REPLAY – Le point de vue de Julien & Chloé, parents de 4 enfants !

Bonjour Les Cactus

Aujourd’hui c’est REPALY !
Chloé & Julien, de jeunes parents qui répondent à nos questions.

1/ Bonjour Julien et Chloé, qui êtes-vous ?

Chloé et Julien : Salut ! Julien et Chloé 30 ans, parents de 4 beaux enfants de 9 ans à 3 mois pour vous servir.

2/ Le zéro-déchet, ça vous parle ?

Chloé : Oui carrément, je suis admirative de certaines personnes qui font vraiment de gros efforts comme cette nana dont j’avais vu une photo passer sur les réseaux sociaux qui en plusieurs mois avait une poubelle qui pouvait tenir dans un sac congélation. Et quand je vois l’état des déchetteries, de la nature et de ce qu’on gâche… Évidemment que je me sens concernée et pas très à l’aise à l’idée d’y participer.

Julien : Oui ! Ça reste encore compliqué d’y arriver mais on met de plus en plus de chose en place notamment un compost et aussi des emballages et de la litière compostables !

 

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Chloé : Le bio devrait être la norme. On a ingéré tellement de saloperies pendans des décennies, j’aimerais réellement protéger mes enfants tout le temps mais je ne suis pas là tout le temps. Alors à la maison, on fait au moins un peu attention. On n’achète pas de plats préparés, on cuisine du frais, on a un potager qui donne bien…

Julien : Le bio c’est du blabla aujourd’hui … C’est devenu une tendance plutôt qu’une norme… Malheureusement trop de produits se définissent comme bio alors que souvent on y est pas du tout… Par contre le naturel à fond !!! Potager maison à partir des graines de l’an passé, vêtements en coton et lin !

 

4/ Que faites-vous pour l’environnement au quotidien ?

Chloé et Julien : On ne mange pas de viande, on utilise le moins de cosmétiques possibles, on essaie de trouver des cotons tiges sans bâtons en plastiques mais c’est compliqué, on recycle les sacs, enfin tout un tas de petits détails comme ça… Et on se dit que si tout le monde faisait un tant soit peu attention, ben ce serait bien.

 

5/ Quand et comment ça vous est venu ?

Chloé : Dès l’enfance je faisais attention à ne pas gâcher l’eau, pas gâcher de nourriture, à trier les déchets. J’y avais été sensibilisée comme beaucoup de ma génération à l’école et par des spots qui passaient à la télé. Mais c’est plus tard que j’ai pris un peu plus conscience du truc (attention je suis loin d’avoir un bon niveau là-dedans). La maternité m’a aidée à faire plus attention, parce que j’ai peur pour mes enfants. Aussi parce qu’en 2013 j’ai vraiment pris conscience que l’homme était un bel enfoiré avec notre environnement (flore et faune). A cette époque après avoir parlé avec un végétarien dont je m’étais moquée parce que j’aimais trop ma viande, j’ai essayé de m’intéresser à son point de vue et parce que j’avais trouvé son discours intéressant. Et à force de me renseigner sur le sujet, de pleurer face a des vidéos d’animaux maltraités et d’abattoirs, je me suis lancée dans le « je ne participe pas à ce crime ».

Julien : jai rencontré qqun qui m’a fait prendre conscience du bien qu’on pouvait faire autour de nous et à nous-mêmes rien qu’en respectant la nature, les animaux et quelques petits gestes quotidiens pour limiter notre impact sur l’environnement. Merci Chloé ❤

 

6/ Vous le faites pour votre bien-être ou pour la planète ?

Chloé et Julien : Eh bien les deux finalement. Notre motivation première était pour la planète, pour le bien d’autrui et puis comme on a vu que ce n’était que bénéfique pour nous, on a aimé d’autant plus.

 

7/ Que pensez-vous de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Chloé : J’adore forcément ! Et je n’aime pas qu’on associe cela à un effet de mode. Je préfère me dire que les mentalités commencent à évoluer dans le bon sens.

Julien : Je pense qu’on est sur la bonne voie ! Il faut continuer à changer ces mentalités mêmes si parfois c’est très compliqué de raisonner ou de faire valoir sa parole comme LOGIQUE.

 

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcetera que vous souhaitez prendre mais que vous repoussez ? Qu’est-ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Chloé : J’aimerais m’inscrire dans une amap. Je n’ai malheureusement pas le temps pour l’instant.

Julien : Aucune idée.

 

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Chloé : Flexitarienne dirons-nous même si je vais faire hurler les végés. Disons qu’à la maison c’est végé et que quand je suis invitée, je ne veux pas gâcher un animal qui a déjà été tué. Je ne supporte pas l’idée qu’il ait été élevé dans des conditions atroces, qu’il ait été trucidé pour finir jeté à la poubelle…

Julien : Pareil que Chloe.

 

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Le point de vue de Julien & Chloé, parents de 4 enfants !

Bonjour Les Cactus

Aujourd’hui c’est Chloé & Julien, de jeunes parents qui répondent à nos questions.

1/ Bonjour Julien et Chloé, qui êtes-vous ?

Chloé et Julien : Salut ! Julien et Chloé 30 ans, parents de 4 beaux enfants de 9 ans à 3 mois pour vous servir.

2/ Le zéro-déchet, ça vous parle ?

Chloé : Oui carrément, je suis admirative de certaines personnes qui font vraiment de gros efforts comme cette nana dont j’avais vu une photo passer sur les réseaux sociaux qui en plusieurs mois avait une poubelle qui pouvait tenir dans un sac congélation. Et quand je vois l’état des déchetteries, de la nature et de ce qu’on gâche… Évidemment que je me sens concernée et pas très à l’aise à l’idée d’y participer.

Julien : Oui ! Ça reste encore compliqué d’y arriver mais on met de plus en plus de chose en place notamment un compost et aussi des emballages et de la litière compostables !

 

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Chloé : Le bio devrait être la norme. On a ingéré tellement de saloperies pendans des décennies, j’aimerais réellement protéger mes enfants tout le temps mais je ne suis pas là tout le temps. Alors à la maison, on fait au moins un peu attention. On n’achète pas de plats préparés, on cuisine du frais, on a un potager qui donne bien…

Julien : Le bio c’est du blabla aujourd’hui … C’est devenu une tendance plutôt qu’une norme… Malheureusement trop de produits se définissent comme bio alors que souvent on y est pas du tout… Par contre le naturel à fond !!! Potager maison à partir des graines de l’an passé, vêtements en coton et lin !

 

4/ Que faites-vous pour l’environnement au quotidien ?

Chloé et Julien : On ne mange pas de viande, on utilise le moins de cosmétiques possibles, on essaie de trouver des cotons tiges sans bâtons en plastiques mais c’est compliqué, on recycle les sacs, enfin tout un tas de petits détails comme ça… Et on se dit que si tout le monde faisait un tant soit peu attention, ben ce serait bien.

 

5/ Quand et comment ça vous est venu ?

Chloé : Dès l’enfance je faisais attention à ne pas gâcher l’eau, pas gâcher de nourriture, à trier les déchets. J’y avais été sensibilisée comme beaucoup de ma génération à l’école et par des spots qui passaient à la télé. Mais c’est plus tard que j’ai pris un peu plus conscience du truc (attention je suis loin d’avoir un bon niveau là-dedans). La maternité m’a aidée à faire plus attention, parce que j’ai peur pour mes enfants. Aussi parce qu’en 2013 j’ai vraiment pris conscience que l’homme était un bel enfoiré avec notre environnement (flore et faune). A cette époque après avoir parlé avec un végétarien dont je m’étais moquée parce que j’aimais trop ma viande, j’ai essayé de m’intéresser à son point de vue et parce que j’avais trouvé son discours intéressant. Et à force de me renseigner sur le sujet, de pleurer face a des vidéos d’animaux maltraités et d’abattoirs, je me suis lancée dans le « je ne participe pas à ce crime ».

Julien : jai rencontré qqun qui m’a fait prendre conscience du bien qu’on pouvait faire autour de nous et à nous-mêmes rien qu’en respectant la nature, les animaux et quelques petits gestes quotidiens pour limiter notre impact sur l’environnement. Merci Chloé ❤

 

6/ Vous le faites pour votre bien-être ou pour la planète ?

Chloé et Julien : Eh bien les deux finalement. Notre motivation première était pour la planète, pour le bien d’autrui et puis comme on a vu que ce n’était que bénéfique pour nous, on a aimé d’autant plus.

 

7/ Que pensez-vous de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Chloé : J’adore forcément ! Et je n’aime pas qu’on associe cela à un effet de mode. Je préfère me dire que les mentalités commencent à évoluer dans le bon sens.

Julien : Je pense qu’on est sur la bonne voie ! Il faut continuer à changer ces mentalités mêmes si parfois c’est très compliqué de raisonner ou de faire valoir sa parole comme LOGIQUE.

 

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcetera que vous souhaitez prendre mais que vous repoussez ? Qu’est-ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Chloé : J’aimerais m’inscrire dans une amap. Je n’ai malheureusement pas le temps pour l’instant.

Julien : Aucune idée.

 

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Chloé : Flexitarienne dirons-nous même si je vais faire hurler les végés. Disons qu’à la maison c’est végé et que quand je suis invitée, je ne veux pas gâcher un animal qui a déjà été tué. Je ne supporte pas l’idée qu’il ait été élevé dans des conditions atroces, qu’il ait été trucidé pour finir jeté à la poubelle…

Julien : Pareil que Chloe.

 

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Le point de vue de Lisa

Vegan, la lapinoute de Lisa !

Bonjour les Cactus !

Aujourd’hui c’est Lisa qui répond à nos questions.

1/ Bonjour Lisa, qui es-tu ?

Lisa, 22 ans, à Grenoble pour les études, originaire du Sud de la France (vers Avignon).

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Le zéro déchet, ça me parle, j’ai commencé la démarche il y a peu, grâce au groupe Facebook « Gestion budgétaire, entraide et minimalisme ».

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le bio pour moi c’est important, j’essaie de m’y mettre progressivement, mais avec un micro budget c’est pas forcément évident de faire du tout bio du jour au lendemain. Le naturel, hyper important ! J’essaie de remplacer mes produits d’hygiène par des produits plus naturels (huile d’olive, huile de coco), progressivement je remplace mes produits.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Au quotidien, je fais attention à la chasse d’eau des WC, ne pas la tirer forcément à chaque fois ; je débranche les appareils électroniques dont je ne me sers pas ; je profite au maximum de la lumière naturelle jusqu’à ce que le soleil se couche ; je trie mes déchets.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

j’ai été habituée comme ça par ma mère, par soucis d’économie, donc je continue.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Pour mon bien-être j’essaie d’utiliser de plus en plus des produits naturels, d’écouter mon corps en respectant mes différents rythmes (sommeil, repas, travail). Pour la planète je ne consomme plus de produits d’origine animale, je me déplace à pied, en tramway, en covoiturage, je trie mes déchets et j’essaie de réduire ma consommation d’eau. J’ai éliminé l’essuie-tout pour des torchons et serviettes, j’ai également supprimé les cotons démaquillants jetables pour des lavables.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que la planète a besoin de ces mouvements pour pouvoir perdurer, pour moins la polluer et pour vivre mieux et plus sainement  😎

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Je souhaiterais passer aux cosmétiques vegans et cruelty free. Mais mon budget ne me le permet pas pour l’instant, j’attends d’avoir fini mes produits pour les changer progressivement.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Végétalienne. Pas encore vegan puisque j’ai toujours des vêtements / chaussures faits à partir de produits d’origine animale, et je ne peux pas m’en séparer pour l’instant car je n’ai pas les moyens de les remplacer.
Je suis VGL pour les animaux, contre la souffrance, la torture et le meurtre d’ êtres doués de sensibilité.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Démaquillant naturel : quelques gouttes d’huile d’olive, un peu d’eau sur un coton lavable, et on obtient un parfait démaquillant !

Ps: j’essaie de faire au maximum du fait maison pour la cuisine. Je n’achète jamais de surgelés ou de plats tout prêts. Et je commence à passer aux aliments en vrac !

 

 

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Le point de vue de… Rachelle

Bonjour les Cactus.

Aujourd’hui c’est Rachelle qui répond à nos questions.

1/Bonjour Rachelle, qui es-tu ?

Hello les cactus, je m’appelle Rachelle, j’ai 27 ans et comme vous, j’essaie d’améliorer mon quotidien pour la santé de la planète, même si je suis loin du 20/20 !

2/Le zéro-déchet, ça te parle ?

Oui carrément, ça a commencé dans ma salle de bain quand j’ai abandonné les gels douches pour les savons et shampooings solides. Même sort pour les serviettes hygiéniques et les disques de coton, je suis passée aux solutions lavables donc réutilisables. Plus de sacs plastiques à la caisse, plus de fruits sous blister et plus de paille dans mon cocktail non plus. Ensuite je suis une inconditionnelle de la brocante, mais ça c’est une passion d’enfance. Je récupère et recycle énormément, les vêtements, la vaisselle, les meubles… Donner une seconde vie aux objets c’est leur éviter la poubelle.

3/Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le naturel à fond depuis mes 20 ans, c’est un réflexe pour mon corps : se soigner à la tisane et aux huiles essentielles, se colorer les cheveux au henné, nettoyer sa maison au vinaigre… Le bio c’est moins automatique, j’achète déjà beaucoup en agriculture raisonnée. Il n’y a que certains aliments que j’achète tout le temps en bio, comme le lait par exemple.

4/Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Zéro huile de palme ! Que ce soit dans l’alimentation, dans les produits ménagers (je fais ma lessive maison) ou dans la cosmétique (c’est simple, je ne me maquille plus du tout !). Je traque toutes les étiquettes. Du coup, il faut se mettre un peu au latin : « sodium palmate », « kernel palmitate » ou « huile végétale » non précisée, je les raye de ma liste ! Ensuite deuxième gros combat, l’origine des produits. Bye Bye le saumon de Norvège, les amandes de Californie et les avocats du Chili qui consomment de l’eau comme personne ! J’essaie d’acheter des produits faits exclusivement en France. Je me fournis pour le quotidien auprès des producteurs locaux, et j’ai la chance d’en avoir pas mal à Cergy-Pontoise. C’est fou quand tu habites en ville, de voir qu’il y a autant de fermes autour de chez toi qui produisent des légumes, de la viande, des œufs, du miel, etc. Pareil pour l’habillement, quand tu te rends comptes qu’un jean « Made in France » (coton italien) ça coute moins cher qu’un Levis (surtout quand tu sais comment c’est fait), tu peux privilégier l’économie circulaire de ton pays et faire un geste pour la planète sans te ruiner !

5/Quand et comment ça t’es venu ?

Ça a débuté il y a six ans, quand j’ai réalisé que des forêts entières brûlaient pour de la palme. J’ai décidé de ne plus en manger. C’est devenu un combat de tous les jours, une vraie philosophie. Ça a été mon premier vrai engagement écologique. Un peu plus militant que d’éteindre la lumière en quittant une pièce ! Comme beaucoup, le déclic vient souvent après avoir lu ou vu des documentaires sur l’environnement (comme celui sur la déforestation perpétuée par Ikea dans les forêts roumaines en toute impunité ou celui sur le business de l’avocat pas si vert que ça !). L’aspect social et politique me révolte tout autant. Ça t’ouvre les yeux sur ta manière de consommer.

6/Tu le fais pour ton bien être ou pour la planète ?

Principalement pour le facteur humain. Pour revaloriser les hommes et le savoir-faire plutôt que les grandes enseignes et l’industriel. Ensuite pour l’environnement, car quand tu passes ton premier hiver à manger de saison, des poireaux, des navets et du chou vert alors que je déteste ça, tu penses bien fort à la planète ! Mais cette philosophie de vivre mieux en harmonie avec l’environnement a forcément un impact sur ton bien être. J’ai mis du temps à le comprendre, mais ne plus mettre de Kinder dans mon estomac est un véritable cadeau pour mon corps !

7/Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je trouve toutes ses initiatives essentielles. Mais on en est encore au début et du coup et on se retrouve parfois en contradiction. On mange du végétal pour se rapprocher de la nature mais on cultive sur des milliers d’hectares à l’autre bout du monde. On privilégie l’irrigation des terres au détriment de l’accès à l’eau aux populations. On exploite de la main d’œuvre pas chère parce qu’on ne veut plus payer le prix juste. On arrête de manger de la viande mais pas du Nutella. Hélas on se rend compte que la plupart de nos objets du quotidien possèdent une empreinte écologique (et sociale) déplorable. C’est ce mode de consommation et de production en masse (élevage, agriculture, etc…) auquel nous sommes habitués qui nous éloigne de la nature. Mais chacun peut, à son échelle, faire le premier pas et faire bouger les choses, même si on ne peut pas totalement se défaire de son train de vie moderne. C’est très important d’être sensibilisé sur son impact environnemental, de vouloir mieux consommer. C’est indispensable d’en avoir pris conscience.

8/Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est-ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

LE RIZ ! Étant créole, le riz j’en consomme une quantité de dingue ! J’achète des sacs de 10kg qui viennent directement du Cambodge et çà je sais, c’est mal ! Mais quand je vois les boites de riz de Camargue vendues par paquet de 500g, je me dis qu’il y a vraiment un grand écart à faire pour y parvenir. C’est dur de se défaire de certaines habitudes mais heureusement pour moi que le riz pousse en France, c’est ma prochaine résolution !

9/La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Houlà, je vais sûrement en fâcher plus d’un. Omnivore. Je mange de la viande, parce que j’adore ça, deux à trois fois par semaine. Mais pas n’importe laquelle : locale ou labellisée, et rarement de provenance industrielle. L’idéal est de faire un tour directement à la ferme à 15min de chez moi, de voir les animaux, de juger de leur environnement et de leurs conditions de vie. Le sujet de la souffrance animale est un point crucial sur notre manière de consommer mais refuser la mort est à mon sens, une autre manière de se déconnecter de la nature.

10/Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Merci Bulles de Cactus pour cet échange ! Voici LA meilleure recette de pommes de terre au monde !
Tu prends tes patates sans les éplucher, tu les coupes en deux dans la longueur, tu mets toutes tes épices préférées dessus. Dans le four comme ça, sans huile, pendant 30min a 210°. Ça te fait des patates soufflées, croustillantes à l’extérieur et méga fondantes à l’intérieur. Aussi bonnes qu’au barbecue mais sans l’aluminium !

 

 

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Le point de vue de Roseline

 Bonjour les Cactus !

Aujourd’hui Roseline nous expose son point de vue sur le Bio, le zéro déchet, etc…
Encore une BIOgraphie dont on peut s’inspirer !

1/ Bonjour Roseline, qui es-tu ?

Bonjour les Cactus!

Je m’appelle Roseline, mais on m’appelle Rose. Comme les cactus, je peux piquer, mais dans l’ensemble je suis plutôt mignonne ! J’ai 34 ans, quelques ridules font leur apparition mais toujours pas de cheveux blancs… Ça doit être grâce au bonheur et à l’amour bien sûr !

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ? Est-ce qu’à Tours tu as des magasins en vrac ?

Le zéro déchet, oui, ça me parle, on m’a offert le bouquin du même nom, y’a un an… trop extrémiste pour moi d’ailleurs. Je pense vraiment qu’en plus d’être une prise de conscience de réduction des déchets, on doit y aller progressivement en fonction de ce qui nous parle. Je suis encore très loin du zéro déchet, mais je me réjouis d’avoir déjà divisé par 2 ma quantité de déchets en 1 an.

Oui sur Tours, un magasin de vrac s’est ouvert cette année ! J’aime beaucoup l’idée et ça m’a permis de dépoussiérer ma machine à coudre pour faire des sacs à vrac. Malgré cela, je ne m’y rend pas chaque semaine car les horaires et la localisation ne sont pas des plus pratiques pour moi.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Pour moi, le bio est avant tout relatif à la santé et non à un courant. Donc à fond mais dans une juste mesure. Par exemple, le bio de supermarché qui vient du bout du monde… très peu pour moi !

Les compotes bios chez McDo après les nuggets pour les enfants, on en parle ? Une hérésie !

C’est imparable oui, car même les cancérologues encouragent les patients à passer au bio ! Sans parler de maladie, souvent, manger bio est corrélé à une alimentation équilibrée (sinon, ça n’a pas de sens en fait), et donc ça permet d’être réellement bien plus en santé ! Mais tout ça, c’est une vraie réflexion à avoir sur ses habitudes.

4/ Toi qui habite à la campagne, que fais-tu pour l’environnement au quotidien pour préserver cette nature autour de toi ?

Déjà, point très important pour moi qui adoooooore cuisiner et manger, j’achète mes légumes de saison chez le maraîcher bio de mon marché (moins cher que l’importation non-bio !). La crèmerie et la viande, que l’on ne consomme que très ponctuellement, je ne la trouve pas bio avec label, mais c’est de la production bio et/ou raisonnée venant de moins de 20km de chez moi. Ensuite, mon mini jardin me permet de cultiver quelques trucs, de composter et d’avoir de jolies fleurs pour égayer la vie. J’ai comme projet de mettre en place d’ici 5 ans un jardin partagé dans mon lieu-dit, il y a plusieurs terrains abandonnés, ça serait dommage de ne pas en profiter.

Côté salle de bain, je fabrique mon shampoing solide, mon déo, mon dentifrice, ma crème corps/visage ainsi que mon démaquillant (qui me sert aussi de masque pour les cheveux^^). Je tiens à préciser qu’ayant une lueur de minimalisme, j’évite de faire mes cosmétos avec mille produits du bout du monde dans la compo… En gros, hormis la cire émulsifiante de ma crème, tous les composants sont des produits locaux (ex : huiles et cire d’abeille de mon apiculteur), ou des produits que je trouve en biocoop de qualités vérifiées. Je ne suis pas trop dans le moove de ces site dits « bios » qui te font acheter 14 produits pour une crème, le tout avec 28 emballages dont la majorité en plastique, non réutilisables 😉

Côté maison, dans le respect de l’environnement, je fais mes produits d’entretien aussi. Reste la lessive, pour laquelle je n’ai pas encore fait d’essai !

Et quand l’enfant était mini-pousse, il a eu des couches lavables. On a d’ailleurs été immédiatement convaincus par leur utilisation. Ce qui nous a permis de réussir à persuader bons nombres d’amis quand les enfants ont commencé à arriver autour de nous.

Et enfin…La cup quoi ! Ecolo, econo, durable, zéro déchets… et ses mille avantages !

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Toute cette réflexion a débuté il y a 6 ans, pendant ma grossesse. J’ai toujours été sensible à l’environnement et une petite graine germait déjà depuis plusieurs années. Et puis j’étais déjà dans une éviction de l’huile de palme à visée de santé mais aussi d’environnement. Et quitte à avoir un bébé, autant le faire grandir dans les meilleurs conditions possibles, en lui faisant connaitre les vrais goûts de vrais produits de qualités ; et en évitant de le tartiner des crèmes bourrées de perturbateurs endocriniens sur ses ptites fesses toutes neuves.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Les deux !

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que peu importe comment les gens s’y prennent, que ça soit une mode ou une conviction, le faire sera bon pour tous à long terme. Chacun devrait prendre conscience qu’en apportant tous sa pierre à l’édifice, notre terre respirera chaque jour un peu mieux !

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Le maquillage !!!! J’ai essayé le maquillage bio… plusieurs marques… je n’ai pas été convaincue ! Le mode « panda » avec le liner et mascara qui coule en 1 h, c’est pas possible ! Je me dis qu’un jour j’essaierai de trouver une bonne formulation home-made. Mais comme tout, les changements doivent se faire petit à petit pour garder la motivation! Alors on verra ça après d’autres choses que je veux faire.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Sans hésitation OMNI ! Même si je consomme de la viande que très ponctuellement.

Déjà, parce que parfois, mon corps en réclame. Et comme je suis du genre à être à l’écoute de mes besoins, j’en mange. Après, j’aime ça, un peu, donc je ne vois pas pourquoi je m’en priverais. Si c’est pour être une végé frustrée, ça ne serait pas épanouissant pour moi. Je pense qu’il faut trouver la juste mesure entre ses envies, ses convictions et ses besoins.

A côté de ça, on ne boit pas de lait, pour des questions de santé… C’est une aberration selon moi. Mon fils n’en boit pas non plus d’ailleurs. Après le lait maternel, le lait de vache ne l’a pas branché longtemps, l’intuition que ce n’était pas bon pour lui probablement. Par contre, le fromage, on n’arrête pas. On a une consommation très modérée, mais comme on aime vraiment ça, impossible d’arrêter.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Oui carrément : Mon démaquillant.

85g d’eau minérale, 5g d’huile d’olive, 5g d’huile de ricin

Tu mélange tout et tu peux l’utiliser en bi-phasé, donc remuer la bouteille à chaque utilisation.

On peut aussi rajouter 5g de cire (émulsifiante ou abeille), mettre le tout au bain marie jusqu’à ce que la cire soit fondue, et mélanger régulièrement au fouet jusqu’à ce que ça refroidisse.

Pour finir, je tiens à préciser que c’est un mode de vie et non une passion. Je le précise car les gens ont tendance à croire que quand on mange bio, on cuisine, on fabrique plein de truc… Alors on passe sa vie à faire ça ! Pas du tout, j’ai une vie très riche et bien remplie à côté de tout ça. Je travaille à plein temps, je prends le temps pour ma famille, et je vis aussi comme tout le monde (sorties, resto, activités…). On peut être hippie-bio-écolo et « avoir une vie ».

Voili voilou ^_^


 

Le point de vue de… Chrysostome Ricaud

Hey les cactus !

Cette semaine c’est Chrysostome qui se livre à une « autoBIOgraphie » [dixit himself – on adooore le terme] et qui répond à nos questions !

[Crédit photo : Régis Pailler]

1. Bonjour, qui es-tu ?


Chrysostome Ricaud, trentenaire, bibliothécaire en Ile-de-France, féru de musique et partisan de la sobriété heureuse.

2. Le zéro-déchet, ça te parle ?


Oui, même si j’ai découvert ça sur le tard. On en parle de plus en plus et j’ai dû commencer à entendre parler des livres de Béa Johnson ou de la famille zéro déchets il y a un an environ. Inspiré par leur exemple j’ai changé des tonnes de mes (mauvaises) habitudes du quotidien. Je fais du compost avec tout ce qui est organique. Je garde tous les sacs papier pour peser les fruits et légumes et je réutilise les mêmes à chaque fois. J’achète le plus de produits possible en vrac. Quand j’achète des petits cabécous à la fromagerie du supermarché bio, à chaque fois il me les mettaient dans une boite en plastique. Du coup maintenant j’y vais avec ma propre boite en plastique dur que je réutilise à chaque fois. Quand je vais acheter mon pain j’ai mon sac à pain pour leur éviter de me le mettre dans un sac papier qui aura une durée de vie 5 minutes (le temps que je mets pour aller de la boulangerie à chez moi, où j’enveloppe le pain dans un torchon). Avec toutes ces actions je suis passé d’un sac poubelle par semaine à un par mois !

3. Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?


Bio imparable, naturel à fond ! L’attitude inverse nous précipite vers un monde peu enviable où se développent pollution, maladies, catastrophes naturelles, épuisement des ressources de la terre, extinctions animales et qui sait, peut-être l’extinction de l’espèce humaine ?

4. Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?


Je ne possède pas de voiture et ne me déplace qu’en vélo, à pieds ou en transports en commun. Je fais attention à mes consommations d’électricité, de chauffage. Je récupère l’eau de la douche qu’on laisse couler le temps qu’elle devienne chaude pour arroser les plantes. Je consomme 100% de produits bio (aliments, cosmétiques, produits d’entretien). Je n’utilise que de l’eau, du vinaigre d’alcool et du bicarbonate pour laver chez moi. De manière générale je ne consomme presque rien, avant d’acheter quelque chose je me demande toujours si j’en ai vraiment besoin. Lorsque j’ai des besoins j’essaie de les obtenir d’occasion (notamment à travers le SEL dont je suis membre).

5. Quand et comment ça t’es venu ?


De base je viens d’un milieu prédestiné puisque mon père a travaillé toute sa carrière dans les énergies renouvelables. Cependant à son époque on ne se préoccupait pas trop des déchets ou de la pollution que provoquent nos véhicules motorisés. Le directeur de la première bibliothèque où j’ai travaillé venait tous les jours à vélo et militait pour ce mode de transport. Son exemple m’a montré que c’était possible. C’est la même chose avec la famille zéro déchets que je citais précédemment. Je pense qu’on a besoin d’inspirations comme ça, de personnes qui nous démontrent par l’exemple que c’est tout à fait possible de vivre autrement. Pour le fait de consommer 100% de produits bio, j’ai rencontré des gens aux revenus très modestes qui arrivaient à le faire, ce qui m’a fait réaliser que c’était à la portée de tout le monde (à moins bien sûr d’être dans une précarité extrême) à condition de redéfinir ses priorités.

6. Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?


Principalement pour la planète. Mais ma personnalité colle parfaitement avec ce mode de vie donc je n’ai pas le sentiment de me sacrifier ou de me priver pour le bien de la planète. Et je pense qu’on se sent de toutes façons mieux lorsqu’on se sépare de toutes les choses matérielles futiles et qu’on se rapproche de la nature. Donc au final je réponds à mon bien-être aussi.

7. Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?


Ça redonne un peu d’espoir pour contrebalancer ma réponse extrêmement pessimiste à la troisième question.

8. Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?


Le végétalisme. Une fois qu’on a compris comment fonctionnait l’élevage industriel, la cohérence devrait me pousser à exclure également de mon alimentation les produits laitiers et les œufs. Ne plus toucher à un yaourt ou à une bouteille de lait ne me pose aucun problème, par contre j’adore le fromage et je n’arrive pas à m’en passer ! Même si j’en consomme peu, j’ai du mal à exclure aussi le beurre et les œufs, notamment du fait qu’ils sont utilisés dans plein de recettes et que j’adore cuisiner des gâteaux et des tartes !

9. La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?


Végétarien depuis un an et demi pour trois raisons : l’écologie, la maltraitance animale et la santé. En voyant le film documentaire Cowspiracy, j’ai découvert l’impact phénoménal de l’élevage animal (tout particulièrement bovin) sur l’environnement. On y apprend notamment que l’empreinte carbone d’un végétarien sera de toute façon plus faible que celle d’un carnivore, même si ce dernier réduisait toutes ses consommations (transports, eau, etc.) au minimum. Des amis végétariens ou les vidéos de L214 m’ont également fait prendre conscience de la barbarie organisée des abattoirs et de la souffrance qu’engendrait l’élevage industriel. Enfin, de plus en plus d’enquêtes démontrent les risques sanitaires et les méfaits sur la santé de la viande.

10. Merci d’avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire découvrir avant de partir ?


Depuis maintenant environ un an je fais ma propre lessive. La recette est toute simple : dissoudre 45 grammes de copeaux de savon de Marseille dans un litre d’eau chaude. Rajouter  quelques gouttes d’huile essentielle si on aime que le linge ait un parfum. J’achète des sacs de copeaux de savon de Marseille de 1 kilo au supermarché bio. Une fois qu’on a fait cet investissement on est tranquille pour 130 lavages ! Comme je fais à peine une lessive par semaine, je n’aurai probablement plus à me réapprovisionner avant 2019 !!!