Le point de vue de… Eléonore

Hello les Cactus !


Aujourd’hui c’est Eléonore qui répond à nos questions.


1/ Bonjour Eléonore qui es-tu ?

Bonjour, je m’appelle Eléonore, je suis céramiste, j’ai 35 ans, j’habite en Alsace dans le Haut-Rhin.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

A Guebwiller, la ville a mis en place un système de tri des déchets obligatoire pour tous  les habitants et qui se solde par une amende si on fait trop de déchets standards non recyclables. Ici en plus si tu ne finis pas ton assiette spontanément le restaurateur te propose un dogy-bag, je n’avais jamais osé demander avant l’Alsace.

Mais je n’ai pas attendu l’Alsace, depuis toujours j’ai du mal à jeter et je n’aime pas cela, j’aime réutiliser les matériaux par exemple pour la création artistique, j’ai toujours eu envie de réparer ce qui explique ma vocation première pour le métier de restauratrice d’objets d’art. Je donne à des associations, à des amis, famille. Je mets mes vêtements dans les boites à vêtements quand ils ne sont plus utilisables ou je m’en sers comme chiffon ou comme habits cracra pour faire de la création artistique. J’ai découvert un association à Cergy le REPAIR CAFE qui permet de réparer toute sortes de choses, des cafetières, des imprimantes, des ordis, des vélos, des montres, il y a aussi une couturière. Et sinon il y a aussi le SEL (Système d’échange Local), associaiton qui permet des échanges de service et du troc moyennant une monnaie interne à l’association, Les Fagots, des vrais billets que tu obtiens en vendant tes objets lors des Blés, et que tu peux réutiliser en demandant un service par exemple repeindre une pièce, aider pour un déménagement, demander un covoiturage, en même temps on rencontre du monde. Je réutilise aussi les papiers et enveloppes pour écrire des courriers et j’achète brocante, asso comme LA RESSOURCERIE, EMMAUS, CROIX ROUGE.

Ce qui est difficile à ne plus utiliser car il génère beaucoup de déchets facilement ce sont  les cotons, sopalins et kleneex, ça me manque, je n’en achète plus mais ça me manque, enfin j’utilise les lunettes réutilisables que tu m’as cousu Sandrine! Pour les emballages dans les commerces, je fais attention aussi, le papier toilette est la prochaine étape mais j’avoue c’est dur. Et oui ça y est j’ai ma CUP aussi! Par contre je fais amende honorable mais non je n’ai pas lu le bouquin zéro déchets, la flemme. ça me fait penser que pour les bouquins c’est pareil, je les dépose dans les BOITES À LIVRES et j’en prend aussi dans les boites à livre, je suis grande consommatrice de la médiathèque à côté de chez moi. Je les vends aussi chez GIBERT ça rapporte et en plus cela est utile à des étudiants qui n’ont pas beaucoup d’argent.

Mais je fais toujours des déchets, ce sont les papiers même sur ma boite à lettre il y a un stop pub, d’ailleurs vraiment respecter en Alsace, j’ai du mal à croire c’est la première fois que ça m’arrive, les papiers imprimés recto je les utilise en verso pour du brouillons, je me bricole des cahiers avec papiers brouillons, et les autres déchets que je n’ai pas pu éliminer non plus sont les emballages alimentaires même si j’achète le plus dans des pots en verre que je vais porter au conteneur après. Je vais aussi chercher un panier de légumes chaque semaine ce qui génère zéro emballage.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le BIO c’est indispensable et ça n’aurait jamais du être autrement, mais ce qui m’énerve c’est le bla-bla autour justement, la BIOattitude, le côté branchouillard réservé aux privilégiés, le salon Marjolaine en est un exemple criant un peu caricatural sur le style de personnes qui le fréquente et ça m’énerve, ce n’est pas ça le bio pour moi !

Ce n’est pas un mode de vie, ce n’est pas une vague. On s’est rendu compte d’ailleurs que les personnes défavorisés socialement, s’alimentent très mal, plats tout préparés, boissons sucrées, alcool…Ils grossissent ou souffrent plus de diabète, maladie cardio-vasculaire, cancer, que la moyenne… Je pense que la première éducation ne devrais pas être celle des arts et de la littérature mais celle de l’assiette, car lorsque que le microbiote va bien, le cerveau fonctionne mieux et c’est un gage alors pour une société meilleure prête à l évolution des mentalités pour que la société comprenne que maintenant il est indispensable de produire et de s’alimenter bio si l’on veut sauver l’espèce humaine. Pour que le Bio soit valable il doit être généraliser et donc le seul pouvoir du consommateur ou consommacteur et d’acheter massivement bio et local. Le bio ne peut pas être autre que local, sinon ce n’est pas du Bio, l’emprunte carbone doit être quasi nulle, si l’aliment voyage de l’autre bout de la planète impactant lourdement l’environnement sur son passage c’est un non sens. Le bio est avant tout un acte militant écologique pour moi. Dans les rayons bio et les magasin bio malheureusement nous trouvons beaucoup de produits transformés, ce qui n’est pas vraiment du bio non plus, si on se penche sur les étiquettes, ils utilisent des conservateurs, colorants, huile de palme. Je trouve que le lait végétal est un produit qui ne sert à rien, apparement il n’y aurait quasiment que de l’eau dedans d’après une enquête. Quitte à ne plus boire du lait de vache autant ne plus en boire, je bois des tisanes, de la chicorée et même du chocolat à l’eau et c’est bien plus digeste. De temps en temps je m’accorde un lait de chèvre.

Le naturel, je ne sais pas trop ce que ça recouvre, car comme dirait mes grand parents, tout ce que nous utilisons est naturel, le pétrole et le plastique sont naturel car ils viennent de la nature. Pour une planète en bonne santé le pétrole devrait rester dans le sol, le problème c’est la transformation et le prélèvement des matières premières naturelles est relâchées dans la nature sans précaution comme le plastique qui jamais n’aurait jamais dû se retrouver dans l’océan et dont les poissons n’auraient jamais du en connaître le goût, c’est absurde si on y réfléchit. Mais si je répond vraiment sur le fond, oui je n’utilise plus de produit ménager astringent, je nettoie tout au citron, bicarbonate de soude et occasionnellement avec du savon noir, pour les produits de toilette, je n’utilise plus que du savon, alep, lait d’Anesse, ou savon maison fabriqué par ma belle soeur, shampoing en magasin bio, beurre de karité pour la crème, aloé véra pour les cheveux et la peau, le produit vaisselle je n’en utilise que pour les casseroles grasses, les verres, tasses, assiettes non grasses, je les nettoie à l’eau chaude uniquement.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Au quotidien, je marche, je prends le vélo, les transports en commun mais en même temps je ne conduit pas donc c’est facile, sinon je prends des douches très courtes et c’est tout je crois, le reste je l’ai dit plus haut

J’achète local et bio, je fais vivre les commerce de ma ville, je prend un panier bio dans une association qui emploi des gens en réinsertions professionnel, RESEAU COGAGNE.

J’essaye le moins possible d’acheter internet. J’ai découvert une autre asso aussi dans ma ville, dépôt-vente de producteurs locaux, des super bon produits originaux de ma région! Du miel des montagnes alentours, du vins des vignes d’à côtés, du sirop miel et thym, trop bon!! De la farine moulue du matin même, des fromages du coin comme LE LEHWALD…

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Depuis toujours en fait, mes parents m’ont sensibilisé, ils faisaient attention à l’eau, au chauffage, à l’électricité, par soucis d’économie ainsi que d’écologie, dans les années 80 la planète allait déjà mal, j’avais fait un voyage en Allemagne et je voulais aussi trier mes déchets, mais ce n’était pas possible car pour cela il faut aussi des politiques publiques, qui mettent en place un ramassage des ordures.

Mais c’était plus l’écologie, le bio ça n’existait pas en tout cas pas autour de moi à CERGY. Adolescente, fin 90 début 2000 je me suis rendue compte que la planète allait vraiment mal, avec l’augmentation des catastrophes naturelles et l’alerte régulière des scientifiques, je parlais de mon inquiétude parfois à ma famille ou à des amis et connaissances, je n’ai trouvé personne qui me croyait, tous me disaient que c’était un mythe que ça n’existait pas, que je me faisais des idées. Ensuite, il y a eu vers 2006 -2008, les documentaires de Yann Arthus Bertrand et de Nicolas Hulot, qui nous ont montré concrètement ce qui se passait en dehors de la France, il y a eu une certaine prise de conscience d’une classe d’érudit, gaucho, puis Arte a commencé ces documentaires sale temps sur la planète, le flip total! Finalement, je me suis engagée chez Greenpeace et beaucoup de ceux qui se moquaient de moi à l’époque ont compris qu’il était nécessaire de manger bio et d’agir pour la planète. Pourtant malgré la prise de conscience massive de la population, je suis pessimiste, il est trop tard, on a réagit trop tard, car la population dans sa masse n’a pas réussi à comprendre à temps le danger et pour agir l’effort aurait du être de masse depuis au moins déjà 15 ans, nous sommes sensibilisés nous les européens mais aux état unis les climatoseptiques font rage et organisent des défilés de camions qui crachent le plus possible gaz et fumée pour dire que tout ça l’écologie c’est de la connerie en un défilé ils annulent nos petits efforts quotidien d’une année entière. Et ne parlons pas des autres pays comme l’Inde ou l’Amérique du sud où des montagnes de déchets sauvages infestent le pays. Il faut absolument lire comment tout peut s’effondrer de Pablo SERVIGNE et Raphaël STEVENS, ça y est on est arrivé au pic des ressources dans un peu tout les domaines, on ne va pas avoir d’autre solution que de décroitre, quand nous ne pourrons plus extraire le pétrole, qu’il n’y aura plus d’abeilles pour nos fruits et légumes et que l’électricité se fera de plus en plus rare. C’est très sérieux, alors je me suis dit ok c’est pas grave, maintenant je profite de la vie au max tant que je bénéficie encore du confort.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

J’ai arrêté de fumer pour la santé alors j’ai commencé à lire toute sorte de livre sur l’alimentation et j’ai vu qu’une des premières choses à faire pour être mieux et qu’en plus de cela le bio et l’écologie sont en adéquation totale. Je suis allée faire du WOOFING chez un producteur de pomme bio et j’avais envie de travailler dans ce domaine…

Donc ce sont les deux bien sûr, en plus le bio est meilleur au goût.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que c’est bien et super, je ne peux pas dire le contraire, le problème c’est qu’il est déjà trop tard! Et que je trouve qu’il y a certains mouvements un peu sectaire et extrémiste.

Je suis triste et frustrée que ces mouvements ne se mettent en marche que maintenant et en colère contre tous ceux qui ne m’ont pas cru quand j’exprimais mes craintes il y a déjà 15 ou 20 ans, je regrette moi même de ne pas avoir pu prendre les devant car mon énergie était monopolisée à me battre contre de gros problèmes de santé.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcaecetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Une bonne résolution ça serait ne plus utiliser de papier toilettes, je commence un peu mais c’est dur franchement.

Mais rien de plus, le mouvement doit être collectif et planétaire pour être réellement efficace et je n’ai pas envie de me sacrifier pour d’autres qui polluent comme des porcs, genre patron du quatre quarante ou grandes multinationales, ou industrie agroalimentaire ( Monsanto, notre ami Vincent Bolloré ect.)

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

C’est la QUESTION QUI FACHE! Je suis hétéroclite, je n’aime pas la monotonie ou la monogamie et je suis contre toute forme d’idéologie, de puritanisme de la part de certains mouvements. Leurs raisonnements poussés à l’extrême ne tiennent pas, car vivre c’est polluer même si on peu limiter notre impact. Faire des efforts c’est bien mais mollo, je ne m’appèle pas Siméon le stylite qui a vécu toute sa vie en haut d’une colonne, ne se nourrissant que de pain et d’eau acheminés par une poulie, il n’a pas trop pollué lui c’est sûr!!

Tous énervement mis à part, je ne mange pas de viande au quotidien, des oeufs bio uniquement, si je suis invitée qu’on me propose de la charcuterie ou que je mange dans un bon restau qui propose de la viande rouge j’en mange, parce que c’est rare, que j’aime ça et que physiquement j’ai besoin d’un peu de protéines végétales pour avoir de l’énergie.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Pour faire les petits cahiers de brouillons, soit je prends des feuilles A4 que je plie en deux et que je couds dans leur milieu en prenant un bout de chemise cartonnée mais pas trop épaisse coloré pour la couverture. Prendre une planche en bois, un clou un marteau pour marquer les trous de la couture pour passer le fil de coton plus facilement ou alors prendre les feuilles A4 dans leur longueur, mettre quelques coups d’agrafe sur les bords longs en prenant en même temps la couverte une vieille chemise coloré entière en office de couverture, recouvrir les agrafes d’un scotch mat et ne pas hésiter et s’amuser sur la couverture, photocollage, image, dessin, graph … et voilà plus besoin d’acheter de cahier, tout en faisant du recyclage.

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Le point de vue de Patrice Savonnier de métier

Hello les Cactus !


Aujourd’hui c’est Patrice Savonnier de métier qui répond à nos questions.


1/ Bonjour Patrice, qui es-tu ?

Patrice, j’ai 49 ans, après avoir eu 1000 vie j’ai choisi de devenir savonnier.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Absolument ! Même si dans notre activité ( la savonnerie ) la loi nous impose des normes, nous essayons de limiter nos déchets au maximum les sur emballages.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Notre activité de savonnerie respecte les matières premières ( huile… ), il nous a semblé cohérent de choisir des huiles végétales bio.
Pour colorer nos savons nous n’utilisons aucuns colorants synthétiques, uniquement des argiles et du chocolat.
Ce n’est pas forcement obligatoire, mais c’est par nos choix de consommateurs que nous préparons le monde de demain et franchement autant qu’il soit bio.

Savonnerie du vexin - savon 2 (1 sur 1)

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Je coupe l’eau pour me laver les dents ? Plus sérieusement nous avons fait le choix de n’utiliser que des énergies renouvelables en nous engageant avec enercoop ( Fournisseur d’énergie renouvelable et responsable ).

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Je suis d’une génération qui n’a pas uniquement vécu hors sol, le respect de la Terre avait déjà du sens pour moi . Il suffit d’y ajouter les excès de l’industrie agro-alimentaire et voilà. Ensuite un parcours qui doit être classique intérêt pour la permaculture, pour les circuit courts et décroissance .

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Aujourd’hui avoir pris conscience des dérives du système futile et consumériste et essayer, à humble échelle, de le changer apporte en plus des biens faits direct une énorme satisfaction personnelle.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous raconter la fable du colibri mais je pense que le mouvement de fond qui se met en place peux réellement changer les choses, ce ne sera pas une révolution mais une évolution. Moins rapide mais peut être plus en profondeur.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etcaecetera que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Partir vivre à la campagne et devenir auto suffisant, mais entre la vie de famille et la création de la savonnerie ce projet reste pour l’instant dans les cartons. Après le Vexin nous offrira peut être un bon compromis.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Omni raisonné, nous avons fait le choix de consommer différemment et cela ce passe plutôt bien.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Une recette très compliquée le beurre d’aloé :

Ingredients:

50% d’aloé vera
50% de beurre de coco

Recette:

Faire fondre la coco au bain marie. Une fois fondu, Ajoutez ensuite l’aloé vera.
Émulsionner* l’ensemble.
Stocker le tout au frais, fini !

Ce produit est magique pour hydrater la peau !

Patrice Savonnier 

Savonnerie du vexin - bougie (1 sur 1)


Les liens vers la savonnerie du Vexin 

Le SITE INTERNET de la savonnerie
La BOUTIQUE EN LIGNE
La page FACEBOOK de la savonnerie

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Kate Von D, le maquillage vegan !

Hello les Cactus 

Kate Von D est une Tatoueuse qui défend la cause animal. Elle a créée sa marque de cosmétique qui a été certifiée Cruelty Free.

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J’ai découvert cette marque par le biais d’une amie. Lors d’une journée fille, elle me parle de la marque et me dit que les lipsticks tiennent super bien sur les lèvres ( je ne demande qu’à voir ça). En effet, je ne suis pas du genre à me remettre du rouge à lèvre au cours de la journée, une fois qu’il est mit, il a plutôt intérêt à faire la journée entière, à combattre le thé et mes différents repas au cours de la journée.

Arrivée la fin de la journée, mon amie me fait remarquer que son rouge à lèvre est toujours là mais surtout qu’il ne fait pas de démarcation dégoûtante. Vous savez le genre de trace où on à l’impression que tu a mis que du crayon en contour de lèvre et que l’intérieur est plutôt couleur rouge à lèvre délavé.

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Bon bah du coup, comme toute nana, l’idée fait le tour dans ma tête. Je regarde sur internet et là … quarante et une teintes de dispo, euuuh, ça se passe comment? Parce que perso, ok c’est Cruelty free mais ça ne change pas le fait que je ne sais pas choisir une teinte de rouge à lèvre …

Par flemmardise grandissante, mon chéri par dans une galerie marchande où se trouve un Sephora. Je lui demande s’il peut m’en prendre un, au final il revient avec 2 et là c’est le coup de cœur assuré. Pigmentation de fou, longue durée, super qualité et en plus Cruelty Free. Bon c’est pas français mais bon hein on peut pas tout avoir. Je n’en porté pas tous les jours, parce que justement au bout de 2 heures il n’y avait plus rien, et du coup je n’y trouvais pas d’intérêt mais depuis j’ai plusieurs couleurs et j’en suis ultra ravie !

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Ma prochaine commande pour cette marque sera sûrement le mascara et/ou le fond de teint.

Je vous invite vraiment à tester, c’est un petit investissement mais qui vaut le coup.

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Concours VEGGIE WORLD & FANTOME le Résultat !

Hello les Cactus ! 

Suite à notre concours en partenariat avec la marque de maroquinerie VEGAN Fantôme, voici enfin le grand résultat !

Vous avez été nombreux à participer.

Et le résultats est …

Le (la)  gagnant(e) du concours est : Emeline DZO 

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Félicitations à toi, tu as gagné la trousse de toilette. Nous allons te contacter pour te donner toutes les infos.

Trousse de toilette
Trousse de toilette marque FANTOME

Nous remercions chaleureusement Jennie fondatrice de la marque Fantôme de nous faire confiance.

À très vite pour de nouvelles aventures sur Bulles de Cactus !

 

[VEGGIE WORLD 14 / 15 OCTOBRE 2017] CONCOURS – avec la marque FANTOME

Hello les cactus ! 

Le 14 & 15 Octobre aura lieu le salon VEGGIE WORLD à Paris.

Veggie world Octobre 2017

À cette occasion, Bulles de Cactus organise un joli concours !

À gagner :

Une trousse de toilette offerte par la marque FANTOME.

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Comment participer ? 

Pour ça il suffit : 

– d’être abonné au blog, 

– de marquer 3 de tes amis sur le post Facebook de l’événement,

– et le partager !

VOUS AVEZ JUSQU’AU 21 OCTOBRE 2017 POUR PARTICIPER ! 

 

 Jennie participe au salon en tant qu’exposante avec sa marque FANTOME.

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Fantome qu’est-ce que c’est ?
Des accessoires & sacs à mains réalisés à partir de chambres à air de vélos ! 
Oui, vous avez bien compris, de chambres à air. Elle les récupère puis les transforme en magnifiques créations UNIQUES, car chaque chambre à air est unique !
Mais c’est aussi MADE IN FRANCE.

Et chez les Cactus on aime, car c’est Zéro-déchet & local. 

Elle sera au Veggie World, stand C14  de 10h00 à 19h00. 

 

Crédit photo : Nicolas Demare - Nidimages

 

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Jennie nous avait donné son point de vue : c’est ICI

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Crédit photo : Nicolas Demare - Nidimages

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Le point de vue de Lisa

Vegan, la lapinoute de Lisa !

Bonjour les Cactus !

Aujourd’hui c’est Lisa qui répond à nos questions.

1/ Bonjour Lisa, qui es-tu ?

Lisa, 22 ans, à Grenoble pour les études, originaire du Sud de la France (vers Avignon).

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Le zéro déchet, ça me parle, j’ai commencé la démarche il y a peu, grâce au groupe Facebook « Gestion budgétaire, entraide et minimalisme ».

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Le bio pour moi c’est important, j’essaie de m’y mettre progressivement, mais avec un micro budget c’est pas forcément évident de faire du tout bio du jour au lendemain. Le naturel, hyper important ! J’essaie de remplacer mes produits d’hygiène par des produits plus naturels (huile d’olive, huile de coco), progressivement je remplace mes produits.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Au quotidien, je fais attention à la chasse d’eau des WC, ne pas la tirer forcément à chaque fois ; je débranche les appareils électroniques dont je ne me sers pas ; je profite au maximum de la lumière naturelle jusqu’à ce que le soleil se couche ; je trie mes déchets.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

j’ai été habituée comme ça par ma mère, par soucis d’économie, donc je continue.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Pour mon bien-être j’essaie d’utiliser de plus en plus des produits naturels, d’écouter mon corps en respectant mes différents rythmes (sommeil, repas, travail). Pour la planète je ne consomme plus de produits d’origine animale, je me déplace à pied, en tramway, en covoiturage, je trie mes déchets et j’essaie de réduire ma consommation d’eau. J’ai éliminé l’essuie-tout pour des torchons et serviettes, j’ai également supprimé les cotons démaquillants jetables pour des lavables.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que la planète a besoin de ces mouvements pour pouvoir perdurer, pour moins la polluer et pour vivre mieux et plus sainement  😎

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Je souhaiterais passer aux cosmétiques vegans et cruelty free. Mais mon budget ne me le permet pas pour l’instant, j’attends d’avoir fini mes produits pour les changer progressivement.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Végétalienne. Pas encore vegan puisque j’ai toujours des vêtements / chaussures faits à partir de produits d’origine animale, et je ne peux pas m’en séparer pour l’instant car je n’ai pas les moyens de les remplacer.
Je suis VGL pour les animaux, contre la souffrance, la torture et le meurtre d’ êtres doués de sensibilité.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Démaquillant naturel : quelques gouttes d’huile d’olive, un peu d’eau sur un coton lavable, et on obtient un parfait démaquillant !

Ps: j’essaie de faire au maximum du fait maison pour la cuisine. Je n’achète jamais de surgelés ou de plats tout prêts. Et je commence à passer aux aliments en vrac !

 

 

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Le point de vue de Sève !

Bonjour les Cactus.

Aujourd’hui c’est Seve qui répond à nos questions

1/ Bonjour Sève, qui es-tu ?

Salut les petits Cactus, je m’appelle Séverine, je ne suis personne en particulier ! Je suis une sudiste de 37 ans, avec une vision de la vie assez atypique, pour le moment je suis en mode « maman imparfaite » mais l’appel du travail dans un milieu que j’aime et me motive se fait entendre.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Oui, le zéro déchet me parle vraiment, j’ai encore du mal à appliquer car j’ai un gros souci avec les changements de « façon de faire », de plus, je débute juste ma vie de « femme qui cuisine » (environ 4 ans à présent) donc j’ai pas mal de trucs de récup que je change au fur et à mesure selon mes moyens.  🙂
On va dire que je trie déjà mes déchets. Je rêve de magasins alimentaires où on pourrait « pré-trier » tous les cartons (style les cartons autour des yaourts) ça se fait jenesaisplusoù, pour rapporter vraiment l’essentiel à la maison, vu que bon, on a pas tous la chance d’avoir des épiceries « vrac » proche, ça serait déjà une bonne idée pour « centrer les déchets » dés le début quoi 😊
En exemple qui rend un peu fou mon amoureux => je garde quasi tout les bocaux en verre 😑 Limite même moi par moment je vis ça assez bizarrement, au moindre paquet de pâtes ou autres entamé HOP direct dans du verre.
Le tout est de ne pas oublier de noter ce qu’il y a dedans hein… et la c’pas gagné 😉

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ?

Alors le bio OUI.
Mais le bio local ou au moins le raisonné en connaissant l’agriculteur pour être sur que c’est pas que du blabla.
Surtout pour mon fils (2 ans et demi), nous encore par moment selon les mois et le budget on s’adapte.
Mais vu que nous ne consommons ni viande ni poissons ni laitages, bah on peut tout de même se faire assez plaisir sur tout le reste et faire vivre les « gens du coin » qui galèrent à fournir de supers produits, on est assez gâtés dans notre région !
Sinon le naturel re oui !!
Dans tout, j’ai nettement recentré mon style de vie. L’exemple le plus fort c’est d’avoir, il y a 2 ans décidé de stopper toutes colorations et d’assumer ma crinière grise/blanche tout en gardant mon coté décalé et pas très sage.

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

Au quotidien ? Je me lave 2 fois par mois !!
Non, bon ok, je limite tout de même les douches au plus rapide, étant hydrophobe, j’ai un rituel pour ça, et je fais au plus vite (12 min lavage de tifs inclus !!) ?
je trie mes déchets, je privilégie les circuits courts et le local/saison.
Je n’utilise que des produits au max naturels, surtout pour l’entretien de la maison etc..

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

Pour être honnête, j’ai totalement changé de façon de vivre en devenant végane.
Ou c’est en changeant que je le suis devenue va savoir…
Cela est-il que depuis 4 ans, ma vie a énormément bougée, mes priorités aussi et que je me rends compte que des gens proches me trouvent franchement plus supportable 🙂
Du coup j’me dis que ça doit être pas trop mal ce qu’il m’arrive!!

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ?

Les 2.
Mon bien-être passe par le fait de savoir que je fais au mieux pour laisser un monde un peu moins pourri à mes enfants.
Après dans les faits, je vis mieux. Donc si j’arrive à m’faire plaisir ET à faire du bien en général que dire à part YOUPI.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Je pense que c’est bien.
Toute personne qui en arrive à se dire  » OH ! si j’arrête d’être un gros con d’humain égocentrique et que je pensais un peu sur le long terme, peut-être que ça me ferait pas si mal au cul et qu’en plus je ferais un truc bien! » je ne pense pas qu’on puisse en être malheureux 🙂
Perso, je suis terriblement feignasse, « partisane du moindre effort » mon surnom pendant des années. alors si j’arrive à éliminer des facilités offertes par notre sainte modernité pro-assistés du quotidien c’est que c’est largement jouable pour tous.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Vivre dans ces petits maisons autonomes tu vois ?
Avec juste les pièces utiles, des trucs solaires, toilettes sèches, récup des eaux sale etc..
un peu de terre pour faire pousser 4/5 trucs comme on le fait déjà ds notre maison de lotissement quoi.
La chose qui freine ? Bah… la trouver ! 😑
Je ne veux pas pour autant aller vivre en communauté dans le Larzac donc concilier « vie minimaliste » et « pas trop loin du monde quand même » c’est pas évident… Mais on va y arriver.

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ?

Végane.
Depuis 4 ans… Changement radical (en une petite aprem quoi 😊 ) pour toute la famille.
Juste ma fille est restée omni en extérieur, et d’elle-même elle m’a annoncé son végétarisme il y a moins d’un an maintenant, à 17 ans elle suit son chemin tranquille.
Pour moi, j’ai gardé d’avant une paire de chaussures et la montre que m’a offert mon père (décédé depuis) le reste j’ai tout donné, et je renouvelle petit à petit, ce qui tombe bien car je tente (durdur) de minimiser AUSSI ma garde robe…
Pour ne pas être dans le cliché de « la végane relou » j’ai même créé un profil facebook spécial ou je partage quasi que des choses touchant au végétarisme, je garde tout de même un certain « ton » humour noir et trashouille qui passe ou pas, mais je hais l’image « lisse et soporifique » du VG en général, (je suis RAVIE d’ailleurs que de plus en plus de blogueurs décalés et hyper drôles débarquent pour rebooster cette fichu image ancrée à mort chez les gens). Et du coup mes ami(e)s ont pu me « conserver » OU PAS dans leur petit monde virtuel.

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis, allez, on t’accepte quand même dans la famille cactus ! Un diy facile à nous faire partager avant de partir ?

Pour le DIY arf, je suis pas très douée moi 😀
J’peux vous filer le lien de mon album de plats végans (ici !) adapté aux catastrophes culinaires de mon style 🙂
Et un petit article que j’ai pondu pour le mag d’une amie (ici !), une histoire de cookies tout ça tout ça !!

 

 

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J’ai des passions polluantes et je le vis bien #2 : Le tatouage !

Hello le cactus !

Vous vous souvenez de mon premier article sur mes passions polluante ? C’était plutôt gentillet, quelques feuilles de papier à recycler, pour une passion facilement compréhensible.

Je passe au niveau supérieur avec cette passion qui, elle, est beaucoup plus polluante, déjà, et qui peut en diviser plus d’un mais qui me fait vraiment plaisir (et qui peut virer à l’obsession même), j’ai nommé, le tatouage !

Pourquoi c’est polluant ?

Il suffit d’aller se faire tatouer ne serait-ce qu’une seule fois, même un tout petit motif, pour s’apercevoir du gâchis que ça représente : par mesure d’hygiène (absolument nécessaire, attention !!), le tatoueur doit protéger tout son matériel avec du cellophane, utiliser des aiguilles à usage unique, des gants à usages uniques, des pots d’encre à usage unique et beaucoup de sopalin. Alors ajoutez  ça l’engouement ces dernières années autour du tatouage et le nombre de tatoués qui augmente…

PAS ZD DU TOUT !

Pourquoi j’aime quand même ?

J’aime quand même pour les mêmes raisons que je dessine : j’aime l’art sous toutes ses formes, j’admire de nombreux artistes et les tatoueurs en font très largement partie. Si j’étais propriétaire d’une maison ou d’un appartement avec l’idée de rester un moment au même endroit, j’achèterais surement des sérigraphies, reproductions, posters (oui, je n’ai pas vraiment les moyens de m’acheter des tableaux…) pour les avoir sous les yeux au quotidien. Mais ce n’est pas le cas. L’idée donc de me faire tatouer est d’avoir l’oeuvre d’un artiste sur moi. De pouvoir l’observer et de le voir évoluer avec le temps. D’ailleurs, j’en ai un que je ne vois pas trop par son emplacement, j’oublie son existence donc j’ai eu besoin d’en avoir un que je puisse voir tout le temps.

Au delà de ça, parce qu’il s’agit tout de même de se faire injecter de l’encre sous la peau, j’aime l’acte, le moment du tatouage. Il y a un truc dans le fait de se faire tatouer qui m’électrise et me donne sans cesse envie d’y retourner. Comprenne qui pourra (ceux qui sont déjà passés sous les aiguilles sûrement).

Pourquoi j’assume et comment je m’arrange avec ma conscience ?

J’assume déjà parce que je suis persuadée que nous avons besoin de futile. Nous ne pouvons pas faire uniquement des choses utiles, sinon, nous pourrions manger le même plat tous les jours (pourvu qu’il soit équilibré), avoir 2 fois la même tenue et s’en contenter, ne plus faire de sport ou uniquement du footing (ce qu’il y a de plus minimaliste), ne plus écouter de musique, ne plus regarder de films… j’exagère volontairement mais le tatouage ne sert ni plus ni moins que d’aimer cuisiner ou lire.

Et si j’essaie au quotidien de générer le moins de déchets possibles, forcément, ceux produits par le tatouage me titillent, mais disons que je m’arrange avec ma conscience par quelques subterfuges.

Déjà, je ne me fais pas tatouer tous les deux jours. Je l’ai fait il y a 8 ans puis 3 fois ces deux dernières années. J’aimerais bien y retourner 2 fois d’ici décembre. Ce n’est pas comme si je laissais volontairement ma voiture tourner 8h par jour. Mais ce n’est pas parce que c’est moins pire que c’est bien.

En revanche, j’ai constaté quelque chose d’intéressant depuis que que j’ai un tatouage visible : je consomme beaucoup moins de fringues et de cosmétiques ! Et quand je dis beaucoup moins, c’est après avoir passé presque 10 ans à changer de coupe de cheveux et de couleur de cheveux tous les mois (ni bio, ni ZD, ni mini), me maquiller tous les jours et acheter tous les mois des nouveaux cosmétiques (fonds de teint, mascaras, eye-liners, fards, blushs, vernis à ongles, rouges à lèvres…), acheter aussi des tonnes fringues parce que j’en avais « besoin »… je ressens beaucoup moins cette envie.

Je ne me maquille quasiment plus, je me contente d’un mascara que j’ai depuis presque 1 an et d’un eye-liner. J’ai toujours un faible pour les vernis à ongles mais je me soignerai quand ils seront finis (j’en ai encore une quinzaine…), en tout cas je n’en achète plus de nouveaux.

Et les fringues, quelle révolution ! Je me contente de basiques et de quelques pièces originales mais comme j’ai la sensation que mon tatouage constitue déjà quelque chose d’original, je ne me focalise plus du tout sur le fait d’avoir un « style » vestimentaire (ce qui m’obsédait auparavant).

Idem pour mes cheveux qui sont naturels depuis plus d’un an et je vais chez le coiffeur une à deux fois par an. Je ne ressens plus le besoin de changer de tête à tout va !

Je me contente beaucoup plus au naturel…

Pour conclure, certes, cette passion est polluante, mais à côté de ça, j’ai réduit plus de 10 fois les déchets que je produisais en cosmétiques/ vêtements/ colorations chimiques. Et le tatouage me paraît être un domaine bien plus noble car artistique que d’acheter des fards à paupières chez Loréol pour ne pas le nommer. Du coup, comme j’achète moins, je tente d’acheter mieux, en me tournant vers du fait maison ou des marques éthiques (pour être honnête j’en suis encore à terminer les produits qu’il me reste mais ce que je devrais racheter je le rachèterai chez des marques responsables, bio ou made in france)(sauf que comme je les utilise moins, je mets beaucoup plus de temps à les terminer, c’est pas plus mal !).

Pour aller plus loin, il y a également moyen de choisir des tatoueurs qui font attention à ce qu’ils utilisent puisqu’il existe des tatoueurs vegans ! Encres non testées sur des animaux et qui ne soient pas d’origine animale, soins vegans, tout pour alléger l’impact écologique dû au tatouage.

Et c’est le cas de ma dernière tatoueuse !

Et vous, bande de pollueurs ? Vous avez des passions honteuses ?

 

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Le point de vue de… Jennie

 

Jennie photo (1 sur 1)
crédit photo : Nicolas Demarre – Nidimages 
www.nidimages.com

Bonjour les Cactus !


Aujourd’hui c’est Jennie qui répond à nos questions


1/ Bonjour Jennie, qui es-tu ?

Mon nom est Jennie Burke, j’ai 30 ans et actuellement je vis en région parisienne et en région bordelaise.
Je suis styliste-multicasquettes pour FANTOME, marque créée en famille par mes parents, mon frère et moi. Je suis aussi batteuse-chanteuse-multicasquettes dans le groupe de rock Klink Clock, duo dans lequel je joue avec mon double.

2/ Le zéro-déchet, ça te parle ?

Pas qu’un peu !
FANTOME est une marque de maroquinerie alternative dont la matière première est la chambre à air de vélo recyclée, ou plus précisément : surcyclée.
Nous récupérons la chambre à air de vélo auprès des réparateurs de vélos du Sud-Ouest, notre atelier étant un peu au Sud de Bordeaux.
Nous sommes fiers de produire localement. Le recyclage de ce matériau nous permet de réduire considérablement notre part d’émission carbone puisqu’il n’y a presque pas de matière première à produire.
Pour ce qui est du Zéro déchet, nous n’y sommes pas encore totalement. Même si nous n’utilisons absolument aucune colle, nous utilisons du fil, de la sangle, des rivets… Eux ne sont pas recyclés mais neufs. Nous travaillons cependant avec des entreprises les plus proches de notre atelier.
Pour ce qui est de la musique et du zéro déchet, c’est peut être moins évident, mais nous essayons de nous déplacer tout le temps avec nos propres verres, assiettes et couverts au cas où il serait proposé de la vaisselle jetable lors des repas dans les lieux qui nous accueillent. Nous prenons très souvent des co-voitureurs pour utiliser les places parfois vide dans notre van et essayons de faire la pause café dans un café et non autour d’un automate.
Et dans la vie de tous les jours… C’est un défi que j’essaie de relever au mieux du possible !
– acheter si possible frais, en vrac ou dans des bocaux en verre
– consommer moins de vêtement mais de  meilleure qualité
– donner ou revendre ce dont on ne se sert plus
– douches de 5 minutes
– recharger son smartphone la journée en deux heures plutôt que de le laisser charger toute la nuit
Etc.

3/ Le Bio, c’est du blabla ou un critère imparable ? Et le naturel, à fond ou à reculons ? 

Carrément pas du blabla. Je regrette tellement qu’il y ai un choix à faire. Tout devrait être bio, simplement.
Pourquoi reculer devant le naturel ?
Nous sommes sûrement la seule espèce vivante sur Terre qui détruit son environnement de manière « durable » et on se pose encore la question si le bio ne serait pas mieux ?

4/ Que fais-tu pour l’environnement au quotidien ?

J’essaie de faire toutes mes courses à vélo avec ma petite remorque et j’essaie de me déplacer le plus possible en transports en commun. (J’adore le train, alors ce n’est pas difficile 😉 )
Régime alimentaire : végétarien.
Privilégier les douches aux bains. (Pas difficile, je n’aime pas prendre de bains :D)
Exit la télé, micro ondes, le sèche linge.
Je fais au maximum mes propres cosmétiques.
Je composte.

5/ Quand et comment ça t’es venu ?

J’ai toujours trouvé les animaux cro-cro-cro-mignons. C’est peut être bête, mais je crois que c’est en les observant que je j’ai appris à respecter le vivant dans toute sa diversité.

6/ Tu le fais pour ton bien-être ou pour la planète ? 

Hahaha, The Question !
Crois-moi ou non, mais je l’ai à nouveau fait car les animaux sont cro-cro-cro-mignons… Je me suis mise à les respecter et donc à respecter le vivant.

7/ Que penses-tu de ces mouvements qui se mettent en place petit à petit (effets de mode du bio, du retour au naturel, diminution des déchets, minimalisme, etc.) ?

Plus on est de fous plus on rit !
Plus on est à communiquer autour de ces mouvements, plus il y aura d’acteurs de ce mouvement. Hâte de voir où nous en serons dans dix ans. On s’est même rendu compte que l’écologie était plus présente dans les débats entre candidats à la présidentielle.
Youpi.

8/ Une bonne résolution écolo-bio-etc. que tu souhaites prendre mais que tu repousses ? Qu’est ce qui est si difficile dans ce changement à faire ?

Trouver une solution pour la litière de mes matous… Ils sont habitués depuis longtemps à ce « confort »… qui génère beaucoup de déchets. Il faut que je me penche activement sur la question mais sans les perturber…
Trouver une solution pour mes toilettes aussi… C’est une aberration de faire ses besoins dans de l’eau potable, non ? Soit trouver un système de recup d’eau, soit un système de toilettes sèches… Affaire à suivre !

9/ La question qui fâche : vegan, végé, omni (ou autres) ? Et pourquoi ? 

Cette question ne fâche pas du tout… Il suffit de venir au salon Veggie World pour faire l’expérience de la tolérance. On essaie tous de faire des efforts pour un monde meilleur, on ne va pas se bagarrer !
Je suis végétarienne (pas de viande pas de poisson) depuis plus de 10 ans. Je n’ai jamais été complètement vegane.
Je n’achète plus de vêtements et accessoires en cuir, soie ou laine depuis presque aussi longtemps (sauf mon blouson de moto).
Je suis en train de revenir sur cette position car les alternatives au « textile d’origine animale » sont souvent synthétiques et donc pas respectueuses de l’environnement…
Je cherche des fabricants les plus éthiques possible… Bienvenue dans le calvaire de « qui dit vrai »… Si vous connaissez des marques à l’info vérifiée, je suis preneuse !

10/ Merci de nous avoir partagé ton avis de petit cactus, un diy facile à nous faire partager avant de partir ? 

Je partage une idée top qu’à partagé Romy Seube sur son blog :
– nourrir le cuir de vos chaussures à l’aide d’une peau de banane !
Même si je n’en ai pas l’utilité, j’ai trouvé ça trop cool.
Merci de m’avoir accordé cette interview et merci à vous les petits cactus !
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