble pratique quand l’on part et que l’on ne sait pas si l’on a bien éteint la lumière ou un radiateur programmable (ce n’est pas récent mais ça fait partie des nouvelles technologies). D’un point de vue écologique cette nouveauté me semble utile et c’est pour ça que je m’en servirai.

Mais ce mot me fait aussi énormément penser à la robotisation et c’est là où ça me pose problème. Quand je vois les robots qu’ils arrivent à créer cela me fait peur. L’être humain est amené à être remplacé dans divers domaines, c’est déjà le cas dans l’industrie automobile, du textile, de l’alimentation. BREF ! Dans l’industrie! Dans ce secteur l’Homme est remplacé par les robots.

Ou encore l’automatisation des  caisses dans les supermarchés/hypermarchés. Je pars peut être loin dans mon idée mais à mon sens c’est une évolution technologique.

 

Marine :

J’ai toujours été fascinée par les avancées technologiques et scientifiques. Pourtant je suis loin d’acheter tout ce qui sort, je n’ai jamais eu de téléphone portable à plus de 100€. Disons que j’ai une consommation modérée en terme d’achats. Un smartphone correct, un très bon ordinateur, et, récemment j’ai investi dans un très bon appareil photo mais parce que je me sers de tout ça quotidiennement ou presque.

En revanche, en terme de temps, j’ai une consommation qui dépasse l’entendement ! Je passe ma journée sur l’ordinateur et le téléphone : pour contacter famille et amis avec la distance mais surtout pour le travail et pour mes loisirs aussi. Je dessine sur tablette graphique, je traite mes photos, travaille sur ce blog, sur mon blog perso et les réseaux sociaux qui me permettent de diffuser mes illustrations, internet me permet de travailler à distance depuis la Guyane. Aussi, depuis que nous n’avons plus de télévision, nous regardons des séries sur Netflix, encore une occasion d’utiliser l’ordinateur !

Si j’essaie de faire des pauses pour décoller les yeux de l’écran, cette consommation ne m’inquiète pas plus que ça. Internet donne accès à tellement de savoir, de tutoriels pour progresser sur tout et n’importe quoi, permet d’échanger avec n’importe qui. Dans une démarche minimaliste que j’ai entreprise depuis mon dernier déménagement, c’est ce qui nous a permis de partir avec trois fois rien. Nous n’avons plus de bibliothèque mais chacun une liseuse, je n’ai quasiment plus de matériel de dessin, il tient dans une grande trousse. Toute la musique est stockée depuis des années sur l’ordinateur. Nos disques durs sont nos biens les plus précieux ! ^^

Paradoxalement, je suis capable de sortir une journée entière sans regarder mon téléphone une seule fois du moment que je suis avec quelqu’un. Même si en vacances, j’aime bien pouvoir me connecter au moins quelques minutes par jour, pour me sentir proche de ceux qui sont loin… !

 

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3 avis sur… les fringues !

Hello les Cactus Sappeurs ! 

Aujourd’hui on vous donne notre avis sur notre consommation de fringue !

Sandrine :

Hoo my God ! Un sujet qui fâche ! J’ai travaillé 3 ans dans une boutique de fringues, j’en consommais à la pelle, j’étais sur place avec ma carte -30%, j’achetais beaucoup !

Maintenant que je ne suis plus en possession de cette carte magique et que ma vision sur la consommation a changée je ne consomme plus du tout comme avant.
Pour faire les magasins je dois prendre la voiture obligatoirement ou alors faire un détour sur mon trajet du boulot, autant dire que maintenant si je veux en acheter il faut que ce soit nécessaire.
J’essaie d’acheter de qualité, et de manière réfléchie. En général j’achète et j’essaie tranquillement à la maison à tête reposée, loin du monde et de la musique à fond faite pour te pousser à consommer, et si ça ne va pas j’y retourne pour le rendre.

Prochaine étape acheter MADE IN FRANCE plus souvent, ou au moins plus du bout du monde.

 

Laura :

J’ai des vêtements à ne plus savoir qu’en faire. Souvent achetés sur un coup de tête pensant que ça va me plaire et finalement je n’arrive jamais à l’associer aux autres vêtements que j’ai. J’ai surtout des vêtements de différentes tailles à cause d’une période YOYO et du coup je n’arrive pas à me dire que je dois les bazarder. Même si il est évident que je ne les remettrai pas car ça fait 1 siècle que je ne les ai pas mis.

Bref, pour parler de l’achat en lui même, j’y vais pour un besoin précis. Je sais ce que je cherche et si je ne trouve rien, je n’achète rien d’autre. Ma consommation de vêtements se fait tout les 4 ou 6 mois, ça reste peu. Mais malgré tout, mon armoire se remplit mais ne se vide pas.

Prochaine étape ? Réussir à me séparer de tous mes vieux vêtements, en arrêtant de me dire « on sait jamais, si je re-rentre dedans ou si j’arrive à le mettre avec quelque chose ou tout simplement si j’ai envie de le remettre et que ça redevient à la mode ». D’ailleurs Marine nous en avait touché 2 mots sur son article Un dressing minimaliste au quotidien.

 

Marine :

« Victime de la mode… tel est son nom de code » chantait MC Solaar, question fringues, c’était pour moi.

Puis j’ai dû déménager de la région parisienne à la Guyane et me débarrasser de toutes mes fringues ou presque ! Je me suis moi-même écœurée du nombre de vêtements que je possédais en essayant de les vendre ou de les donner. Je ne mettais jamais la plupart car depuis un ou deux ans déjà j’utilisais ma technique du dressing minimaliste au boulot, cité au dessus par Laura. Ça ne m’empêchait pas d’avoir un dressing débordant et tout le temps « besoin » de nouveaux vêtements.

En Guyane, je n’achète quasiment plus rien, déjà parce que qu’il fait chaud tous les jours donc je tourne sur 3 shorts et une robe toute l’année et ensuite parce que je n’ai aucun magasin attirant par chez moi. Donc sans tentations, c’est bien facile !

En un an j’ai acheté un short, un pantalon, 2 chemisiers et une paire de chaussures de marche. Des vêtements dont j’avais besoin (pour de vrai!) et que je mets tout le temps !

Le vrai test sera de savoir si de retour dans une ville avec des magasins tentants je serais toujours aussi raisonnable… Mais je m’aperçois quand même qu’avec le temps, je sais ce qui me va, ce qui me plaît, je connais mes basiques et me laisse moins tenter par des choses simplement parce que c’est la mode.

Dans tous les cas, je privilégie les vêtements d’occasion (sur le site Vinted par exemple) et lorsque j’achète du neuf, je l’essaie en cabine et je dois répondre impérativement à ces 3 critères : 1/ me dire instantanément que le vêtement me va et me plaît 2/ ne rien avoir dans mon armoire qui y ressemble de près ou de loin 3/ que je puisse l’assortir avec la plupart de mes vêtements. Enfin, je me contorsionne dans tous les sens pour vérifier que je suis bien dedans. Si j’ai un doute ne serait-ce qu’une seconde, je repose l’article.

Dernière astuce mais pas des moindres : désabonnez-vous à toutes les newsletters fringues de votre boite mail !!!

 

 

Et vous ? Fashion victimes ou pragmatiques ?

 

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REPLAY: Article Invité : DAVID & le minimalisme

Moins et mieux, vers la simplicité et la vraie richesse.

J’ai toujours aimé la simplicité, l’organisation, les espaces épurés, les ambiances silencieuses, la beauté de la nature, sous toutes ses formes. L’essentiel. De l’utile. De la beauté.

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Je ne suis pas un minimaliste par idéalisme ou même par mode. Je suis simplement quelqu’un qui cherche à obtenir le meilleur de lui-même, dans une quête sans fin du mieux vivre, via la simplicité vers la tranquillité. Le minimalisme se trouve être la voie naturelle et indispensable pour atteindre ce but. Mais cette quête est en fait une lutte acharnée contre les stratagèmes d’une société consumériste qui fait tout pour nous en éloigner. Tout ou presque autour de nous nous en empêche.

En effet, notre société occidentale moderne veille au grain : elle ne souhaite surtout pas que vous empruntiez la voie du moins. Cela ruinerait son leitmotiv du toujours plus. La logique de vie proposée dans les pays riches est la suivante : posséder et consommer ! Le toujours plus. Une belle maison, un beau salon, une belle cuisine, une belle voiture, avoir de belles vacances, des vêtements à foison, une ou plusieurs TV. Des crédits divers et variés. Des abonnements de toutes sortes inutiles (des magazines jamais lus, des clubs de sport que l’on déserte dès la deuxième séance etc.)

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Notre paix intérieure est en permanence mise à mal par une pollution visuelle et sonore qui nous agresse frontalement ou insidieusement du matin au soir. De la sonnerie du réveil le matin au beuglement des publicités, des chaines d’information continue, en passant par le bruit de la circulation urbaine, tout nous enferme dans une spirale infernale dont on a du mal à sortir.

L’économie mondiale repose sur la croissance sans limite suicidaire et la consommation forcenée de biens inutiles mais vendus comme indispensables à notre bonheur.

Pour vous aider à succomber, un instrument puissant et envahissant a été placé chez vous, sous la forme d’un écran toujours plus grand, diffusant des programmes de milliers de chaines, vomissant des milliers de publicités et volant notre unique vrai richesse, notre temps. Ces programmes nous lobotomisent en créant en nous des désirs superflus.

C’est assez ! Il faut se réapproprier l’essentiel.

J’ai deux « mentors » dans ce domaine : Leo Babauta, célébrissime bloggeur de la sphère du mieux vivre, dont l’excellent livre « L’art de l’essentiel » est un indispensable, et Fumio Sasaki, la tête de file du minimalisme à la japonaise, qualifié « d’extrême », mais dont le mode de vie est vraiment inspirant. La mode des 150 ou même 100 objets est très caractéristique de ce courant. Trois chemises, 3 T-shirts, 3 pantalons, 5 paires de chaussures, un futon, une couette, un oreiller, 2 ou trois vestons ou manteaux, quelques ustensiles de cuisine, et c’est déjà presque trop.

Minimalisme ne rime pas avec pauvreté, mais avec richesse intérieure. Il faut bien choisir les objets qui devront nous accompagner.

De la même façon, les voyageurs/bloggeurs minimalistes qui ne possèdent que leur sac à dos, et des objets triés sur le volet et de qualité sont des modèles à suivre pour ceux qui veulent se libérer (voir par exemple le cas de Andrew Hyde et ses 15 objets comme unique possession).

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Sac pour 2 semaines de voyages

Le minimalisme va de pair avec la quête du mieux vivre. Pour libérer son esprit et se simplifier la vie, il faut libérer son espace vital. L’endroit où l’on vit doit être le premier espace de notre bien-être et de notre épanouissement. C’est le reflet de notre situation personnelle et de l’état dans lequel se trouve notre esprit : apaisé, se fixant sur l’essentiel et recherchant la simplicité au sein d’un espace épuré ? ou bien encombré, fermé, prisonnier de milliers d’objets inutiles et nous enfermant dans un cloaque sans issue ?

Autant il est très difficile d’éliminer (cette démarche de simplification nécessite souvent des mois voire des années), autant re-remplir sa vie et son espace avec de l’inutile est d’une simplicité absolument diabolique. Cela nécessite une vigilance extrême de notre part : les objets nous guettent, prêts à nous envahir de nouveau !

Il est indispensable de faire une différence entre envie et besoin réel. L’envie nait de plusieurs influences, souvent négative, propulsée par notre société de consumérisme forcené. Les besoins vitaux sont en fait peu nombreux. Quand je veux acheter quelque chose, je me donne toujours un délai de réflexion d’une semaine à un mois. Et 9 fois sur 10, l’envie reposait sur du futile.

Suite à un gros changement de vie personnelle (un « reset » salvateur), j’ai décidé de me donner les moyens de vivre enfin comme je le voulais, et de me débarrasser du superflu. Pendant des années, j’étais comme tout le monde, entouré de milliers d’objets, ma vie remplie de possessions qui me possédaient. J’étais dans la norme.

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Franchir le pas, et ne m’entourer que des choses réellement essentielles pour vivre a été une étape importante. Une précision : je vis seul la plupart du temps, et que ce qui marche pour moi ne fonctionnera probablement pas pour d’autres. Pas de prosélytisme dans ma démarche. Juste du pragmatisme. Mon leitmotiv est simplicité et quête de l’essentiel.

(Néanmoins, de nombreuses familles dans le monde adoptent avec bonheur cet art de vivre).

Le minimalisme entraine (ou est la résultante de) une hygiène de vie salvatrice : manger mieux, dormir mieux, se lever tôt (cf le « Miracle Morning »), se coucher tôt, se dépolluer l’esprit en ayant du temps pour s’enrichir intérieurement, s’ouvrir au monde, voyager, sourire, rire, vivre avec le sentiment euphorisant d’une liberté retrouvée.

Ni télévision, ni micro-onde, ni four, ni machine à laver, ni canapé, ni meuble inutile.

Voici pour le moment mes quelques possessions (encore trop nombreuses à mon goût) :

Cuisine

– Une monoplaque de cuisson à induction,
– 2 casseroles,
– 1 poêle,
– 4 bols,
– des couverts,
– 1 tasse et 2 verres,
– 1 bouilloire,
– 1 presse agrume,
– 1 petit mixeur,
– des chiffons de cuisine,
– 1 frigo petit format.

Je suis végétarien. Donc pas de viande, pas de poisson (mais encore des œufs et du fromage… pour le moment), pas de cuisine compliquée, pas de friture (donc pas besoin de hôte aspirante), pas de four, pas de micro-onde. Le moins possible de nourriture transformée. Des plats essentiels, simples et nourrissants et bio si possible. Fruits et légumes. Légumineuses. Graines. Céréales. Féculents.

Pates. Riz. Eau. Alcool avec grande modération.

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Plus de lit, de table de nuit, d’armoire, de commode etc.

– 1 excellent futon type japonais, repliable en 3. Vous pouvez vous en servir comme sofa. Je dors excellemment bien.
– 1 couette,
– 1 oreiller,
– 2 jeux de draps et housses.

Je dors à même le sol. Mon dos me remercie. Le couchage est aéré et rangé chaque matin.

Vêtements

J’ai donné beaucoup. Et je dois encore optimiser (j’use encore 40 pièces de vêtement – ce qui est énorme). Pas de lave-linge. J’utilise le lavomatic de ma commune pour quelques euros.

– 1 penderie mobile dans la pièce.

Pas de stress le soir pour choisir ses vêtements du lendemain (par exemple le fondateur et CEO de Facebook utilise les mêmes t-shirts et sweats chaque jour).

– 6 chemises,
– 5 T-shirts,
– 5 paires de pantalons,
– 3 sweats à capuche,
– 1 polaire,
– 2 vestes de costumes,
– 1 manteau,
– 1 parka imperméable,
– 1 veste polaire,
– 1 short,
– 1 maillot de bain,
– 1 pantalon multi-poches adéquat pour le camping/randonnée,
– 5 paires de chaussures,
– 1 paire de sandales,
– 2 ceintures,
– 2 pulls over,
– des sous-vêtements.

Je commence à remplacer au fur et à mesure ces pièces par des vêtements dits « techniques », de qualité supérieure, pratique, durable (ex. chemises sans repassage, t-shirts hautes performances etc.). Les couleurs sont assez neutres ou uniformes (blanc, gris, noir, bleu) pour pouvoir se combiner entre eux.

Salon/bureau

Pas de TV (la meilleure chose à faire est de se débarrasser de cet engin infernal). Donc pas de meuble TV. Pas de canapé. Un vieux fauteuil.

– 1 chaise pliable en bois.
– 1 table basse toute simple faite maison.
– 1 bibliothèque.
– 1 bureau tout simple fait maison.

Et c’est bien suffisant.

Salle de bain

Une salle de bain vide est un bonheur dès le matin.

– 1 savon naturel,
– du bicarbonate,
– rasoirs et accessoires,
– brosse à dent électrique,
– 3 serviettes de bain.

Objets divers

– livres (encore trop – je dois en donner/vendre),
– sacs à dos de diverses tailles,
– instruments de musique,
– appareils électroniques divers (ordinateurs, enceintes HIFI etc.),
– pleins d’objets liés à mes passions (dont la magie) – un tri s’impose.

La grande question est : mais quand tu reçois du monde, comment fais-tu ?

La réponse est : on improvise. Dans la joie et la bonne humeur. Il suffit de pas grand-chose pour passer un bon moment convivial. Ou alors, changez d’amis.

Se lever le matin dans une pièce épurée est jouissif. Faire le ménage complet ne prend que quelques minutes. Le minimalisme permet des gains d’argent qui peuvent être considérables à la longue.

 


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Notre temps si précieux est sauvegardé. Notre santé s’améliore. Nous nous concentrons sur l’essentiel. Nous sommes plus proches des êtres aimés. Notre vision du monde change. Malgré nos soucis et les aléas de la vie, notre esprit, le moteur de l’âme, renoue avec l’optimisme, la clarté, l’envie.

Simplifier votre monde vous ouvrira la porte à une vie magnifique, plus proche des considérations de la nature et de sa survie. Par le moins et mieux consommer.

Seulement 32 000 jours. C’est notre banque de temps (optimiste). Cherchons l’essentiel. La vie est courte.

Je terminerai par cette citation de Eminescu, poète roumain: « La vie est un bien perdu pour celui qui ne l’a pas vécue comme il l’aurait voulu ».

Moins et mieux, vers la simplicité et la vraie richesse.

 

 

 

J’ai des passions polluantes et je le vis bien #1 : le dessin !

Hello les cactus,

J’admire les gens comme Chrysostome, qu’on avait interviewé, et qui arrivent à allier parfaitement leurs convictions à leur mode de vie. Pour moi c’est plus compliqué, il y a des choses que j’ai réussi à ancrer dans mon quotidien, d’autres que je me force à tenir et certaines qui ne sont pas encore à l’ordre du jour.

Puis il y a les choses dont je ne pourrais pas me passer…

J’ai une passion : depuis toujours, j’aime dessiner, et pire, j’aime dessiner SUR PAPIER. Je vous laisse imaginer depuis que je suis petite le nombre de feuilles, feutres, crayons, carnets… utilisés juste par plaisir. Ce n’est ni zéro déchet, ni minimaliste car en plus il faut que je stocke chez moi ces dessins et le matériel qui va avec.

Mais je le vis bien.

Pourquoi ?

Pour ces 2 raisons :

1/ Le numérique ne résous pas tout.

Je dessine aussi en numérique, ce qui génère moins de déchets et prend moins de place, cependant j’y prends moins de plaisir… Et en plus, si en apparence le numérique parait zéro-déchet, il a néanmoins un fort impact écologique et humain.

Je mélange un peu tous les domaines du numérique et non pas seulement l’utilisation de ma tablette graphique mais si on possède une tablette graphique il est évident que nous avons un comportement qui impacte sur les points ci-dessus. Donc à ce stade à part dessiner dans le sable avec un bout de bois, je ne vois pas quoi faire d’autre. Ou arrêter de dessiner parce que ça ne « sert » à rien ?

2/ Tout ce qui n’est pas essentiel n’est pas forcément inutile

Je m’intéresse de près au minimalisme et une des règles pour se débarrasser du superflus et sortir de la surconsommation est de se demander si telle chose que l’on désire est essentielle, indispensable et si on ne l’a pas déjà. Très peu de choses sont essentielles pour vivre bien. Mais qu’en est-il des loisirs ? du plaisir trouvé dans une certaine forme de futilité (s’acheter une bougie, un parfum, un bijou, un poster… rien de tout ça n’est vital) ? quid de l’intérêt de l’art ?

Donc, pour résumer :
Si je veux garder cette activité mais la rendre plus responsable, je peux continuer de dessiner sur papier (de préférence du papier recyclé, que je mets, si je le jette, à recycler à nouveau) et me renseigner sur les crayons/stylos/feutres en matière recyclée également.

Et suite à toutes ces données sur le numérique, j’essaie de limiter mon temps sur internet, je débranche mes appareils et je n’abuse pas des clouds (qui saturent le stockage de données). Pour aller plus loin, il existe également des téléphones responsables avec le Fairphone.

Bon, soyons sérieux deux minutes, je ne pense pas me faire lyncher sur la place publique parce que je dessine sur du papier. Il y a quand même bien pire comme activité polluante, mais celles-là, je les garde pour l’article sur mes passions polluantes #2… !

 

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