J’ai des passions polluantes et je le vis bien #3 : le voyage !

Hello les cactus !

Après le dessin et le tatouage, 3ème et dernier article sur mes passions polluantes pour décomplexer un peu du bulbe. Aujourd’hui, j’aborde une dernière chose que j’aurais beaucoup de mal à abandonner : le voyage.

Pourquoi j’aime voyager ?

Attention, tout ce que je vais dire là est un ressenti absolument personnel et en aucun cas je veux dire que ceux qui ne voient pas la vie de cette manière sont des gros nuls ! Donc, pour moi, actuellement, la routine est dure à supporter. J’ai toujours envie de voyager, d’être ailleurs. J’ai du mal à me décider à vivre quelque part. J’ai envie de découvrir le monde, de rencontrer des gens, des paysages, qu’ils soient incroyables ou simplement différents. Je trouve ça enrichissant, pour comprendre comment vivent « les autres », affiner son regard sur une culture, un pays, en allant directement à la rencontre de ceux qui y vivent.

Pourquoi c’est polluant ?

Forcément, la plupart du temps je prends l’avion. Au 12 Aout prochain, en l’espace d’un an et 10 jours, je serai montée dans 11 avions. L’avion, c’est sûr, ça consomme ! Et il y a les repas qui vont avec, les couvertures, gobelets, écouteurs, masque de nuit et chaussettes qui vous sont offertes à l’intérieur.

Pourquoi j’assume et comment je m’arrange avec ma conscience ?

Je limite ma consommation au sein de l’avion. Pour le repas ça ne sert à rien, autant le manger car il sera jeté sinon. En revanche pour la pochette avec tous les accessoires donnés à chacun, j’amène un grand foulard (qui sert toujours en vacances), mes écouteurs, et tout ce dont j’ai besoin pour ne pas avoir à consommer du jetable au sein de l’avion.

Je me dis aussi que, certes, chacun peut être acteur à l’échelle individuelle mais faut pas pousser mémé dans l’escalier (attention, énervement !), je ne vais pas m’arrêter de voyager alors que certaines entreprises sont d’immenses pollueurs et continuent leur business sans aucun souci.

Mais là où je peux agir c’est que je ne commande plus sur internet, ou j’évite au maximum. Je favorise les circuits courts, ce qui n’encourage pas les transports de marchandises et livraisons qui traversent la planète 20 fois plus que mes petites jambes en voyage.

Voilà, je termine cette série décomplexante, qui sera peut-être reprise par la suite mais simplement pour dire que, oui, nous pouvons être acteurs à l’échelle individuelle mais on peut continuer de vivre ce qui nous passionne tout en étant conscient de ce que ça implique et en essayant de limiter les dégâts !

Capice ?

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J’ai des passions polluantes et je le vis bien #2 : Le tatouage !

Hello le cactus !

Vous vous souvenez de mon premier article sur mes passions polluante ? C’était plutôt gentillet, quelques feuilles de papier à recycler, pour une passion facilement compréhensible.

Je passe au niveau supérieur avec cette passion qui, elle, est beaucoup plus polluante, déjà, et qui peut en diviser plus d’un mais qui me fait vraiment plaisir (et qui peut virer à l’obsession même), j’ai nommé, le tatouage !

Pourquoi c’est polluant ?

Il suffit d’aller se faire tatouer ne serait-ce qu’une seule fois, même un tout petit motif, pour s’apercevoir du gâchis que ça représente : par mesure d’hygiène (absolument nécessaire, attention !!), le tatoueur doit protéger tout son matériel avec du cellophane, utiliser des aiguilles à usage unique, des gants à usages uniques, des pots d’encre à usage unique et beaucoup de sopalin. Alors ajoutez  ça l’engouement ces dernières années autour du tatouage et le nombre de tatoués qui augmente…

PAS ZD DU TOUT !

Pourquoi j’aime quand même ?

J’aime quand même pour les mêmes raisons que je dessine : j’aime l’art sous toutes ses formes, j’admire de nombreux artistes et les tatoueurs en font très largement partie. Si j’étais propriétaire d’une maison ou d’un appartement avec l’idée de rester un moment au même endroit, j’achèterais surement des sérigraphies, reproductions, posters (oui, je n’ai pas vraiment les moyens de m’acheter des tableaux…) pour les avoir sous les yeux au quotidien. Mais ce n’est pas le cas. L’idée donc de me faire tatouer est d’avoir l’oeuvre d’un artiste sur moi. De pouvoir l’observer et de le voir évoluer avec le temps. D’ailleurs, j’en ai un que je ne vois pas trop par son emplacement, j’oublie son existence donc j’ai eu besoin d’en avoir un que je puisse voir tout le temps.

Au delà de ça, parce qu’il s’agit tout de même de se faire injecter de l’encre sous la peau, j’aime l’acte, le moment du tatouage. Il y a un truc dans le fait de se faire tatouer qui m’électrise et me donne sans cesse envie d’y retourner. Comprenne qui pourra (ceux qui sont déjà passés sous les aiguilles sûrement).

Pourquoi j’assume et comment je m’arrange avec ma conscience ?

J’assume déjà parce que je suis persuadée que nous avons besoin de futile. Nous ne pouvons pas faire uniquement des choses utiles, sinon, nous pourrions manger le même plat tous les jours (pourvu qu’il soit équilibré), avoir 2 fois la même tenue et s’en contenter, ne plus faire de sport ou uniquement du footing (ce qu’il y a de plus minimaliste), ne plus écouter de musique, ne plus regarder de films… j’exagère volontairement mais le tatouage ne sert ni plus ni moins que d’aimer cuisiner ou lire.

Et si j’essaie au quotidien de générer le moins de déchets possibles, forcément, ceux produits par le tatouage me titillent, mais disons que je m’arrange avec ma conscience par quelques subterfuges.

Déjà, je ne me fais pas tatouer tous les deux jours. Je l’ai fait il y a 8 ans puis 3 fois ces deux dernières années. J’aimerais bien y retourner 2 fois d’ici décembre. Ce n’est pas comme si je laissais volontairement ma voiture tourner 8h par jour. Mais ce n’est pas parce que c’est moins pire que c’est bien.

En revanche, j’ai constaté quelque chose d’intéressant depuis que que j’ai un tatouage visible : je consomme beaucoup moins de fringues et de cosmétiques ! Et quand je dis beaucoup moins, c’est après avoir passé presque 10 ans à changer de coupe de cheveux et de couleur de cheveux tous les mois (ni bio, ni ZD, ni mini), me maquiller tous les jours et acheter tous les mois des nouveaux cosmétiques (fonds de teint, mascaras, eye-liners, fards, blushs, vernis à ongles, rouges à lèvres…), acheter aussi des tonnes fringues parce que j’en avais « besoin »… je ressens beaucoup moins cette envie.

Je ne me maquille quasiment plus, je me contente d’un mascara que j’ai depuis presque 1 an et d’un eye-liner. J’ai toujours un faible pour les vernis à ongles mais je me soignerai quand ils seront finis (j’en ai encore une quinzaine…), en tout cas je n’en achète plus de nouveaux.

Et les fringues, quelle révolution ! Je me contente de basiques et de quelques pièces originales mais comme j’ai la sensation que mon tatouage constitue déjà quelque chose d’original, je ne me focalise plus du tout sur le fait d’avoir un « style » vestimentaire (ce qui m’obsédait auparavant).

Idem pour mes cheveux qui sont naturels depuis plus d’un an et je vais chez le coiffeur une à deux fois par an. Je ne ressens plus le besoin de changer de tête à tout va !

Je me contente beaucoup plus au naturel…

Pour conclure, certes, cette passion est polluante, mais à côté de ça, j’ai réduit plus de 10 fois les déchets que je produisais en cosmétiques/ vêtements/ colorations chimiques. Et le tatouage me paraît être un domaine bien plus noble car artistique que d’acheter des fards à paupières chez Loréol pour ne pas le nommer. Du coup, comme j’achète moins, je tente d’acheter mieux, en me tournant vers du fait maison ou des marques éthiques (pour être honnête j’en suis encore à terminer les produits qu’il me reste mais ce que je devrais racheter je le rachèterai chez des marques responsables, bio ou made in france)(sauf que comme je les utilise moins, je mets beaucoup plus de temps à les terminer, c’est pas plus mal !).

Pour aller plus loin, il y a également moyen de choisir des tatoueurs qui font attention à ce qu’ils utilisent puisqu’il existe des tatoueurs vegans ! Encres non testées sur des animaux et qui ne soient pas d’origine animale, soins vegans, tout pour alléger l’impact écologique dû au tatouage.

Et c’est le cas de ma dernière tatoueuse !

Et vous, bande de pollueurs ? Vous avez des passions honteuses ?

 

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J’ai des passions polluantes et je le vis bien #1 : le dessin !

Hello les cactus,

J’admire les gens comme Chrysostome, qu’on avait interviewé, et qui arrivent à allier parfaitement leurs convictions à leur mode de vie. Pour moi c’est plus compliqué, il y a des choses que j’ai réussi à ancrer dans mon quotidien, d’autres que je me force à tenir et certaines qui ne sont pas encore à l’ordre du jour.

Puis il y a les choses dont je ne pourrais pas me passer…

J’ai une passion : depuis toujours, j’aime dessiner, et pire, j’aime dessiner SUR PAPIER. Je vous laisse imaginer depuis que je suis petite le nombre de feuilles, feutres, crayons, carnets… utilisés juste par plaisir. Ce n’est ni zéro déchet, ni minimaliste car en plus il faut que je stocke chez moi ces dessins et le matériel qui va avec.

Mais je le vis bien.

Pourquoi ?

Pour ces 2 raisons :

1/ Le numérique ne résous pas tout.

Je dessine aussi en numérique, ce qui génère moins de déchets et prend moins de place, cependant j’y prends moins de plaisir… Et en plus, si en apparence le numérique parait zéro-déchet, il a néanmoins un fort impact écologique et humain.

Je mélange un peu tous les domaines du numérique et non pas seulement l’utilisation de ma tablette graphique mais si on possède une tablette graphique il est évident que nous avons un comportement qui impacte sur les points ci-dessus. Donc à ce stade à part dessiner dans le sable avec un bout de bois, je ne vois pas quoi faire d’autre. Ou arrêter de dessiner parce que ça ne « sert » à rien ?

2/ Tout ce qui n’est pas essentiel n’est pas forcément inutile

Je m’intéresse de près au minimalisme et une des règles pour se débarrasser du superflus et sortir de la surconsommation est de se demander si telle chose que l’on désire est essentielle, indispensable et si on ne l’a pas déjà. Très peu de choses sont essentielles pour vivre bien. Mais qu’en est-il des loisirs ? du plaisir trouvé dans une certaine forme de futilité (s’acheter une bougie, un parfum, un bijou, un poster… rien de tout ça n’est vital) ? quid de l’intérêt de l’art ?

Donc, pour résumer :
Si je veux garder cette activité mais la rendre plus responsable, je peux continuer de dessiner sur papier (de préférence du papier recyclé, que je mets, si je le jette, à recycler à nouveau) et me renseigner sur les crayons/stylos/feutres en matière recyclée également.

Et suite à toutes ces données sur le numérique, j’essaie de limiter mon temps sur internet, je débranche mes appareils et je n’abuse pas des clouds (qui saturent le stockage de données). Pour aller plus loin, il existe également des téléphones responsables avec le Fairphone.

Bon, soyons sérieux deux minutes, je ne pense pas me faire lyncher sur la place publique parce que je dessine sur du papier. Il y a quand même bien pire comme activité polluante, mais celles-là, je les garde pour l’article sur mes passions polluantes #2… !

 

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Qu’est-ce que le zéro-déchets ?

Hello les cactus gelés !

Poursuivons sur notre lancée des petites explications des thèmes abordés dans ce blog. Aujourd’hui, qu’est-ce que le zéro-déchet ?

Il nous paraît tout à fait normal d’utiliser certains objets sous leur forme jetable (mouchoirs, sopalins, bouteilles d’eau, cotons…) c’est une question pratique mais aussi une question d’hygiène, sauf que…

Sauf que depuis les décennies que nous utilisons ces objets du quotidien, ils s’accumulent, une fois jetés, dans les rues, les forêts et principalement au fond des océans. Perturbent les écosystèmes, gâchent le paysage et contribuent à la disparition d’espèces animales.

Ces objets jetables et autres emballages sont tellement ancrés dans nos habitudes et notre quotidien que nous ne nous en apercevons même plus. Le mouvement « zéro-déchet » part de cette prise de conscience pour tenter d’éliminer un maximum de déchets dans son foyer.

Il s’agit donc de supprimer les emballages, acheter en vrac, utiliser des matériaux durables et/ou facilement recyclables (ce qui donne lieu à certains débats : le verre ne serait pas plus facilement mieux recyclable que le plastique mais davantage durable et moins polluant), favoriser le recyclage (des vêtements, des objets : acheter en brocantes, sur des sites de revente).

Cette démarche s’associe souvent au minimalisme car on consomme moins pour consommer mieux et éviter au maximum de remplir sa poubelle. Le « zéro-déchet » est donc un objectif à atteindre en modifiant ses vieux réflexes.

On favorisera les lingettes/coton/sopalins lavables, les produits vendus en vrac à aller chercher avec son bocal en verre ou son sac en tissu réutilisable, on achètera des vêtements dans des vides-dressings et ses meubles en brocante !

Pour aller plus loin, on peut aussi fabriquer ses produits d’entretien ou de beauté, grâce aux recettes qu’on vous donne sur le blog et recycler ses déchets organiques grâce au compost.

Pour démarrer, regardez le nombre de poubelles que vous amenez chaque jours/ semaines/ mois à la benne. Puis, en revenant de courses, enlevez tous les emballages de vos achats et demandez-vous si ces emballage sont vraiment nécessaires, le temps de vie qu’ils auront eu par rapport au temps qu’il leur faudra pour disparaître dans la nature (50 ans pour une boîte de conserve…) et enfin, demandez-vous si l’aspect pratique de ces emballage vaut mieux que de prendre quelques nouvelles habitudes ?

On vous laisse y réfléchir, nous on a la réponse et quelques astuces à vous donner, n’hésitez pas à partager aussi les vôtres !

2017-02-25-22-05-10